<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499</id><updated>2011-07-07T19:36:32.643-04:00</updated><category term='Noir'/><category term='Quand le passé me rattrape'/><category term='Chroniques dans le pot de fleurs'/><category term='Sur la frontière du réel'/><category term='Digressions'/><category term='Spectacles'/><category term='digression'/><category term='Vie en communauté'/><category term='Galerie de portraits'/><category term='Pour consoler'/><category term='Maudite angoisse'/><category term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Tous les chemins mènent ailleurs</title><subtitle type='html'>Digressions et commentaires en tout genre</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>469</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2730588895705367526</id><published>2009-05-19T12:34:00.001-04:00</published><updated>2010-02-27T11:02:45.731-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Galerie de portraits'/><title type='text'>Ma petite fille aux allumettes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’est une jeune femme difficile à conquérir. Une jeune femme fidèle à ses idées, ses amis, sa famille et ses valeurs. Alors, forcément, n’entre pas qui veut dans son cercle proximal. C’est une jeune femme au sourire coquin qui hausse les épaules d’une bien drôle de manière lorsqu’elle est contente d’une blague qu’elle vous fait. Ça donne envie de lui en faire une toute suite après pour revoir ce petit geste, plein de candeur et de joie de vivre. Comme je suis têtue, je crois que j’ai réussi à me tailler un sentier vers son amitié à force de rires, de discussions animées sur tout et rien, mais surtout sur le besoin de laisser les mots tomber sur le papier.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je l’avais rencontrée avant de la voir. Lorsque j’errais dans le pays des Zombies, je ne lisais plus grand-chose d’autre que des romans d’amour savonneux, au contenu prévisible et à la plume facile. Mais il m’est arrivé de tomber, de-ci de-là, sur des textes qui détonnaient de ce contexte. Des textes qui m’ont fait le plus grand bien. Puis, j’ai rencontré quelques personnes qui m’ont introduite à la blogosphère, à une écriture précise et souvent très belle, et je me suis remise à lire. À lire autre chose que des romans mal foutus qui me servaient de somnifères. Je me suis tranquillement guérie en chérissant les textes que j’avais croisés et qui m’avaient permis de revenir de si loin. Ses textes furent la toute première petite flamme qu’elle m’a tendue, sans le savoir, évidemment.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je lui ai rapidement dit que je l’admirais pour ce qu’elle m’avait fait lire, des années plus tôt, tout en lui avouant que j’écrivais aussi, ici et ailleurs. C’est une femme difficile à conquérir qui garde pour elle beaucoup, mais qui est curieuse des autres. Tranquillement, elle s’est mise à me poser des questions en écoutant chacune de mes réponses avec beaucoup d’attention et de concentration : je sais que tout ce que je lui ai dit est ancré dans sa perception de moi. Et de temps en temps, un pétale s’est ouvert d’elle vers moi. Tout doucement, sans faire de bruit. Je me suis donc mise à collectionner ces éclosions comme des matins de printemps qui s’éveillent au soleil ; je les reconnaissais comme précieux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Puis, je lui ai présenté certains de mes textes avec beaucoup de gêne. Même si je sais que j’ai une facilité certaine à écrire, elle était pour moi, un peu plus grande que nature. Heureuse femme que je suis; elle a aimé. Et m’encourage depuis ce temps à concrétiser certains projets pris dans la poussière de mes ornières paresseuses, de mes petites et grandes peurs. C’était la deuxième petite flamme qu’elle me tendait, mais cette-fois, elle le savait.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Souvent, quand je pense à elle, je la vois un peu comme la petite fille du conte d’Andersen qui est capable de faire jaillir des rêves à partir d’une étincelle fugace. Des rêves qui m’auront permis de revenir de loin, deux fois plutôt qu’une, et de croire que tout était encore possible, dans quelque domaine que ce soit.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2730588895705367526?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2730588895705367526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2730588895705367526' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2730588895705367526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2730588895705367526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/05/ma-petite-fille-aux-allumettes.html' title='Ma petite fille aux allumettes'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2834927738287325407</id><published>2009-05-11T19:11:00.000-04:00</published><updated>2009-05-11T19:12:46.081-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Une journée à effacer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ce matin je me suis fait réveiller par un party d’oiseaux dans la cours. Il faut les comprendre, ayant passé tout l’hiver dans le Sud, ils ont mille potins à s’échanger. Alors, forcément, ça piaille à qui mieux mieux à cinq heure du matin, de préférence. Quand on se lève une heure plus tard, ça coupe l’élan du sommeil, mettons. C’est bien tout ça, les histoires de volatils, mais ça part une journée sur une certaine rogne. Qui n’allait pas s’améliorer dans le transport en commun ; la saison de la construction ayant repris ses droits sur nos routes, les ponts sont des zones troubles de ralentissement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je suis une femme positive. Alors, j’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur et je me suis lancée dans le travail comme si de rien était, un sourire accroché au visage. J’ai eu le droit au lot d’accrochages qui définissent, généralement le type d’emploi que j’occupe, mais aujourd’hui, l’irritation et la fatigue s’additionnaient aux propos échangés. A Ce qui fait qu’à l’heure du repas, j’étais épuisée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il était tard, j’avais faim et je suis allée me chercher un hot-dog à côté du magasin. Là, dans la file, un homme ayant l’âge de mon père me demande : « si il allait aimer cela. » Je le regarde perplexe, avant qu’il ne pointe mon ventre rebondi. Quand est-ce que les gens vont comprendre que ce n’est pas la meilleure question à poser à une femme qui a le ventre rond? La toute première fois qu’on m’a posé cette question, j’avais vingt ans et je devais peser 116 livres. J’étais mince. J’ai trouvé ça à la fois drôle et un peu insultant. Mais j’ai pris le parti d’en rire. Et ça c’est reproduit plusieurs fois depuis. J’ai dit à l’homme que j’étais juste grosse et pas enceinte. Évidemment, il s’est mis à patiner à toute vitesse. ET IL A CONTINUÉ À ME PARLER! T’a yeule! Ça, je ne l’ai pas dit, sauf que l’envie ne manquait pas. Finalement je me suis assise à une table de la cuisinette de l’entreprise et je me suis effondrée en larmes en racontant à une amie cette dernière anecdote. Devant tout plein d’employés, évidemment. Super!&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai raccroché mon sourire et ma verve et j’ai terminé ma journée. Le retour à la maison fut aussi semé d’embûches, entre la construction qui n’avait pas fini de me ralentir pour la journée et un ralentissement du métro sur la ligne orange, j’étais noyée dans une foule aussi compacte que stressée. À quelque part sur la ligne verte, une vieille femme m’offre son siège en insistant sur le « vous êtes certaine que vous ne voulez pas vous asseoir? » Heille, deux fois dans la même journée, c’est deux fois de trop. Ok, je sais que je suis trop ronde à la fois pour ma santé et pour les standards actuels, mais joual vert, pourquoi est-ce qu’on s’obstine à me le dire? Je n’ai pas envie de vivre ma vie au régime. C’est un choix, sans doute très peu éclairé, mais c’est mon choix quand même. Tout ce que je demande c’est qu’on arrête de me le remettre sous le nez. Surtout quand autour de moi, il y un paquet de monde qui doit prendre deux sièges dans le transport en commun : ce qui est loin d’être mon cas.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Par contre, comme je l’ai dit plus haut, je suis une personne généralement positive. Alors en marchant jusqu’à la maison je me suis dit que c’était sans doute normal que je n’ai pas d’amoureux depuis dix ans. En effet, si tous les gars que je croise me pensent enceinte, je ne dois pas avoir l’air très, très disponible. Non? &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2834927738287325407?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2834927738287325407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2834927738287325407' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2834927738287325407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2834927738287325407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/05/une-journee-effacer.html' title='Une journée à effacer'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6557111243119139154</id><published>2009-05-11T06:38:00.000-04:00</published><updated>2009-05-11T06:39:40.346-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Le jour où j'ai eu l'air raciste</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un des rares avantages à travailler les matins de fin de semaine, c’est que le transport en commun est presque désert. Les quais sont agréablement parsemés de quidams qui comme moi doivent se rendre à destination. Lorsque le métro arrive, il y a de la place pour s’asseoir et la faune matinale hésite entre une nuit trop longue qui n’est pas encore tout à fait finie et un début de journée qui a sonné trop tôt. Moi, j’en profite pleinement. Je savoure ces deux matins par semaines qui ne se déroulement pas dans la cohue urgente des tempos montréalais. Et je ne peux pas compter sur les fins de journée pour avoir le droit à la même intimité ni au même espace parce que mon retour à la maison coïncide avec la fermeture des centres d’achat.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un certain samedi matin, j’étais chargée comme un baudet ; certaines activités prévues pour la soirée demandaient une préparation encombrante. Dans l’aire d’attente, nous étions environs dix ou douze personnes. Lorsque l’autobus s’est avancé, il s’agissait d’un de ces géants en accordéons qui peuvent loger environ quatre-vingt-dix personnes et en asseoir autour de soixante-cinq (selon mes calculs absolument pas scientifiques). J’étais la première à la porte de l’autobus et j’avais donc l’embarras du choix des places. J’en choisi donc une, double. Une place pour mes sacs et l’autre pour moi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Grand mal m’en fit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ça ne faisait pas dix secondes que j’avais mis le nez dans mon livre, qu’une femme noire s’est pointée devant moi, en marmonnant quelque chose de relativement incompréhensible en pointant mes sacs du doigt. Je l’ai regardée, ébahie, sans réagir, la tête encore prise dans le sommeil abruptement interrompu il n’y avait pas si longtemps. La dame n’était pas contente. Visiblement. J’avais pris SA place. Voyant que je ne collaborais pas, elle a sèchement pris mes sacs pour me les poser sur les genoux et a posé tout son poids juste à côté de moi. Conséquemment, j’étais coincée entre elle et la fenêtre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’avais envie de lui dire : « Madame, l’autobus est pratiquement vide! Pourquoi, dans le monde, cherchez-vous tant à être coincée à deux sur un banc quand il y en a au moins vingt (tout aussi doubles) qui sont inoccupés? » Je me suis évidemment abstenue faire un tel commentaire. J’ai plutôt changé de place. J’ai pris le banc juste derrière elle, en installant, une fois de plus les sacs à mes côtés. Subissant les cahots conséquents au départ de l’autobus du quai. Durant tout le trajet, la dame se retournait vers moi avec l’air de croire que c’était par dégoût d’elle que je m’étais poussée. Ben, c’était un peu le cas, mais sans regard à la couleur de sa peau. C’était davantage mon petit côté sauvageonne qui avait besoin de l’espace qu’il pouvait prendre. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Depuis, à toutes les semaines, je la laisse monter dans l’autobus avant moi et elle semble vraiment certaine que j’ai une dent contre elle, très personnellement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6557111243119139154?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6557111243119139154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6557111243119139154' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6557111243119139154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6557111243119139154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/05/le-jour-ou-jai-eu-lair-raciste.html' title='Le jour où j&apos;ai eu l&apos;air raciste'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7513048269499534473</id><published>2009-05-05T09:59:00.001-04:00</published><updated>2009-05-05T10:00:55.395-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>Où le rêve se rive à la réalité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Cher toi-même,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, il n'est pas dit, que tu ne reviendras jamais établir tes pénates dans ta seconde ville d'adoption, comme tu dis. Je ne dis surtout pas que ce sera demain ou bientôt, mais il ne faudrait pas assumer que c'est jamais. Je sais que tu rêves d'Europe depuis longtemps, ce rêve d'arrimer ta vie, à toi, avec celle d'une famille assez récemment immigrée ici, au Québec. M'enfin, tu ne pourras affirmer qu'avec le temps que ta vie est dans ces vieux pays aussi romantiques que toi. Tu parles de Montréal comme d'un passé révolu, sur lequel tu aurais biffé une étape nécessaire, mais totalement terminée. Je crois, moi, qu'il faudra que ton réseau social européen soit au moins aussi développé que celui que tu as tissé ici, avant qu'on se dise que le reste de ta vie sera là-bas. Et ne te fais pas le coup de rester là par orgueil où pour t'en tenir à des aspirations de tes années passées. Ce serait con. Tu vaux mieux que cela. Peut-être aussi que ton objectif est davantage de retourner t'installer dans la ville où tu es né, mais là aussi on verra ce que l'existence mettra sous tes pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse de voir que le petit effort que je fais de te donner des nouvelles, de te changer les idées avec mes histoires et mes anecdotes te fais du bien. C'est l'objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchis depuis une heure à l'idée que tes parents t'ont soumise&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de mettre des filtres et je me demande si je suis d'accord. Oui, en partie, non d'autre part. Je m'explique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, parce que je pense que tu aurais avantage à te préserver un peu au début des rencontres que tu fais. Parce qu'à t'ouvrir ainsi jusqu'à la transparence devant tout un chacun, ça te met en danger, c'est clair. Surtout que dans notre monde, le privé a parfois de drôles de visages. La sensibilité, l'émotivité sont des sujets tabous. Montrer sa vulnérabilité choque davantage que de parler crument de ses expériences sexuelles. Donc tu déranges parce que tu dis ces choses qui sont tues. Tu dis que tu aimes jusqu'au bout des ongles, que tu veux aimer complètement et être aimé de retour. Tu dis que ça fait mal et que ça ne s'arrête pas simplement en disant « stop ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, parce que si tu ériges des filtres trop opaques, ils finiront par devenir des barrières. J'ai peur que tu t'y perdes un peu. Comme je m'y suis perdue personnellement en essayant de rencontrer des objectifs sociaux qui ne me ressemblaient pas. Mais peut-être devras-tu apprendre à doser ces ouvertures sur toi-même. Pas parce que la mesquinerie du monde autour de toi pourrait t'atteindre, ça tu n'y échapperas pas, malheureusement. Mais bien parce que les gens fuient cette humanité que tu portes comme une oriflamme. Il se pourrait aussi que la solution soit d'élaguer rapidement les relations, en tassant immédiatement de ton entourage, ceux qui ne sont pas capables de vivre avec ta réalité, sensible et vraie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bises,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mathie xxx&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7513048269499534473?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7513048269499534473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7513048269499534473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7513048269499534473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7513048269499534473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/05/ou-le-reve-se-rive-la-realite.html' title='Où le rêve se rive à la réalité'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7436496057284810160</id><published>2009-05-01T07:11:00.002-04:00</published><updated>2009-05-01T07:19:09.008-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>Chercher le point d'équilibre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je t’avais dit que je t’écrirais à tous les jours. Que vaudrait ma parole si je me délestais de cet engagement la première journée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, j’ai peu de mots à t’offrir. Seulement mon amitié indéfectible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n’es pas aussi con et ridicule que tu le crois. Peut-être pas aussi fort non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois en ta capacité d’amour. Je crois que tu seras capable d’aimer adéquatement, un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas facile d’atteindre l’équilibre. Pour moi, ça ne l’a jamais été, en tout cas. C’est peut-être en partie pour cette raison que je suis encore toute seule après dix ans. Je crois que je suis désormais une personne équilibrée, mais je ne le sais pas. Pas vraiment. Puisque je n’ai jamais eu de relation amoureuse depuis que je me suis guérie de ma propre dépression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis-je guérie? Je l’ignore. Il m’arrive encore de retomber dans des patterns qui ressemblent un peu trop aux grands dérapages de mon passé pour que ce soit sain pour moi. Mais au lieu d’y plonger jusqu’à en perdre haleine, je vois que je tombe. Je vois que je tombe et ça ne dure plus si longtemps. Quelques jours, quelques heures même parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, tu n’es pas là. Tu es dans les détales des questionnements qui se jugent en eux-mêmes. Qui te jugent surtout. Et oui, tu es aussi jugé par des gens que tu croyais tes amis et qui ne comprennent pas pourquoi une personne comme toi, en arrive à dire ou à faire certaines choses. Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne connaissent pas ce pays à l’orée duquel tu vagabondes depuis des mois. Un pays dans lequel les excès côtoient l’immobilisme le plus complet. Un pays où il ne fait pas très souvent bon vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas envie de te dire que tu es plus fort cela. Ce serait foutaise que d’essayer de prétendre une telle chose. Mais tu n’es pas plus faible non plus. Tu es juste toi. Dans toute ton intensité, dans toutes tes contradictions. Tu es un homme qui vit. Ce qui n’est pas l’alpage le plus fréquenté par nos contemporains. Tu vis jusqu’au bout les victoires comme les défaites. Et ça implique que certaines personnes te laissent tomber en cours de route parce qu’elles choisissent de ne pas se donner autant, dans quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce que tu feras de toi-même dans les prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je sais que tu finiras par trouver le point d’équilibre de ton existence et qu’un jour tu cesseras d’osciller entre trop et trop peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peut-être même qu’un jour tu regarderas l’homme que tu es aujourd’hui avec autant de tendresse que moi, je mets à te regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton amie qui t’aime fort,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mathie xxx&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7436496057284810160?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7436496057284810160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7436496057284810160' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7436496057284810160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7436496057284810160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/05/chercher-le-point-dequilibre.html' title='Chercher le point d&apos;équilibre'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-984282604926487145</id><published>2009-04-29T14:59:00.001-04:00</published><updated>2009-04-29T15:01:44.732-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Premier envol</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai les amitiés éparpillées sur le Globe, depuis longtemps. Certaines d’entre elles, peut-être, survivront mieux à l’éloignement que d’autres. Mais ce n’est pas le propos aujourd’hui. La facilité des communications actuellement donne l’impression que rien n’est plus si loin qu’autrefois, et pourtant…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un de mes amis est parti étudier dans un pays où l’hiver n’est pas vraiment un hiver. En tout cas, pour quelqu’un qui est né ici. De l’autre côté d’un océan. Il a quitté le Québec avec une peine en bandoulière. Partir pour le bout du monde dans cet état d’esprit n’est pas facile, pour personne. Surtout quand la personne qui nous fait saigner le cœur vit justement dans ce bout du monde. Alors, forcément, on ne décroche pas autant qu’on le devrait. Et quelquefois même, on fait un fou de soi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Alors, on se sent seul et isolé. Alors on a l’impression d’avoir pris toutes les mauvaises décisions en oubliant de considérer les bonnes.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il arrive même qu’on se mette à dos les quelques individus que l’on connaissait avant l’arrivée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et la solitude éclot autour de nous. Comme les pétales d’une fleur qui courtise la lumière. Le doute vient prendre sa place dans notre univers, et les remises en question se multiplient.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les appels à l’aident sonnent creux. Accentués par la distance, les décalages horaires et le sentiment grandissant d’être de trop partout. On se tait alors davantage. Pour ne pas déranger davantage. On se nie aussi au passage. On oublie à quel point on a autrefois été là pour les autres lorsqu’ils en avaient de besoin et on se convainc que notre détresse déçoit tout le monde.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Évidemment, certaines gens qui auront croisé notre vie à cet instant précis, seront convaincus qu’effectivement, c’est trop lourd pour entreprendre ne serait-ce qu’une amitié.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Cependant, il reste les autres, ceux qui nous suivent depuis assez longtemps pour être capables de nous pardonner de ne pas aller si bien que cela. Je fais partie de ces gens pour cet ami éloigné. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je lui ai promis de lui écrire tous les jours, pour le consoler. Ma manière toute personnelle d’essayer de l’aider, même minimalement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-984282604926487145?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/984282604926487145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=984282604926487145' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/984282604926487145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/984282604926487145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/04/premier-envol.html' title='Premier envol'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2250360037271567293</id><published>2009-03-18T11:30:00.000-04:00</published><updated>2009-03-18T11:32:00.567-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>De film en souvenir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, je suis allée voir &lt;i style=""&gt;Dédé à travers les brumes.&lt;/i&gt; Ce qui a fait remonter à ma mémoire un souvenir estival fut, en son temps, une source d’irritation très forte pour moi. Tellement que, durant des années, j’ai refusé catégoriquement d’écouter une des chansons de ce groupe que j’ai pourtant toujours beaucoup apprécié. &lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’était un été chaud et humide à la fin des années 1990. Dans cette ville traversée par une rivière, il y avait une plage municipale sise dans un quartier plutôt défavorisé. Mon emploi d’été à l’époque, consistait à faire partir les embarcations nautiques de location durant les beaux jours. Durant la semaine, les plaisanciers étaient essentiellement des groupes des terrains de jeux locaux, quelques familles dont les parents bénéficiaient d’un été de congé et d’une joyeuse bande d’adolescents particulièrement bruyants. Ceux-là, on les voyait arriver par la piste cyclable ou de l’autobus municipal qui vomissait littéralement ses tripes en arrivant sur le site. Ils s’installaient toujours au même endroit sur le site, entre la plage et le terrain de volleyball qu’ils occupaient aussitôt, comme si celui-ci leur appartenait.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En début d’après-midi, le cirque débutait : ils louaient en groupe un ou deux pédalos et une fois qu’une partie du groupe était au centre de la rivière, ils se mettaient à hurler la chanson &lt;i style=""&gt;Tassez-vous de d’là&lt;/i&gt;. C’est sans aucun doute une excellente pièce, autant dans son texte que dans sa musicalité, mais l’entendre tous les jours hurlée à tue-tête par une bande d’ados qui ne chantent surtout pas juste, ça devient harassant. Au bout d’un certain temps, tous les employés du site se regroupaient lorsque les casseurs d’oreilles débarquaient et tiraient à courte paille pour savoir qui aurait l’odieux de rester sur cette partie du site. Les autres allaient faire le ménage des sentiers pédestres, loin de ce tapage quotidien.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Quand Dédé est mort, près de deux ans plus tard, je n’étais toujours pas revenue de mon « écœurite » aigüe, et malgré la tristesse, je sautais immanquablement cette pièce lorsque j’écoutais l’album &lt;i style=""&gt;Dehors novembre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Hier, je suis allée voir le film sur sa vie. Et je suis sortie de la salle complètement remuée. J’ai pleuré lorsqu’on a perdu le référendum, sans doute plus que la première fois. J’ai pleuré quand il est mort aussi, même si je savais d’avance que ça arriverait. Et plus que tout, j’ai eu envie de revenir aux sources. Retourner écouter les versions originales avec la voix si particulière de Dédé, celle qui portait une fêlure au fond de la gorge, que Sébastien Ricard n’a pas. Même si il est excellent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Hier, je suis allée voir le film &lt;i style=""&gt;Dédé à travers les brumes&lt;/i&gt; et j’ai même eu envie d’écouter &lt;i style=""&gt;Tassez-vous de d’là&lt;/i&gt;. Sans doute qu’elle m’irritera moins interprétée si justement par son auteur.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2250360037271567293?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2250360037271567293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2250360037271567293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2250360037271567293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2250360037271567293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/03/de-film-en-souvenir.html' title='De film en souvenir'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4226874618037268337</id><published>2009-03-04T19:46:00.001-05:00</published><updated>2009-03-05T08:08:14.547-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='digression'/><title type='text'>Persécuter tes yeux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a des hommes que je croise et qui me promettent la Lune et qui me laissent croire que je suis parmi Celles qu’ils pourraient aimer. Il y a des hommes qui me disent « appelle-moi n’importe quand » et ça sonne comme une injonction. Je sais alors que si je ne fais pas tous les appels mon téléphone ne sonnera pas. J’ai aussi appris que si je n’insistais pas fermement lorsque mes disponibilités, même téléphoniques, sont aléatoires, je perdrais toute trace de ces hommes qui font battre mon cœur.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a des hommes que je croise et qui me promettent de m’appeler. Sans me donner&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de numéro de téléphone en retour et que je suis prise pour attendre, au moins un peu. Des hommes à qui je fais peut-être peur parce que je reconnais leur voix au premier appel et qui soudainement se murent dans un silence de béton. Des hommes qui sèment en moi le doute sur mon attitude générale lorsque durant la minute précédente, je ne demandais rien. Il y a des hommes qui me veulent pour eux seuls mais qui se partageront continuellement entre moi et les autres. Ils auront besoin de ce que je suis comme évasion, compassion, amoureuse ou amante, mais garderont toujours une réserve dans ce qu’ils sont prêts à abandonner. Ils me diront ce qu’ils pensent que je veux entendre pour le plaisir de me savoir là, tout près, toute prête.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y ces hommes que je n’attends plus, que je n’espère plus parce que j’ai frôlé les récifs de mes propres folies à espérer des êtres qu’ils ne sont pas. Qu’ils ne seront jamais. Il a ces hommes qui m’admirent en silence et que je ne peux payer en retour d’une affection que je ne ressens pas. Qui me feront toujours sentir coupable de ma vénalité ou de mes passions effrénées parce que je suis et resterai celle que je suis. Sans compromis et sans regrets. Il y a des hommes qui m’ont dit qu’ils m’espéraient et m’attendaient alors que tout ce que j’ai trouvé à répondre c’est un départ en fuite nocturne pour ne plus jamais les recroiser dans le monde diurne. Des hommes que je ne méritais clairement pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a ces hommes qui ont été mes bourreaux et dont j’étais la victime presque consentante. Des hommes qui éparpillaient les sourires et les mots doux sachant précisément auxquels je serais sensible. Des hommes qui se sont ris de moi comme on rit de nos premières chaussettes. Il y a ces hommes dont j’ai été le bourreau à mon cœur défendant qui ont payé très cher les vicissitudes de mon passé. Des hommes charmés. Des hommes que j’ai malmené à coup de phrases assassines qui ne voulaient rien d’autre qu’une invite pour une soirée sans lendemain, mais qui se sont imaginés que mon abandon du moment était durable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il a des hommes qui me font réaliser que nous serons continuellement la victime d’un regard pour mieux devenir le persécuteur d’autres yeux. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4226874618037268337?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4226874618037268337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4226874618037268337' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4226874618037268337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4226874618037268337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/03/persecuter-tes-yeux.html' title='Persécuter tes yeux'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2729879561287830253</id><published>2009-02-25T12:15:00.001-05:00</published><updated>2009-02-25T12:18:49.045-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>La décharge</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était un homme qui n’avait aucune mémoire. Son grand complexe, si je me rappelle bien. Surtout lorsque nous discutions ensemble. Parce que de la mémoire, j’en ai à revendre. Les mots, les gestes s’imprègnent si bien dans mon esprit que j’ai parfois le sentiment d’avoir véritablement des tiroirs dans lesquels je peux aller piger les informations, pratiquement à volonté. Lui, ne se souvenait même pas ce qu’il m’avait raconté deux ou trois jours plus tôt. Forcément, je le connaissais davantage que lui ne me connaissait. Cela n’avait cependant pas beaucoup d’importance. Il était ce genre d’homme qui me faisait simplement le plus grand bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Travaillé par un système digestif récalcitrant, il était maigre. Trop maigre. Les quelques fois où je l’ai serré dans mes bras me donnaient cette impression que je ne devais pas user de trop de force dans la caresse sans quoi il éclaterait sous la pression. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il me trouvait belle. Belle et désirable. Je n’avais jamais à me poser la question lorsque son regard caressait mes courbes. Comme si mon corps replet et en santé était pour lui un havre auquel il aspirait du plus profond de lui-même. Ses doigts sur ma peau sillonnaient des sentiers de lui seul connus, avec une espèce d’expression béate qui était, en soi, le plus beau des compliments.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’était un être aussi torturé dans sa tête que dans son corps. Voulant à toute force échapper à toute forme d’engagement. Je savais qu’il était un infidèle. Je savais qu’il ne me rappellerait jamais lorsqu’il m’avait promis de le faire, mais qu’il surgirait plutôt dans l’environnement de ma vie lorsque je n’y pensais plus. Et ça me convenait assez bien. Il est de ces personnes de qui il n’est pas recommandé de s’attacher. Évidemment, il est aussi de ces personnes à qui on s’attache, immanquablement. Ma seule défense contre son charme a toujours été de ne pas trop le voir souvent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Trois ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre. Trois ans de silence. Sans ennui. L’absence est parfois transparente. Il n’y a pas si longtemps, je l’ai croisé dans mon quartier. C’est lui, le sans mémoire, qui m’a interpellée. Tout fier de s’être souvenu de mon prénom. Pour rire, et parce que j’y crois aussi lorsqu’il est devant moi, j’ai dit qu’un sourire comme le mien ne s’oubliait pas si facilement. Il a répondu que c’était exactement cela. Les années ont fondues sous la décharge émotive qui existe encore entre nous. Je lui ai laissé mon numéro de téléphone et il devait m’appeler deux jours plus tard. Ce qu’il n’a évidemment pas fait. Je sais pourtant qu’il a mon corps et ma tendresse dans la peau certainement davantage que moi j’ai ses contradictions dans la mienne. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai décidé de ne pas l’attendre, comme je ne l’ai jamais attendu. En gardant en mémoire cette bouffée de séduction qu’il a posée sur moi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Cette année, le printemps a débuté en février.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2729879561287830253?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2729879561287830253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2729879561287830253' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2729879561287830253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2729879561287830253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/02/la-decharge.html' title='La décharge'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5940233617370197643</id><published>2009-02-11T12:42:00.001-05:00</published><updated>2009-02-11T12:42:56.112-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>Les geôlières</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’étais très jeune lorsque je l’ai rencontré. Jeune et peu expérimentée. À l’époque, je croyais, innocemment, que les hommes ne mentaient pas. Ne se mentaient pas. Il me disait qu’il ne voulait plus d’une femme qui l’attacherait après le calorifère, d’une femme qui l’organiserait complètement. J’ai essayé d’être celle qui voulait que je sois. Je me suis enfoncée dans une définition de moi-même qui ne me ressemblait pas du tout. Tombant de plein pied dans les travers que j’aurais voulu éviter. Il est difficile d’être en équilibre avec soi-même lorsqu’on ne sait plus tout-à-fait qui l’on est.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je sais bien que tu n’es pas totalement sans expérience à l’heure où je t’écris cette lettre. Aussi suis-je convaincue que tu t’en sortiras un peu mieux que je ne l’ai fait à l’époque. N’empêche que la ressemblance existe. Je sais que tu as fait des concessions que tu&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;n’aurais jamais faites pour un autre homme. Je sais que tu mis ton orgueil en berne plus d’une fois. Je sais que tu ne comprends pas pourquoi un homme que tu as aimé au point de te plier à ses demandes les plus absolues, est parti, malgré tout.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je crois, moi, que les hommes se mentent à eux-mêmes lorsqu’ils nous affirment qu’ils ont besoin de plus de liberté que ce que notre cœur désirerait accorder. Je crois qu’ils se cherchent un peu lorsqu’ils n’ont pas de calorifère auquel se raccrocher. Selon mon histoire toute personnelle, l’homme qui m’a quitté dans mon jeune âge, celui qui voulait à tout prix garder une certaine forme d’indépendance dans sa relation amoureuse, m’a quittée pour une femme qui est très exactement à l’opposée des désirs qu’il exprimait. Ne te méprends pas, c’est une femme bien, que je respecte énormément. Elle avait compris quelque chose qui m’échappait à l’époque : cet homme-là, quoiqu’il en dise, avait besoin d’être organisé par sa blonde.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu me diras qu’ils ne sont pas tous comme cela. Sans doute auras-tu raison. Cependant, je reste persuadée que si un homme qui crie très fort à son besoin d’indépendance, qui ne parles pas beaucoup des choses qui l’étouffent dans une relation, entre en relation, c’est parce qu’il ressent le besoin de balises. Et nous folles, amoureusement investies et désirant mordicus offrir ce qu’il y aurait de mieux à cet homme qui nous relate un parcours opprimé, on le croit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et nous, on se retrouve toutes seules dans une nuit d’hiver à se demander ce que nous avons bien pu faire dans les quelques jours qui précèdent la rupture pour que tout bascule à cette vitesse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et puis un jour on comprend qu’il y des hommes qu’on ne peu pas retenir, tout simplement parce que nous ne serons jamais ces geôlières-là.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5940233617370197643?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5940233617370197643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5940233617370197643' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5940233617370197643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5940233617370197643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/02/les-geolieres.html' title='Les geôlières'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-1850249164026080331</id><published>2009-02-03T21:00:00.001-05:00</published><updated>2009-02-03T21:01:21.581-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Maudit hiver</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelque part entre jeudi et vendredi derniers, il y a un gars qui est mort à Montréal. Suicide. Comme si une fin de semaine de plus était une fin de semaine de trop. Je ne le connaissais pas personnellement. Il était l’ancien ami de cœur d’un homme que j’apprends à découvrir. Je ne le connaissais pas, mais je connais quelqu’un qui a mal pour lui. Pour sa douleur immense qu’il a tue pendant de longs mois, au moins, Et je ne peux rien faire pour cette douleur sauf signifier que je suis là. Ce qui n’est pas grand-chose. &lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dimanche soir à Montréal, une vieille dame est décédée. Ma grand-mère. Elle avait quatre-vingt-dix-huit ans. En réalité, elle est morte pour moi bien avant. Quand sa pensée s’est envolée. Lorsqu’elle a oublié qui j’étais, qui nous étions. Lorsqu’elle n’a même plus pris la peine de confondre mon frère avec son fils comme elle le faisait depuis quelques années. Depuis près de vingt ans, je n’avais plus de contact avec elle. À quoi bon? Elle n’était plus la grand-mère de mon enfance. Elle n’était plus la femme qu’elle a un jour été. Et l’espoir de la voir nous signifier que nous faisions partie de ses souvenirs, de sa mémoire de femme s’était éteinte. Elle ne parlait même plus. Toute recroquevillée sur elle-même, comme un fœtus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est ma sœur qui me l’a annoncé. Suivie de près par un de mes frères. Moi, je ne parle plus à mon père depuis longtemps déjà. Alors, il me fallait les autres pour apprendre cette nouvelle. Et j’ai trouvé que la Mort prenait un peu trop de prises dans ma vie, en ce moment. Je ne déteste pas l’hiver, mais février a toujours été un mois ardu pour moi. Pas assez de lumière, ni de chaleur. Les jours qui s’étiolent dans des nuits qui n’en finissent plus. Moi, je me sens comme une plante en manque de soleil. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il me tarde que mes éveils se fassent sous les lueurs du jour qui prend la Terre dans ses bras. Il me tarde de sentir, dans les pores de ma peau que la lumière gagne de l’espace sur l’obscurité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Parfum de linceul donc, sur ma vie montréalaise. Fin d’une époque. Fin de mon enfance. Il n’y a plus personne pour m’y rattacher. Et fin d’une certaine fuite aussi. Bientôt, je devrai être la fille de mon père. Même si, bien souvent j’aimerais qu’il en soit autrement. Offrir à la face du monde, cette dose de courage que je ne suis pas certaine de posséder. Je devrai aussi être la sœur de mes frères. Et c’est sans doute, au bout du compte, ce qui me permettra de passer à travers. Ce qui me donnera la force d’être pleinement une adulte, malgré le fait, qu’au fond de moi, je sais que la petite fille ne voudra pas être là. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pour une raison étrange, il y a quelqu’un qui me manque aujourd’hui. Quelqu’un que j’aurais voulu pouvoir appeler pour ne rien lui dire d’important. Quelqu’un qui a refait un bref séjour dans mon existence durant le dernier automne. Comme si sa présence dans ma vie m’aurait sécurisée. Mais ce sentiment est aussi rempli de fadaise que ma petite tête est débordante d’imagination.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce soir, je suis seule. Et tout compte fait, nous le sommes tous devant cette fin de vie qui a tué janvier. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-1850249164026080331?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/1850249164026080331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=1850249164026080331' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1850249164026080331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1850249164026080331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2009/02/maudit-hiver.html' title='Maudit hiver'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8528994874482493761</id><published>2008-12-23T12:15:00.001-05:00</published><updated>2008-12-23T12:17:18.542-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Noël en accélération</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans notre société de consommation, Noël, dans le commerce de détail, est une saison haute en couleurs et en mouvement. Rien à faire les clients s’additionnent les uns aux autres, et plus on s’approche de la date fatidique, plus ceux-ci ont tendance à être désagréables. Des « heille chose, j’ai besoin que tu me trouve ce machin-là » qui donnent sincèrement envie de réponde : « heille chose toi-même, tu ne vois pas qu’il y a dix clients en avant de toi au comptoir d’information? » sont réellement monnaie courante. Sans compter le nombre incroyable de fois où quelqu’un se fait engueuler parce que Renaud-Bray ne rembourse pas, selon ses politiques, c’est plutôt échevelés et vannés que les employés reprennent le chemin du retour.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais c’est aussi une saison où des gens qui sont ici un peu plus connus que la moyenne du monde en profite pour sortir de leur tanière, Noël oblige. Alors, ça peut devenir très drôle. Hier, dans ma succursale de la Rive-Sud il y avait Roy Dupuis. Je ne peux pas dire que je sois plus fan qu’il ne le faut. C’est un acteur de beaucoup de talent dont je respecte infiniment le travail, cependant il ne fait pas partie de ceux devant lesquels j’ai pu me pâmer. Sauf peut-être, à l’aube de mon adolescence lorsqu’il interprétait &lt;i style=""&gt;Ovila Pronovost&lt;/i&gt; dans &lt;i style=""&gt;Les filles de Caleb&lt;/i&gt;. Pour le reste, le type de charme qu’il véhicule ne me touche que moyennement. Ce qui n’est pas la même chose pour l’ensemble des employés de ma succursale, semblerait-il.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’acteur ci-haut mentionné n’avait pas fini de franchir la porte que la nouvelle se répandait parmi nous comme une traînée de poudre, chacun trouvant un moyen quelconque de faire un tour dans la section où il s’était arrêté, l’air de rien. Gars comme fille. Je m’attendais un peu à ce que les filles se précipitent pour voir, en dehors d’un écran, le personnage, mais de voir les gars s’y ruer aussi, cela m’a bien amusée. Heureusement pour lui, les clients ont été beaucoup plus discrets. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Toujours est-il que le moment qui m’a le plus fait sourire fut lorsqu’il fut le temps pour lui de passer à la caisse. Aucun caissier de voulant plus aller prendre sa pause afin d’avoir la chance de le servir. Moi, je riais dans ma barbe imaginaire en signant des dépôts. Alors, il y avait beaucoup plus de monde derrière le comptoir que normalement à cette heure, ce qui a grandement accéléré le processus. Comme quoi, ce type de visite dans un commerce de détail peut avoir de net avantage sur les emplettes de l’ensemble des quidams qui s’y trouvent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Donc, si vous voulez un conseil pour être rapidement servis lorsque vous faites vos achats de Noël, épiez les mouvements des personnalités connues qui se trouvent dans le même endroit que vous et ruez-vous sur les caisses en même temps que cette personne. C’est efficace, je vous le garanti!&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8528994874482493761?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8528994874482493761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8528994874482493761' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8528994874482493761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8528994874482493761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/12/nol-en-acclration.html' title='Noël en accélération'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5154501334562797547</id><published>2008-12-17T10:37:00.001-05:00</published><updated>2008-12-17T10:41:28.394-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Le transport en commun vous dites?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mardi dernier, la première neige s’abattait sur le Québec. Paralysant les routes comme si nous n’avions jamais vu la neige tomber sur cette partie du monde. Pas vraiment impressionnante cette tempête, quelques vingt centimètres en plusieurs heures. Rien que de très ordinaire pour un mois de décembre, quoi. Un ami donnait un spectacle sur le Plateau Mont-Royal pour la première fois depuis longtemps et il n’était pas question que les copines et moi manquions cet événement. Prenant notre détermination à bras le corps, nous sommes montées dans l’autobus St-Catherine en direction est pour nous rendre au métro Papineau afin d’attraper un transfert. Mais voilà que dès que notre autobus a quitté la rue St-Catherine pour continuer sa route sur De Maisonneuve, le chauffeur nous annonce que la rue est tellement bloquée qu’il nous laissera au métro Frontenac. Bref, tout était tellement bouchonné que nous avons dû marcher pendant 25 minutes pour nous rendre à notre point d’arrivée.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mercredi, je veux aller au club vidéo : pas d’autobus du tout sur la ligne qui m’y mène ordinairement : je dois donc me taper la marche dans la neige slocheuse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Jeudi, j’entre dans le métro bien en avance sur mon horaire afin d’aider mes collègues en ces jours de rush qui précèdent Noël. Une station plus tard, on m’annonce que la ligne verte est en arrêt pour un temps indéterminé. Je prends un bus, beaucoup trop plein pour son habitude qui réussit, cahin-caha, à se rendre à destination. Résultat, je suis arrivée en retard au travail, même si j’étais partie trois heures en avance.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Vendredi, je quitte le travail à quinze heures trente. Et j’arrive à la maison à dix-huit heures à cause des multiples ralentissements sur les lignes d’autobus et de métro.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Samedi, ce sont les autobus de la Rive-Sud qui s’y mettent. Deux autobus manquent à l’appel sur la ligne qui relie Montréal à Brossard. Résultat, je suis en retard pour la deuxième fois de la semaine (ce qui ne m’arrive jamais) en plus de me retrouver coincée dans un autobus double bondé (il est huit heures trente).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dimanche, je pars de chez ma mère et je me retrouve coincée derrière une gratte; je manque mon transfert et je dois attendre vingt minutes supplémentaires avant d’arriver à la maison. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lundi soir, j’arrive sur la ligne verte pour mon transfert, le quai est bondé dans la direction que je dois prendre. Direction ouest, les trains passent aux deux minutes. Direction est aux huit minutes. Heu? Alors j’ai marché jusqu’au métro Papineau pour prendre un autobus, qu’évidemment, j’ai manqué d’une minute.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et on nous dit d’utiliser le transport en commun dans les périodes de neige. Plus sur que la voiture dans ces moments. Moi, je commence à avoir des sérieux doutes. Mais bon, je n’ai pas de permis de conduire, alors mon choix est passablement limité et je suis victime de toutes les avanies de ce moyen de transport.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5154501334562797547?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5154501334562797547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5154501334562797547' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5154501334562797547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5154501334562797547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/12/le-transport-en-commun-vous-dites.html' title='Le transport en commun vous dites?'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-1566817293018872819</id><published>2008-12-09T12:26:00.002-05:00</published><updated>2008-12-09T12:31:11.406-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>La justice et l'amour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques semaines, j’ai écrit &lt;a href="http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/croire-en-toi.html"&gt;Croire en toi&lt;/a&gt; à l’attention de quelqu’un qui m’est particulièrement cher. Quelqu’un qui, comme moi, se prends dans les rets des amours marbrés d’iniquité. J’ai essayé de sécher quelques larmes au passage, comme souvent je le fais lorsque je vois une amie pleurer. Mais voilà que récemment, un jeune homme que je ne connais pas a commenté ce texte. Alors je vais prendre ici le temps de lui répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*******************************************&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’est difficile aimer. Je comprends ta colère, ce désir d’absolu et que la souffrance vécue soit rendue au centuple à la personne qui est l’auteure de la nôtre. Je comprends l’urgence de voir la peine s’atténuer, se fondre dans le décor de ta propre existence pour ne devenir qu’une petite part de toi, plus ce qui prend toute la place. L’envie d’assener une claque au visage de celle qui t’a ainsi trahi. Un premier vrai chagrin d’amour, tu sais, quel que soit l’âge que l’on a lorsqu’il survient, laisse des marques profondes en soi. On se sent désabusé et on se demande qui nous aimera un jour comme cette personne avais su le faire.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu sais, je crois que même si elle n’avait pas trouvé un autre homme à aimer, si peu de temps après toi, tu te serais quand même retrouvé avec des incompréhensions immenses à gérer, et, probablement, tu te serais dit : « si au moins il y avait quelqu’un d’autre, je pourrais comprendre pourquoi elle est partie ». Malgré le fait que ce soit toi qui as mis fin à la relation dans les faits. Parce qu’elle manquait de courage, selon tes propres termes. Peut-être effectivement est-elle lâche. Peut-être, en contre partie, est-ce toi qui sais aimer assez pour laisser partir quelqu’un qui ne peut plus t’aimer. Peut-être as-tu simplement suffisamment d’estime de toi pour ne pas de contenter des débris de ce que tu as déjà eu en totalité.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je ne crois pas que la douleur qu’elle pourrait ressentir dans des peines futures soit la solution à ta souffrance actuelle. Même si tu y crois fermement à l’heure qu’il est. Les coups en amour ne se comptent pas ainsi. Laisse couler la peine. Dans tes veines comme dans tes yeux. Guéris-toi à l’aune de tes possibilités toutes personnelles. Écris. Écris comme tu sais le faire. Je ne sais pas qui tu es, mais je sais que tu possèdes les mots comme ils sont miens. Je reconnais la verve, l’élan qui m’habite dans le commentaire que tu as laissé sur mes sentiers. Ça ne répare rien, mais ça me permet en tout cas, de faire le point sur ce qui me blesse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu es bien jeune pour toucher le désespoir. Je ne dis pas que celui-ci est futile, bien au contraire, il me semble très tangible. Cependant, j’ai appris, après toutes ces années d’échecs amoureux et de célibat endurci que tout espoir est permis à condition d’y croire un peu. À condition que tu te laisses la chance d’ouvrir ton cœur une nouvelle fois, lorsque tu y seras prêt pour permettre à nouveau à l’amour de faire son sillon dans ton existence et qui sait, peut-être, aimer et être aimé aussi entièrement que tu sembles l’être.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Non, il n’y a pas de justice en amour, seulement une infinité de possibilités que ce soit mieux, encore, la prochaine fois.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-1566817293018872819?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/1566817293018872819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=1566817293018872819' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1566817293018872819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1566817293018872819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/12/la-justice-et-lamour.html' title='La justice et l&apos;amour'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7313725834757456247</id><published>2008-12-03T11:25:00.001-05:00</published><updated>2008-12-03T11:26:57.431-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>L'appel de l'Homme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La lune dessine des sentiers sur les lattes de ton plancher, les lumières sont depuis longtemps fermées, mais je ne dors toujours pas. Tu t’es glissé dans les bras de Morphée depuis longtemps déjà. Je m’étire pour te regarder dormir. Tes cheveux se sont défaits sur ton visage alangui pendant que je cogite de toutes mes forces. Je ne devais pas être là, et je le sais. Nous ne trompons personne, c’est clair, mais il m’apparaît évident que je me trahis moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il y a des hommes comme cela qui se gravent mes veines et se fichent dans mon cœur. Parmi tous ceux que j’ai pu croiser dans ma vie, tu es sans doute celui qui a laissé les marques les plus profondes. Pourtant je sais que l’inverse n’est pas vrai. Je sais que je ne serai jamais celle pour laquelle tu vas pleurer. Je suis celle qui console, qui panse, qui sera toujours là dans tes spleens, tes absences. J’ai le sentiment que tu me garde sur ton corps parce que je suis une forme de plénitude bien inoffensive. Je bouge un peu pour désengourdir mes membres écrasés par les tiens. Et je m’aperçois que tes yeux noirs sourient dans l’obscurité. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Tu vas jouer à la « pi-tourne » encore longtemps? Me dis-tu en caressant ma chevelure emmêlée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je soupire.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Allez, dis-moi ce qui se passe dans cette petite tête ébouriffée. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-(Large soupir, encore) Hum… Si je te dis que tu n’es pas obligé d’être mignon avec moi tu me répondras quoi?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Je ne suis pas mignon&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-C’est bien ce que je pensais.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je m’appuie sur mon coude pour te regarder vraiment. J’ajoute&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Oui, tu es mignon. Tu me dis toujours ce que tu penses que je veux entendre. Et ça marche. À toutes les fois. Tu as comme une clef qui te mène à moi. À l’intérieur de moi. Mais, sincèrement tu n’es pas obligé d’en faire tant avec moi parce que tu es toi et c’est amplement suffisant. Tu m’as eue au premier regard. Platement. Pas besoin de séduction. Et moi, je ne t’aurai jamais comme cela. Je le sais, et tu le sais aussi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu me regardes ahuri pendant que je m’assieds sur le bord du lit, pas tout à fait partie mais pas tout à fait là encore. J’ai toujours été douée dans les fuites matinales, lorsque le soleil tend à déchirer l’aurore pour illuminer le monde dans lequel je vis. Tant qu’à m’être ainsi dévoilée, je plante un baiser sur tes lèvres chaudes, ces lèvres que j’ai tellement rêvé de mordre jusqu’au sang en murmurant : « à bientôt, peut-être ». &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;En espérant bien inutilement que la prochaine fois, je saurai résister à ton appel.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7313725834757456247?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7313725834757456247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7313725834757456247' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7313725834757456247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7313725834757456247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/12/lappel-de-lhomme.html' title='L&apos;appel de l&apos;Homme'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5019115539046904488</id><published>2008-11-27T11:31:00.001-05:00</published><updated>2008-11-27T12:36:02.710-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Conquérir le monde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’avançais avec toute la mauvaise foi dont je suis capable vers le magasin où je devais rejoindre ma mère pour aller me chercher le satané kit de Noël annuel. J’haïs magasiner. C’est plus fort que moi. Ma paresse inhérente, sans doute. Me changer quarante fois dans la même journée, est une activité à éviter le plus possible. Même adolescente, lorsque je passais mes samedis après-midi avec les copines à écumer le centre-ville, je n’essayais pas grand-chose. Je passais le plus clair de mon temps à attendre qu’elles fassent leurs essayages en dépensant, au passage, leurs maigres économies. Vraiment, pas mon genre. Alors donc, c’est une véritable corvée que d’avoir à fouiner entre les tissus, les grandeurs et les teintes pour trouver quelque chose. Et je suis généralement d’une humeur exécrable lorsque l’activité dure plus de vingt minutes. Les pauvres vendeuses en font les frais. Qui plus est ce jour-là, je devais acheter des chaussures en plus de vêtements; je me voyais mal arborer des souliers de courses avec la robe de Noël. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Bref, c’est envahie de tout ce que j’ai de mauvais caractère que je m’engouffrais dans la boutique pour échapper à bise de novembre qui soufflait sur mes joues. Résistant à toute force au désir de mordre dès qu’une vendeuse m’a demandé si j’avais besoin d’aide, je pris sur moi d’observer ce qui m’entourait. Faire un choix succinct avant d’entreprendre la corvée de l’essayage est ESSENTIEL au bon déroulement de l’activité. J’avais envie d’une petite robe noire. Mais rien dans les étalages ne répondait à la fois à cette envie et à la structure de mon corps. Pas parce que je suis ronde. Non, c’est que tous les modèles sont faits pour des femmes ayant une taille. Ce que je ne possède pas, même mince.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aidée de maman, j’ai donc opté plutôt pour jupes et chemisiers. Grand bien m’en fit. Une séance seulement dans la cabine et j’avais trouvé.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Bon, alors un problème de réglé. Je m’attelais donc docilement (m’enfin, si faire se peut étant donné mon aversion) au suivant : les chaussures. J’ai le net désavantage de chausser du 7. Comme la plupart des filles de Montréal. Alors, je me retrouve le plus souvent dans le pétrin puisque ma pointure, dans les jolis modèles est souvent discrètement absente des arrières boutiques. Grommelle et re-grommelle. Évidemment, cette journée n’échappait pas à la règle et pour les quelques modèles que je trouvais beaux ayant encore ma pointure, ils m’étaient inconfortables. Ou encore ils ne tenaient pas sur mes tendons d’Achille trop étroits. Grommelle et encore grommelle. La pauvre commis commençait sérieusement à se demander si je n’allais pas me jeter brutalement sur elle pour frapper (oui, si pire que cela). &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’est alors que je vis cette petite chaussure de ma pointure en démonstrateur. J’avisais, demandais la seconde et les enfilais. Coup de poing qui me clouait au plancher. Sourire ravi aux lèvre, j’ai annoncé : «  je crois que nous venons de trouver les gagnantes. » Ma mère a poussé un à peine perceptible soupir soulagé. J’enchaînais : « avec elles je me sens capable de conquérir le monde! »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Rien que ça! Et je suis partie, emportant mes achats, fière de moi comme je ne l’avais pas été depuis longtemps.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5019115539046904488?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5019115539046904488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5019115539046904488' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5019115539046904488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5019115539046904488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/conqurir-le-monde.html' title='Conquérir le monde'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7883764871826018195</id><published>2008-11-24T12:30:00.003-05:00</published><updated>2008-11-24T12:34:06.958-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>Mémoires de décembre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis un peu en avance avec ce texte, mais à chaque année, je renonce à l'écrire le jour dit parce que d'autres sur la toile racontent mieux que moi ce qui s'est passé. C'est pourquoi, je devance le temps cette année, de peur de me censurer. Encore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;************************************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les matins, ou presque, Stéphanie le croisait sur le chemin qui menait à la polyvalente. Ils partageaient quelques cours, mais pas d’amis et surtout, jamais un mot ni un regard. Elle connaissait son nom depuis plusieurs années déjà, à cause de l’école et si ce n’était du fait que sa demeure croisait son chemin quotidiennement elle n’en aurait jamais su plus sur Jean-François. Un garçon bien ordinaire. Un peu timide, pas vraiment beau, pas laid non plus. Il ne possédait pas le charme de ces jeunes hommes qui faisaient la loi à l’école. Il n’était qu’un dans la masse. Elle aussi d’ailleurs. Mais leurs groupes anonymes ne se côtoyaient pas. Ce matin là pourtant, ils s’étaient échangé un regard sur la route. C’était un lundi matin, pas tout à fait comme les autres. Le premier cours à l’horaire de ces adolescents fébriles en était un d’histoire. Un cours attendu, puisque qu’au début de chaque mois, ils discutaient d’actualités. Trois élèves présentant tour à tour, les actualités internationales, nationales et régionales, dans l’ordre. Arrimant ainsi le passé au présent. Et c’était leur tour à tous les deux, ordre alphabétique oblige.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Elle était anxieuse. Elle devait briser la glace, raconter et commenter ce qui s’était passé autour du monde durant le mois écoulé. L’Afrique du Sud, la France, les États-Unis étaient à l’ordre du jour. Dix minutes pour présenter tant de choses, c’est court. Stéphanie s’en sortit sans trop de heurts. Survécu même à la période de questions des autres élèves. Elle écouta comme dans un rêve, l’exposé suivant, celui sur les nouvelles nationales, qui d’ordinaire l’intéressaient le plus, encore crispée par son propre exposé. Puis, ce fut au tour de Jean-François. Tous savaient au moins un thème qui serait abordé au cours de l’exposé. Polytechnique est ses mortes. Cinq jours seulement après le drame, il était évident que le sujet serait à l’ordre du jour.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Rapidement, les élèves se sont rendu compte que leur collègue approuvait le geste posé par Marc Lépine. Un silence glacial s’installa dans la classe. Les adolescents étaient tétanisés tandis que le professeur, blanc comme un linge interrompait la présentation en demandant un « pourquoi, empreint d’horreur et de doute ». Dans le fond de la classe, quelques filles se mirent à pleurer. Stéphanie, elle sentait son cœur manquer quelques battements. C’était l’hiver, dans l’hiver. Jean-François, à l’avant, semblait inconscient de l’effet qu’il produisait sur ses compagnons de classe et répondait avec une hargne que les autres n’auraient jamais soupçonnés aux questions du professeur. De ce discours, Stéphanie de retenu que la blessure d’un garçon qui n’était pas encore tout à fait un homme, tentant de se dépêtrer du sentiment de transparence qu’il ressentait lorsqu’une demoiselle le croisait. Et qui s’était mué en hargne profonde. Elle se disait qu’elle aurait dû lui parler. Avant.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’est à ce moment qu’il se mit à cracher son venin sur les filles de la classe. Et Stéphanie était du nombre des victimes de cette colère plus grande que nature. Frissonnante, elle espérait que la cloche sonne au plus vite et surtout ne pas avoir à faire le chemin vers la maison avec la muette compagnie de Jean-François quelque par autour d’elle. Cela ne se produisit pas ce jour-là, ni les jours suivants. En Janvier, il devint évident que Jean-François avait quitté la polyvalente.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais son souvenir, lui n’a jamais quitté ceux qui l’avaient entendu.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7883764871826018195?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7883764871826018195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7883764871826018195' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7883764871826018195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7883764871826018195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/mmoires-de-dcembre.html' title='Mémoires de décembre'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5466156970720045298</id><published>2008-11-18T12:02:00.002-05:00</published><updated>2008-11-18T18:06:36.079-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>Une histoire de loups-garous</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai toujours été fascinée par l’incidence de la Lune sur les personnages des livres que je dévorais. Sans y croire véritablement. Bien entendu, je sais depuis longtemps que cet astre a une influence certaine sur la planète qui me sert de logis ne serait-ce que l’effet tangible qu’on peut mesurer sur les marées. Mais étant une fille de la ville, je ne voyais cette attraction que lors des vacances familiales. Comme si j’entrais dans un monde différent pendant un court laps de temps&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;durant lequel la nature reprenait le droit de me faire observer réellement les interactions entre ma petite personne et le reste de l’Univers. Pour moi donc, la lune n’était qu’une planète que je pouvais observer de temps à autres dans le ciel des citées où j’ai habité, et une dame louangée dans les mythologies dont j’étais friande et dans des œuvres poétiques dont je me repaissais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un certain jeudi soir cependant, j’ai dû me rendre à l’évidence que toute mythologie prenait racine dans une certaine forme de réalité.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’automne était bien entamé. Pourtant la soirée était clémente pour novembre. Assez en tout cas pour que les habitants de cette nuit précise ne se sentent pas tenus de porter encore des vestes chaudes et autres items qui les cachent à la face du monde. Le bar était plein et une étrange effervescence palpable enveloppait les convives. Les fenêtres ouvertes laissaient filtrer les brises nocturnes sur les êtres de plus en plus échevelés qui peuplaient l’endroit. Contrairement à nos habitudes, les tables s’étaient délimitées par genre. Les femmes avaient toutes pris dans le même secteur tandis que les hommes en occupaient un autre. L’émoi de plus en plus perceptible de tous ces corps qui échauffaient l’espace disponible me donnait le vertige pendant que les discussions que nous tentions de tenir n’allaient nulle part. Nous sentions que quelque chose se préparait. À ma table, les filles trituraient leurs cheveux ou les pans de leur robe en donnant l’impression d’avoir perdu leurs moyens. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pour une raison que j’ignorerai probablement toujours, tous les hommes présents ont ôté leur chandail simultanément. Tributaires, sans doute, d’un éclair de lune qui traversait les croisées. Devant moi se dessinaient des loups-garous hurlant leur masculinité à la Lune. Nous savions toutes que nous nous étions à un battement de cœur de voir surgir des vampires de cette nuit trop douce pour cette époque de l’année. Des vampires qui fondraient sur nous sans égard aux vies que nous menions jusqu’à cette minute précise. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais l’instant s’est évanoui aussi subitement qu’il était apparu. Les hommes se sont rhabillés. Et peu d’entre nous, au matin ne se souvenaient que nous avions vu naître des loups-garous.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5466156970720045298?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5466156970720045298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5466156970720045298' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5466156970720045298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5466156970720045298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/une-histoire-de-loups-garous.html' title='Une histoire de loups-garous'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-9144305275935412150</id><published>2008-11-13T10:54:00.001-05:00</published><updated>2008-11-15T10:33:15.720-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Pôle Nord</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’étais encore toute petite, au sens propre du terme, lorsque mon école a déménagé assez loin de la maison pour que je sois tenue de m’y rendre en voiture ou en autobus. Mais assez vielle pour ne pas avoir envie d’arriver dans la voiture familiale tous les jours. Un besoin d’indépendance très tôt développé faisait en sorte que je préférais, de loin, me débrouiller toute seule. Par conséquent, je fréquente les autobus de ville depuis fort longtemps. À cette époque, je n’avais pas atteint ma pleine grandeur et il me tardait d’être assez grande (en hauteur) pour qu’enfin mes pieds touchent le plancher lorsque je prendrais place dans un de ces bancs. J’apprendrais à mes dépends que cette grande aspiration ne verrait jamais le jour : encore aujourd’hui, mes pieds balancent dans le vide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais cela n’est valable que lorsque je peux m’asseoir ; à l’heure de pointe je suis généralement coincée entre deux sacs-à-dos et autres géants qui prennent toute la place dans l’allée et tous les points que je puisse atteindre de ma main sur les poteaux qui me permettraient d’atteindre un certain équilibre. Pourquoi diantre, les grandes personnes, en hauteur toujours, ne tiennent-elles pas compte de la hauteur des petites personnes lorsqu’ils s’engouffrent dans l’autobus?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;N’empêche j’aime beaucoup prendre le transport en commun, malgré tous les inconvénients qui y sont reliés. C’est un endroit qui nourri grandement mon inspiration. Zone par excellence d’observation du genre humain, je me repais des petits travers de mes concitoyens. Surtout de ceux que j’y croise régulièrement. Ils deviennent des personnages en éclosion des pages que je laisse traîner ici. J’apprécie particulièrement les trajets que je fais le soir, après 21 heures. Lors de ces voyages, la clientèle est, disons, intéressante. De plus, l’espace disponible me permet une large observation des voyageurs. Je peux même surprendre des bouts de conversation que je m’empresserai de noter une fois arriver à destination.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Hier soir, un petit bout d’homme est rentré dans l’autobus un arrêt après moi. Il avait les bras surchargés d’objets indéfinissables et encombrants. Plein de trucs en plastiques aux couleurs criardes. L’homme était tout petit, bedonnant de ce que je pouvais voir puisqu’il me tournait le dos. Étrangement, les passagers déjà présents qui lui faisaient face lui adressaient tous la parole. Comme s’il était un réel habitué de ce trajet et qu’en fait j’étais dans SON autobus. Il a fini par prendre place et me faire face. Ses petits pieds potelés touchaient encore moins le sol que les miens et se balançaient étrangement au bout de ses jambes. Et puis, j’ai vu qu’il avait une grosse barbe blanche et qu’il abordait fièrement une pancarte lumineuse indiquant « Pôle Nord » qui pointait sur lui.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Moi qui ai toujours cru que le Père Noël était un grand homme, hier soir j’ai compris qu’il était plus petit que moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-9144305275935412150?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/9144305275935412150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=9144305275935412150' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9144305275935412150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9144305275935412150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/ple-nord.html' title='Pôle Nord'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8777095236323353933</id><published>2008-11-11T13:05:00.002-05:00</published><updated>2008-11-11T13:11:24.711-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Influence impalpable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était un homme que je n’avais jamais trouvé séduisant de ma vie. Je l’aimais beaucoup, n’empêche que je ne l’avais jamais considéré comme un être que je pourrais potentiellement courtiser. D’abord, j’ai des principes, je vois les hommes en couple comme des intouchables, du moins lorsque je le sais à l’avance. S’ils taisent cette information, alors c’est plutôt difficile de les classer dans la bonne catégorie. Lui, il était en couple depuis longtemps. Et papa. Je suis tributaire de mon passé et le fait que je n’ai pas eu de papa provoque chez moi une certaine sensibilité à ceux qui le sont. Quelquefois, il me parlait et là, ma perspective de lui se bouleversait complètement. Allez savoir pourquoi quand il me racontait que sa fillette grimpait tous les soirs sur ses genoux en disant : « Papa, pipi », ça me mettait les émotions toutes à l’envers.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un jour que j’étais tranquillement assise à écouter ses anecdotes paternelles et à lui trouver un charme que je ne lui connaissais pas, un autre mec est entré dans la salle. J’ai eu soudain l’impression de revoir surgir en moi, la femme requin. Ou plutôt la femme qui sait qu’elle peut séduire n’importe qui. Comme si le fait que je sois en train de craquer devant les yeux d’un autre ajoutait à mon capital de séduction. L’intrus s’est mis à rougir violemment au moment où j’ai posé mon regard dans le sien. Il a bafouillé quelque chose de confus à propos de paperasse à terminer. Je lui ai souris en me levant pour lui céder la place. Il a rougi de plus belle et je suis sortie heureuse. Heureuse d’avoir attrapé ce moment qui faisait tellement de bien à un célibat depuis trop longtemps cristallisé.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et puis la vie s’est mise à débouler autour de moi. De hasards en rencontres, je me suis remise à me percevoir comme quelqu’un qui plaît et non plus comme une femme trop ronde qui n’a pas ses chances ni l’envie de transformer son corps pour s’arrimer aux dictats de la beauté actuelle. Brusquement, l’existence s’est mise à me faire des fleurs, à tous les plans. Des nouvelles amitiés, de nouveaux défis d’emploi. Tout pour moi. Des souvenirs sucrés qui me remontaient en mémoire, confirmés par des attentions que je n’attendais plus. Des preuves tangibles de la place que j’ai occupée dans des espaces temps depuis longtemps révolus qui me laissent croire que je suis, somme toute, une femme comme il s’en fait peu. Et surtout que je ne suis pas le genre de personne dont les échos se taisent facilement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Une petite goutte de bonheur dans un présent qui s’éclairait tranquillement. Comme si le fait de m’être laisser prendre par le charme d’un papa, me remettait sur la route de mes jours. Sur mes sentiers qui mènent ailleurs. Ici, le plus souvent. Comme si, j’avais repris contact avec la flamme qui m’a toujours fait écrire en décidant que je peux encore me laisser émouvoir par des hommes que je ne désire pas toucher autrement que par amitié me permettait, par la bande, de troubler les autres hommes qui bordent mon parcours.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8777095236323353933?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8777095236323353933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8777095236323353933' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8777095236323353933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8777095236323353933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/influence-impalpable.html' title='Influence impalpable'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-583031925008397020</id><published>2008-11-06T11:19:00.000-05:00</published><updated>2008-11-06T11:20:31.805-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Novembre en cocon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sous ma fenêtre, il y a un arbre. Et le brouillard. Novembre bien installé sur ce quartier dans lequel je vis. Dans toute la ville certainement, aussi. Étrange sensation. Il fait une température de septembre, pourtant ce matin a un côté glauque, terne et sombre qui répond tout à fait à l’idée que je me fais de novembre. Je me suis aventurée dans l’opacité du nuage tombée sur la cité. On n’y voit rien. L’avancée est prudente, les bruits étouffés. Chaque coin de rue est une aventure à lui tout seul. Plus tôt, les enfants se tenaient par la main pour se rendre à l’école primaire de l’autre côté de la rue. Leurs pas étaient parsemés de rire contenant une certaine appréhension. On est loin du nuage imaginaire doux et cotonneux sur lequel on pourrait se vautrer correctement. Le nuage échoué sur Terre est un cocon qui isole les citadins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pour peu je me serais crue dans le Londres de Stevenson ou de Shelley. Il me semblait entendre les calèches rouler entre les ombres embrumées. Il ne faisait pas froid pourtant j’avais un frisson persistant dans la moelle des os. Comme si les nuages étendaient leurs tentacules jusqu’à l’intérieur de moi. Pas très rassurant. Surtout lorsqu’on a l’imagination débordante. J’avais envie de posséder un énorme éventail pour chasser ce ciel qui nous est tombé dessus. Envie de me battre contre l’inertie qui m’habite depuis près de dix ans. Comme si en chassant le smog ambiant, j’allais pouvoir chasser du même souffle cette sclérose lancinante qui a fait de moi ce que je ne suis pas vraiment. Désir d’aller aussi jusqu’au bout de mes possibles de changer la perspective que j’ai de moi. Ne plus me voir née pour un petit pain, mais comme une femme qui mérite de prendre une bouchée dans la vie et de sa savourer lentement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Dans les dernières semaines, j’ai eu droit à certains commentaires qui m’ont remis sur des rails depuis longtemps oubliés. Petits cadeaux échappés des phrases éparses de ceux qui me suivent depuis longtemps et qui m’ont vue, impuissants, plonger à toute force dans les stagnations de ma dépression durant lesquelles mes doigts ankylosés ne trouvaient plus les mots qui me libèrent et qui me permettent de respirer. Des actes de foi auxquels ne je donnais plus de crédit. Des souvenirs perclus, perdus à travers les trames du temps qui me remontent l’échine comme un élan qui me permet de me reposer sur des acquis, qui sont les miens. « À quand, Mathilde, ce recueil, ces recueils, auxquels tu aspires si fort? » Drôle de savoir qu’il m’avait écrit ces mots exacts dans mon album de finissants, durant l’été 1991 et que c’est à peu près la première question qu’il m’a reposé lorsque la vie a permis les hasards d’une nouvelle rencontre. Drôle de noter cette similitude dont il est certainement inconscient.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Sous ma fenêtre, le soleil a étiolé le brouillard qui a levé sa chape comme une dame relevant élégamment ses jupes avant d’entreprendre l’ascension d’une estrade, avec toute la grâce que cela suppose. Mes épaules sont désormais légères, mon souffle s’est apaisé. J’ai envie de me jeter dans la mêlée de ma propre vie et d’en sortir aussi éclatante que faire se peut.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-583031925008397020?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/583031925008397020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=583031925008397020' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/583031925008397020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/583031925008397020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/novembre-en-cocon.html' title='Novembre en cocon'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5648712979756556659</id><published>2008-11-01T12:35:00.002-04:00</published><updated>2008-11-01T15:36:35.167-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Lire les femmes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’est assis à ma table, l’air découragé. Avant même qu’il ait fini sa première gorgée de bière, j’avais le plaisir émoustillé, tendu vers les possibles de la discussion. Il a clairement une multitude de femmes en tête. Le regard l’affirme et le découragement le confirme. Il me dit : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Je ne comprendrai jamais les filles. Je pense que je n’ai vraiment pas le bon décodeur.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il fait la moue. Moi, je souris et ça l’exaspère. Je les connais les signes, après tout je suis l’une d’entre elles. Ni la plus jolie ni la plus charmante, pas la plus laide non plus. Je suis une femme célibataire comme tant d’autres autour de moi. Et je peux lire tous les signaux qui s’étalent devant mes yeux. Alors je dis :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Tu veux que je te donne les clés pour que tu comprennes tout ce que les femmes ici, dans ce bar, disent avec leur corps?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il me regarde, ahuri :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Tu penses que t’es capable?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je tends la main vers une table près de la fenêtre où un homme et une femme sont en train de discuter :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Elle… Elle n’est pas très à l’aise. Je pourrais imaginer que c’est un gars auquel elle sait qu’elle plait, mais la réciproque n’est pas vraie. Il se tend vers elle tandis qu’elle cherche à créer une distance. Tu vois, la manière dont elle s’est placée? Le bras de la chaise comme une frontière entre leur deux corps.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Ah tu crois?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je détourne son regard :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;- Au bar, la fille en bleu, ses yeux s’allument quand son voisin de gauche lui parle… Écoute son rire. Là, tu entends? Ce rire de gorge un son grave et chaud? Elle est sous le charme, complètement. Le plus amusant c’est que lui n’a pas l’air sûr de ce que ça peu bien vouloir dire. C’est pourtant clair, pour moi. L’ouverture et béante. L’appel évident. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Oui… T’es certaine? C’est ce que ça veut dire?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Mais oui. Tiens, cette fille-là, tout au fond du bar? Celle avec la camisole rose? Elle s’approche du mec qui joue au billard, celui avec la chemise noire? Ils ont probablement une certaine aventure ensemble. Elle n’est pas certaine de ce qu’elle va recevoir ce soir, alors elle manifeste sa présence, son intérêt, subtilement…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Et là, près du mur, la fille qui écrit. Elle dresse une barrière entre elle et les autres. Pas disponible. Aussi jolie soit-elle. Elle n’est pas là pour faire une conquête, elle est là pour ne pas être seule. Mais elle veut rester seule en même temps. C’est comme ses voisines, à la table d’à côté. Discussion de filles. Pas de place pour un gars qui s’aventurerait à leur parler. Je parierais que celui qui s’y essaierait se ferait revirer de bord rapidement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Hum, ça ce tient, mais t’inventes tout. C’est juste ton imagination&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Tu crois?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le silence s’installe. Il me regarde plus du tout convaincu de me comprendre. Je suis désormais une drôle de petite bonne femme qui parle de séduction, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;plus du tout l’amie à qui il avait donné rendez-vous. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il se lance :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Et toi?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;-Moi? Moi ben, je ronfle, mais je fais les meilleurs petits déjeuners en ville. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5648712979756556659?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5648712979756556659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5648712979756556659' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5648712979756556659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5648712979756556659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/11/lire-les-femmes.html' title='Lire les femmes'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8147398267708742034</id><published>2008-10-30T13:39:00.001-04:00</published><updated>2008-10-30T13:41:30.916-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Les perles de verre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ta main lourde repose sur la rondeur de mon ventre comme une ceinture bien accrochée. Tes cheveux en broussailles chatouillent mon épaule à toute les fois où tu respires. Je tente tant bien que mal de me défaire de ton étreinte, mais tu te loves davantage contre moi dès que tu sens la chaleur de mon corps s’éloigner du tien. Je suis engourdie complètement sous ton poids assoupi. Je caresse lentement l’ovale de tes joues, pour arrimer le souvenir sur le bout de mes doigts. Pour arrimer la réalité au rêve. Le gris du jour naissant fait danser les ombres sur ton visage brusquement vieilli par la trahison de la lumière oblique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu ne m’as pas reconnue. Pas immédiatement. Pourtant, je n’ai pas changé. Pas tant que cela. Mes yeux s’enfouissent toujours sous mes pommettes lorsque je souris, ma voix est toujours aussi grave et je ris toujours aussi fort. Quand je t’ai aperçu sur le pas de la porte, je savais qui tu étais. J’ai tellement fantasmé cette rencontre. Tellement voulu que le moment se présente qui me donnerait l’occasion de me jouer de toi comme tu l’as si bien fait à mes dépends. Du haut de ta popularité adolescente, du haut de ton petit trône de pacotille, tu multipliais mesquineries à mon endroit. Et moi, amoureuse jusqu’à la lie, je buvais les mots de ton mépris comme des perles de verre pour moi déversées.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Mais à trente ans passés, les joutes du désir ne se mesurent pas à la même aune qu’à treize ou quatorze ans. Il ne t’est plus nécessaire de faire le paon devant ta petite cours ridicule pour connaître ta valeur à tes propres yeux. Tu ne t’es pas excusé pour ton attitude passée. Je crois que tu n’as jamais su toute la douleur que tu as pu faire naître dans ton sillage. La mienne et celle de beaucoup d’autres aussi, je présume. Je crois que tu as toujours été assez inconscient des dommages collatéraux de ta beauté infantile.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai voulu saisir la chance qui m’étais offerte, te ramener à moi comme tu m’avais rejetée. Je n’ai pas hésité un instant lorsque tes lèvres se sont posées sur les miennes. J’ai plongé dans l’instant présent embrumé des parfums du passé. J’ai voulu me parer de revanche mordre dans ta peau comme tu avais attisé mes écueils. J’ai voulu être méchante pour le plaisir de l’être. Mais, je suis ainsi faite que les saveurs de la vengeance prennent rapidement de l’amertume et que je m’en défais sans même m’en apercevoir. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et ce matin, tu es là. Ton corps s’accordant au mien comme les pièces bien huilées d’un engrenage depuis longtemps rodé. La victoire n’est pas ce que je croyais parce que tu es aussi petit que tu l’étais il y a si longtemps. Petit et obtus. Tourné sur toi-même, très peu à l’écoute de ce qui se passe à l’extérieur des limites étroites de tes désirs. Et moi, je me dis que je peux enfin tourner la page de ce passé que je n’ai jamais laissé s’envoler comme il se devait. Et moi, je me dis qu’il est largement temps que je m’encre désormais dans l’avenir. Parce que je mérite bien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8147398267708742034?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8147398267708742034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8147398267708742034' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8147398267708742034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8147398267708742034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/les-perles-de-verre.html' title='Les perles de verre'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6298370341307536396</id><published>2008-10-28T13:06:00.002-04:00</published><updated>2008-12-09T08:49:49.540-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>Croire en toi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;t’aurais garder="" poids="" sa="" peau="" sous="" tes="" ton="" histoire="" continue="" tirer="" entre="" parmi="" toutes="" les="" autres="" pour="" faire="" saut="" devenir="" celui="" devrait="" aurais="" voulu="" disait="" choses="" remuaient="" par="" en="" le="" fin="" des="" croire="" fois="" tait="" la="" seule="" qui="" comptait="" vibres="" encore="" aux="" lans="" ces="" mots="" il="" ne="" te="" dira="" et="" tu="" es="" pas="" capable="" concevoir="" cette="" absence="" de="" autrement="" que="" comme="" un=""&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tu revois ses yeux qui mordaient dans les tiens, pantelants de désir. Et tu te dis que ça ne peut pas avoir arrêté aussi subitement que cela. Sa gentillesse dans la rupture te touche encore plus que n’importe quel mot qu’il ait pu dire, avant. Et tu cherches des réponses à des questions qui n’en sont pas. Pas vraiment. Comment expliquer que soudainement l’amour s’est étiolé? Il s’est tiré sans crier gare, comme un voleur pris sur le fait. Il s’est tiré de son côté pendant que toi tu n’avais pas fini d’aimer. Et tu me demandes où est la justice là-dedans. Mais il n’y a jamais eu de justice en amour. Malheureusement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tu me demandes pourquoi ces amours mortes, avortées ou jamais vraiment surgies du néant te font encore tellement de mal. Je voudrais pouvoir prendre ta peine à pleines mains, la lover contre mon cœur pour t’en décharger un peu. Sauf que la vie, ce n’est pas ainsi. Pas de pitié pour les gens qui sont assez entiers pour vivre leurs sentiments jusqu’au bout. Pas de pitié pour ceux qui portent leur cœur en bandoulière et les balafres de leurs passions passées. La douleur est là, bien réelle, elle fait des vagues qui refluent, aux pires moments. Lorsque tu ne t’y attends pas. Lorsque tu réussi à coup de force d’âme à passer outre. Alors les raz-de-marée s’y mettent et tu n’y peux rien. Alors tu te sens seule. Alors, tu te sens veule.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je voudrais pouvoir te dire que la vie n’est pas cruelle, mais je ne saurais mentir à ce point. Je ne saurais te regarder en face, toi qui persistes à croire en ta vérité, même si ça fait mal, surtout si ça fait mal. Je voudrais te dire que tu peux te mettre en mode repos et continuer à avancer dans la vie comme si de rien n’était. Barricader tes émotions dans une tour et les protéger du mieux que tu le puisses des envahisseurs possibles. Je pourrais te le dire, mais je ne le ferai pas. Parce que j’ai appris à mes dépends que vivre ainsi ce n’était pas vivre du tout. Que vivre ainsi c’était acheter au destin une paix précaire qui n’a de vrai que l’absence de sentiment. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Alors, je te dirai simplement, repose-toi, appelle-moi tant qu’il le faudra et crois en toi. Parce que moi, j’y crois.&lt;/p&gt;&lt;/t’aurais&gt;&lt;/div&gt;&lt;t’aurais garder="" poids="" sa="" peau="" sous="" tes="" ton="" histoire="" continue="" tirer="" entre="" parmi="" toutes="" les="" autres="" pour="" faire="" saut="" devenir="" celui="" devrait="" aurais="" voulu="" disait="" choses="" remuaient="" par="" en="" le="" fin="" des="" croire="" fois="" tait="" la="" seule="" qui="" comptait="" vibres="" encore="" aux="" lans="" ces="" mots="" il="" ne="" te="" dira="" et="" tu="" es="" pas="" capable="" concevoir="" cette="" absence="" de="" autrement="" que="" comme="" un=""&gt;  &lt;/t’aurais&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6298370341307536396?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6298370341307536396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6298370341307536396' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6298370341307536396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6298370341307536396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/croire-en-toi.html' title='Croire en toi'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3665716394063879051</id><published>2008-10-25T07:09:00.000-04:00</published><updated>2008-10-25T07:10:01.673-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>La petit reine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du lundi au vendredi, elle se meut au centre de sa cour, pavanant sa blondeur presque indécente sur le petit monde qu’elle s’approprie. Du haut de ses quatorze ans, elle se sent tous les droits. Elle est jolie, elle le sait. Cela lui permet de s’arroger tous les droits sur ses pairs. Souvent, elle pousse l’audace pour se prévaloir du droit de se mettre au cœur de l’existence de tous ceux qu’elle croise. Dans l’autobus bondé des jours de semaine par exemple, elle parle plus fort que tout le monde, prenant un malin plaisir à crier des commentaires au gens qui sont le plus loin d’elle possible. Ainsi tous les quidams qui s’entassent autour d’eux sont-il témoin de son importance, de celle qu’elle se donne, de celle qu’on lui donne. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La plupart du temps, elle écoute de la musique sur un téléphone cellulaire. Point pour elle d’écouteurs, ce n’est pas nécessaire, son petit joujou fonctionne sans, ainsi elle peut faire profiter à tous ceux qui la croise de ses goûts musicaux. Qui ne sont pas les miens. Et forces de commentaires sur la pertinence de cette musique ajouteront aux bruits ambiants. Que les autres ados approuvent sans hésitation. Elle est celle qui sait. Qui connaît la valeur de tout un chacun sur ce trajet. Et surtout la sienne.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je vois bien le mépris dont elle me toise. Je ne suis après tout qu’une &lt;i style=""&gt;vieille&lt;/i&gt; femme qui croise sa route tous les jours. Je n’ai même pas d’amis avec qui parler dans le transport en commun, alors je me mure dans un livre. Je sais que pour cette jeune demoiselle, c’est le comble du déshonneur. Cette solitude absolue qui lui raconte que je n’ai pas plus d’importance qu’un grain de sable dans l’univers, tandis qu’elle se donne bien du mal pour s’assurer de prendre toute l’importance à laquelle elle croit avoir droit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Parfois, les adolescents sont tellement tumultueux que je n’arrive pas à me concentrer sur ma lecture. Alors je laisse dériver mes oreilles sur leurs conversations bruyantes et souvent ineptes. Je n’arrive que rarement à bien dissimuler mes sourires. Lorsqu’elle les attrape au passage, je sens que je la choque. Peu m’importe, en fait, ce qu’elle pense, je me retrouve à toutes les fois catapultée dans un passé depuis longtemps révolu. Ce moment de ma vie durant lequel j’avais moi-même quatorze ans et où je me définissais à travers le regard de mes semblables, ce moment durant lequel je n’étais certes pas la reine des lieux. Les reines de mon époque, en réalité, n’étaient pas très gentilles. Et quelque chose dans son attitude à elle m’affirme que l’histoire se répète aujourd’hui. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Malgré ses coups d’œil qui m’assassinent à chaque fois que flotte un sourire sur mon visage parce que je suis prise dans le milieu de l’ouragan de ce monde adolescent, je la vois se raidir et me juger. Je retiens à grand peine mes éclats de rire en me disant que, franchement, je suis bien aise d’en avoir terminé avec cette partie de ma vie. Maintenant, je n’ai plus autant besoin de l’approbation d’autrui à toute heure du jour.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Même si je dois admettre que l’approbation fait beaucoup de bien.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3665716394063879051?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3665716394063879051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3665716394063879051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3665716394063879051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3665716394063879051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/la-petit-reine.html' title='La petit reine'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5724592398741907635</id><published>2008-10-19T07:04:00.002-04:00</published><updated>2008-10-19T07:12:21.724-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>L'humour de la fuite</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Elle n’était pas précisément gentille à son égard. Un brin trop fonceuse, un brin trop baveuse. Il la trouvait tellement vive, tellement intelligente et jolie. La plupart du temps, son attitude le faisait rire. Mais quelquefois, il trouvait qu’elle allait trop loin dans ses taquineries. Surtout celles concernant leur différence d’âge. Il n’était pas si jeune après tout, deux minces années les séparaient, mais elle continuait à enfoncer le clou comme si ses sentiments heurtés n’étaient que des dommages collatéraux auxquels il n’était pas essentiel qu’elle porte importance.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Malgré tout, il la désirait comme un homme désire une femme. Dans toute l’intensité de sa jeune vingtaine pas trop expérimentée. Elle le savait. Parfois, elle lui jetait ce regard intense qui évaluait la situation réelle, ce qui se terrait dessous l’humour acéré de ses paroles. Ça ne durait jamais très longtemps. Elle reprenait rapidement les sentiers connus des blagues qui créent une certaine distance, tout en favorisant les rapprochements. Pour se défendre, il se mettait aussi à l’humour, de façon maladroite, pour faire le &lt;i style=""&gt;punch&lt;/i&gt;, se sentir à la hauteur. Alors elle lui disait : «  Tu fais tellement d’esprit de bottine que tu vas finir par t’emmêler dans tes lacets. » Et il avait envie d’hurler « Mais si tu m’écoutais quand je te dis autre chose que des niaiseries, je n’aurais pas besoin d’en arriver-là! » Règle générale, il passait cette information sous silence.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il s’était battu pour elle, battu pour attirer et garder son attention. À coup, de soirées qui n’en finissent plus et de présence à tout moment. Il s’était rendu pratiquement indispensable, ami fidèle des hauts comme des bas de la jeune femme. Il savait qu’elle portait une peine d’amour qui lui avait lacérer le cœur, qu’elle n’avait cure de ces histoires d’amour qui finissent toujours par laisser des plaies béantes sur leur passage. Elle se trouvait dans le rebond de ces peines, cet instant durant lequel le désabusement l’emporte largement sur l’enchantement. Il arrivait à François de se dire que c’était justement cela qui l’attirait; l’envie de sauver Amélie malgré elle. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;De son côté Amélie avait souvent l’impression d’être devenue ce qu’elle avait si longtemps détesté ; une femme qui joue de son pouvoir comme d’autres caressent les cordes d’un violon du bout de l’archet. Prise de culpabilité durant de brefs moments elle lui disait qu’ils feraient peut-être mieux d’arrêter de se voir. François, alors, défendait sa position bec et ongles, lui affirmant qu’il était assez grand pour décider lui-même lorsque ça ferait assez mal pour le mettre en danger. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et puis, il quitta la ville pour poursuivre des rêves professionnels ailleurs. Créant ainsi une césure dans la relation. Un temps d’arrêt permettant une vue d’ensemble sur la situation. Seulement, François avait dû se rendre à l’évidence que la peau d’Amélie hantait encore ses doigts et ses songes. Qu’il s’était somme toute largement attaché. Alors prenant son courage à deux mains, un soir où il était de passage dans sa ville d’origine, il lui avait dit : « Tu sais Amélie, si tu avais voulu de moi à l’époque, tu ne serais sans doute plus toute seule aujourd’hui. » Elle avait répondu : « Je sais à quel point tu m’aurais aimée, et bien aimée. Je connais ton cœur et ta générosité. Je sais que j’ai créé toute seule ma solitude, et je suis vraiment désolée de t’avoir blessé. » Il lui fit un demi sourire, si triste, avant de tourner les talons et ne plus jamais revenir sur ces sentiers où il pourrait la croiser. Se jurant que, cette fois-ci, il serait guéri. À ma connaissance, il a réussi.&lt;/p&gt;  &lt;elle ment="" gentille="" un="" brin="" tellement="" intelligente="" et="" la="" plupart="" du="" son="" attitude="" faisait="" trouvait="" allait="" trop="" loin="" dans="" surtout="" celles="" concernant="" leur="" rence="" jeune="" deux="" minces="" es="" les="" mais="" continuait="" enfoncer="" le="" clou="" comme="" si="" ses="" sentiments="" s="" taient="" que="" des="" dommages="" raux="" auxquels="" il="" tait="" pas="" essentiel="" elle="" porte=""&gt;  &lt;/elle&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5724592398741907635?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5724592398741907635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5724592398741907635' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5724592398741907635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5724592398741907635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/lhumour-de-la-fuite.html' title='L&apos;humour de la fuite'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-1495821122804497266</id><published>2008-10-15T17:28:00.002-04:00</published><updated>2008-10-16T09:53:41.052-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Guérir comme ça</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu te dis que tu es guérie. Aucune maudite raison pour ne pas bien aller. Tu te dis que c’est fini. Plus de larmes amères, plus de fond d’océan qui ne mènent qu’aux abysses de toi. Tu te dis que c’est trop peu pour toi finalement. Mais tu n’écris pas. Lorsqu’on te demandera s’il y a quelque chose qui cloche, tu répondras, sure de toi, que vraiment non, tout va bien. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les jours passent et ce qu’il y a de plus excitant dans ta vie c’est les programmes que tu suis au petit écran. Une addict de la télé. Tu te dois de te ruer sur le divan du salon pour ne pas manquer, ne serait-ce qu’une mini part de l’intrigue. Lorsque tes amis t’appellent pour sortir, tu as toujours de bonnes raisons pour refuser. Irréfutables. Tu n’as plus de conversation, plus d’élans du cœur sur toutes les futilités qui d’ordinaire t’allument. Plus de grand chambardement à la suite d’une rencontre fortuite, d’un sourire échangé en douce.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu passes ton temps à te regarder le bide et à te dire que tu es trop grosse pour être belle. Tu passes ton temps à te dire des choses assez vilaines et mesquines, mais tu ne fais rien pour changer le cours des choses. Tu accuses les autres de te délaisser. Tu ne fais pas d’effort pour entretenir tes relations épistolaires qui t’ont si longtemps fait du bien. Tu te négliges et tu négliges ton entourage. Tu es jalouse de l’attention d’autrui. Tu te dis que la vie est décidément injuste parce que tu es somme toute une personne agréable, mais bêtement délaissée par tous ceux que tu as cru un jour aimer. Tu demandes des comptes. Et tu calcules. La somme de ce que l’on te doit dépasse toujours largement la somme de ce qu’on t’a donné.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu tombes lentement dans les ornières de ce qui t’horripile le plus, de ce que tu reproches si vertement à ces personnes que tu as laissées sur le bord de tes routes toutes personnelles, parce qu’elles te faisaient plus de mal que de bien. Tu t’immobilises. Tu t’immoles sur l’autel des rêves qui ne se sont pas réalisés. Mais tu refuses obstinément de te regarder en face. Parce que tu te dis que si tu es guérie, tu ne devrais pas avoir à regarder ces choses-là. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Puis le printemps revient. L’air de rien. Tu te lances dans certaines activités qui te manquaient sans doute plus que tu ne le croyais. Et la roue du mouvement se met en marche. Soudainement, t’as le temps de tout faire et de faire tout. L’éclat de rire du fond de tes yeux se remet à briller. Tu cesses bizarrement de te chicaner avec tout le monde en te disant qu’enfin, ces gens se mettent à te comprendre, mais au fond, c’est toi qui changes. Pour le mieux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Et puis un jour, tu t’assoies en compagnie d’une vieille connaissance qui ne t’a pas connue dans ce que tu as de plus laid et qui te dis que tu dois écrire, tout simplement. Et tu le crois.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-1495821122804497266?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/1495821122804497266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=1495821122804497266' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1495821122804497266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1495821122804497266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/gurir-comme.html' title='Guérir comme ça'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5928352162928088805</id><published>2008-10-14T14:31:00.001-04:00</published><updated>2008-10-15T08:35:06.278-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Le prix de ta liberté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;!--[endif]--&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu m’as dit : « C’est juste pour le plaisir, juste pour cette fois. » Je me suis laissée tenter. Charmée par l’intensité de ton regard, de ta voix dans mon oreille, comme s’il n’y avait que toi et moi au monde plutôt que nous deux et la quantité de gens qui étaient présents. J’ai pensé que je n’étais plus une petite fille qui courait après l’amour véritable au premier échange de regards, j’ai pensé qu’une seule fois ne me ferait pas de mal. J’ai pensé que je pourrais faire taire cette petite voix intérieure qui m’entrave si souvent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tu m’as dit : « C’est pour le plaisir de la chair, celui de la volupté. Laisse murmurer des sens au lieu de les museler… » Tes paroles se sont suspendues à tes gestes. Mon souffle s’est suspendu à tes doigts. Et je me suis vue tomber. Abandonnant derrière moi le souvenir de la femme forte et rebelle qui me fait office d’écran public. Au matin déjà, je prenais la résolution de ne plus te voir. Éviter les rencontres impromptues, les yeux qui tuent. Pousser l’audace jusqu’à changer des habitudes pourtant bien ancrées. Parce que je sais maintenant reconnaître les petites bêtes qui m’attachent le corps et le cœur. Et que j’avais au moins compris qu’entre toi et moi, il y aurait toujours ta liberté.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Par jeu, je crois, tu t’es mis à arpenter mon sillage. Fantôme suave de mes soirées qui essayaient de provoquer la fuite. La seule fois s’est mutée en plusieurs. Mon cœur s’est resserré autours de toi. Plus capable de me nier quelle importance tu avais prise sur moi. Je me suis arraché les ongles à faire taire mes doutes et mes angoisses parce que tu ne voulais pas t’engager et qu’au seul mot « couple » je te voyais déjà voguer vers d’autres cieux que les miens. Me taire pour ne pas perdre cette complicité et cette unicité que j’avais mis si longtemps à établir.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai laissé toutes les portes ouvertes. Pas osé dire que ça me faisait mal quand ta précieuse liberté amputait la mienne. Pas osé avouer, qu’à mes yeux, tu étais un peu plus que tout ce que j’avais connu jusqu’à toi. J’ai tellement bien adopté mon personnage, façonné pour toi, que mes amis les plus proches s’y sont laissés prendre. Après tout cette femme muraille me ressemblait bien. Alors pourquoi auraient-ils questionné cette indépendance dont je faisais montre?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Nous avions succombés à la chair, je m’étais accroché les sentiments. Toute seule, sans ton aval. Je savais que tu me dirais que tu n’étais prêt à rien. Ni à vivre avec moi, ni a faire des projets plus loin que la semaine suivante. Je savais que tant que je resterai là, immobile et fidèle, je n’aurais, en partage, que les restes épars de ce que tu es.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je me suis détachée avant de partir. Fait un deuil difficile. Prenant ma douleur sur ma poitrine comme d’autres bercent leurs enfants. On s’est quittés s’en trop s’en apercevoir. On s’est quittés comme lorsqu’on dit : « Au revoir » à un ami sur le coin d’une rue. J’ai repris mes sentiments meurtris et je les pansés lentement. J’ai repris mes sentiments meurtris et je les ai fait grandir lentement et maintenant, je suis prête, enfin, à les offrir à un autre que toi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5928352162928088805?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5928352162928088805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5928352162928088805' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5928352162928088805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5928352162928088805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/le-prix-de-ta-libert.html' title='Le prix de ta liberté'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3356147712858870975</id><published>2008-10-10T07:13:00.000-04:00</published><updated>2008-10-10T07:14:46.829-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Nourir mon âme</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La salle était déjà pleine lorsque nous sommes arrivés. J’aurais dû rappeler à mes compagnons de spectacle que j’ai un peu de peine à supporter la foule. Un peu beaucoup. Et puis, je suis petite, je me retrouve toujours à voir une forêt de têtes et de dos davantage que le spectacle lui-même. Ce n’est pas très agréable. Mais j’ai essayé. Essayer de me baigner dans la foule sans trop en sentir les conséquences. Sauf que, ça n’a pas très bien réussi. Au bout de trois chansons, j’avais des vagues de chaleurs qui me remontaient les pieds jusqu’à la tête, faisaient battre mon cœur un peu trop vite. Et puis, j’ai perdu le fil du spectacle aussi génial soit-il. C’était Karkwa, hier soir au Club Soda.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Alors, je suis montée aux balcons. Histoire de me donner un peu d’espace, histoire de me donner une chance de voir quelque chose. Sage décision pour une petite Mathilde presque guérie de ses peurs irraisonnées. Presque, mais pas encore tout à fait. Du haut de mon perchoir solitaire, j’ai observé la foule, cette masse compacte de têtes qui chantait à en perdre les sens les textes superbes sur une musique tout aussi fantastique. La plupart du temps, lorsque je vais voir un spectacle, je constate que les filles se regroupent et deviennent des adolescentes effervescentes le temps du show. Hier, hier c’était différent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je pouvais remarquer, de mon perchoir temporaire qu’une masse d’hommes laissait la musique lui dresser les poils sur le corps. Les femmes étaient éparpillées dans cette marée et tentaient de bouger un peu au cœur de la musique, pour en sentir davantage le pouls, je crois. Moi, je me berçais des paroles qui m’allument depuis que je connais ce groupe-là. J’ai toujours eu les mots sensibles et les oreilles beaucoup plus aiguisées aux images qu’aux notes. Et je me suis laissée harponnée par des phrases que je connais par cœur comme si c’était encore la toute première fois que je les entendais. Qu’une personne ait pu écrire « Je déchirerai le temps lui-même » ou encore&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;« J’allume ton visage, un phare dans la nuit », pour ne tirer que deux vers qui m’ont hanté les oreilles toute la nuit, me fait mourir d’envie. D’envie de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les avoir écrit la première. Mais d’autres ont créé ces images avant moi alors je m’en repais le plus possible.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’ai quitté avant la fin. Au moment où les rappels allaient commencer. Trop de foule, trop de gens, pas assez d’air. Je me sentais cuite à l’étouffée. Je suis partie en voleuse, sans le dire à personne, surtout pas aux gens avec qui j’étais venue (je m’en excuse). Besoin criant de prendre un pas sur l’espace. Besoin d’être seule après tant de gens. J’ai marché plus loin que supposé avant de m’engouffrer dans le métro. Marché pour me nourrir les veines d’oxygène. En repassant des extraits que j’avais encore en mémoire. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pas de regrets. Un bon spectacle qui valait largement le prix payé. Mais j’avais besoin de faire le point toute seule sur ces émotions si grandes qu’on m’a fait vivre. Avant de m’endormir tout doucement, bercée par les mots qui me nourrissent l’âme.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3356147712858870975?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3356147712858870975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3356147712858870975' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3356147712858870975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3356147712858870975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/nourir-mon-me.html' title='Nourir mon âme'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7784254313196533926</id><published>2008-10-09T09:31:00.001-04:00</published><updated>2008-10-09T09:34:12.470-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>les nuits qui ne portent pas conseil</title><content type='html'>&lt;!--[endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’étaient des nuits aux contours laiteux. Des nuits que je voyais se lever avec le poing au cœur comme une masse de briques sur mon estomac. Le jour, je ne disais rien, je ne faisais rien, je n’appelais personne. J’écoutais la télévision pour assommer la douleur. Pour assommer l’ennui. Mais lorsque l’aiguille de l’horloge croisait vingt-trois heures, mes angoisses s’aiguisaient et il n’était plus question que je trouve le sommeil. Des que mes yeux s’affaissaient sur l’éveil, je voyais arriver en boucles toutes mes défaites, toutes mes erreurs, persuadée que j’étais de n’être que la sommes de celles-ci. Quelquefois aussi, c’étaient les visages superposés des hommes qui m’avaient plus mais qui ne m’avaient pas rendue la pareille. Alors, je me convainquais que j’étais trop grosse, trop laide pour mériter de telles attentions. Alors je me voyais comme une loque. Rien de moins. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;                    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’essayais de fermer les lumières et les yeux, j’essayais de trouver le repos de l’âme et du corps. Je ne voulais plus vivre. Pas dans un tel état. Mais j’étais trop lâche pour mourir aussi. J’errais donc sur les rives de l’existence sans trop savoir comment revenir à moi-même. Les nuits étaient longues. Les nuits étalaient leurs heures jusqu’à ce que le soleil traverse timidement les stores. À ce moment seulement, je pouvais penser à autre chose qu’à ma solitude. À mon immense solitude. J’appelais ma mère à la rescousse. Tout le temps. Et je pleurais les larmes que j’avais retenues toute la nuit. Je lui disais à quel point rien n’allait plus. Elle était forte, forte pour sa fille. Même si au fond d’elle-même criait le désespoir de me voir m’enrouler autour de mes douleurs sans plus avoir de manière de me sortir de ces impasses qui revenaient toutes les nuits.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Un jour, un ami est venu me chercher par la peau du cou. Il le fallait. Il m’a amenée voir des gens qui pouvaient m’aider parce qu’il était évident que je n’y arriverais pas toute seule. J’ai tranquillement recommencé à dormir durant les heures sombres qui reposent le mieux. J’ai tranquillement cessé de pleurer tout le temps. Et j’ai découvert que pouvais pleurer encore. Quelquefois, lorsque ça faisait du bien. Laisser les digues de mes larmes crever sur l’oreiller. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Pleurer sur moi, mais aussi sur d’autres comme si désormais je pouvais partager les douleurs, plus uniquement me lover dans les miennes. Les nuits sont redevenues des compagnes acceptables; la plupart du temps. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il m’arrive encore de m’échouer sur l’écueil de mes pensées. Il m’arrive encore de n’avoir plus rien à dire que des cris de douleur sous l’œil serein de la Lune. À tourner dans un sens et dans l’autre. À espérer que mes pensées me feront l’honneur d’une trêve pour que je puisse m’engloutir dans le sommeil. Et les minutes passent comme autant d’heures volées au sommeil. Alors j’attends que les images cessent de me tourner en bourrique à mes propres yeux. Alors j’attends que le soleil redonne des couleurs diurnes à ma vie, même lors de matins gris.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors j’espère bien inutilement que la prochaine fois sera dans très longtemps. Mais je sais très bien qu’il n’en sera rien. La dépression m’aura au moins appris que je ne dois pas me débrancher de moi, même lorsque ça fait mal et que ça perturbe mes précieuses heures de sommeil. Désormais je traverse mes déserts en me disant que demain est une autre nuit&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7784254313196533926?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7784254313196533926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7784254313196533926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7784254313196533926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7784254313196533926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/10/les-nuits-qui-ne-portent-pas-conseil.html' title='les nuits qui ne portent pas conseil'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4122264212370015782</id><published>2008-09-19T11:05:00.002-04:00</published><updated>2008-09-19T16:41:37.080-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>La dernière lettre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que peut-on dire à quelqu’un qui s’est envolé au dessus d’un pont sur un boulevard trop fréquenté? Que peut-on dire à ceux qui restent pour essayer de les consoler? Je n’ai pas de mot. Pas solution à la douleur. Rien sinon l’envie de te dire que je t’aimais bien. Malgré les voix qui t’habitaient, ou peut-être en partie à cause des voix qui t’habitaient.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je garderai en mémoire nos discussions en catimini sur ta folie et la mienne. Lorsque les différences entre nous et les autres devenaient trop lourdes. Les rires de dérision partagés comme une pâtisserie dévorée en cachette qui nous laisserait des traces visibles autour de la bouche. Je garderai en mémoire toute ta gentillesse et ta cordialité. J’aurai été chanceuse de ne connaître de toi que le plus beau, le plus humain. L’écorché de l’âme qui se présentait à moi été un homme bien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne saurai jamais vraiment toute l’étendue de ta douleur. Je ne pourrais jamais comprendre complètement cette réalité qui n’existait que pour toi. Cette partie du monde m’est fermée, probablement pour le mieux. Mais le garçon que j’ai vu grandir de loin et qui s’est mué en homme tant bien que mal, était quelqu’un de profondément vrai. Ce qui est aussi rare que précieux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tu laisses derrière toi, une douleur immense, chargée d’incompréhension. Avec le temps elle s’atténuera certainement, mais à ce jour elle est rouge et saignante. Je ne t’accuse pas. Je ne te reproche pas ce départ violent. C’était un chemin tortueux que peut de gens auraient pu suivre. Un chemin qui s’est terminé abruptement, mais c’était le tien. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je vais prendre le temps de te laisser partir. Lover ma toute petite douleur personnelle et tenter de panser celle plus grande de ceux qui te connaissaient mieux. Je vais essayer de reconstruire mes souvenirs et ne garder que ceux de tes yeux qui pétillaient en riant. Et tu feras désormais partie de ces fantômes de bien que je sens autour de moi comme autant de protecteurs de ma propre existence.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et je vais te souhaiter bonne chance dans ce choix que tu as fait en espérant que ce passage sera moins ardu pour toi que celui dans lequel nous nous sommes connus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Avec toute mon affection,&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mathilde &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4122264212370015782?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4122264212370015782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4122264212370015782' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4122264212370015782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4122264212370015782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/09/la-dernire-lettre.html' title='La dernière lettre'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6535546270648247627</id><published>2008-08-31T11:26:00.002-04:00</published><updated>2008-08-31T11:33:49.930-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>7 jours de la semaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mardi : Grosse journée, grosse fatigue. La soirée et chaude et haute en couleur. Déception de ne pas voir paraître ceux que j’attendais. Exaltation de voir avancer ceux que je ne prévoyais pas là. Au retour, une conversation échevelée entre deux feux de circulation.  Des rires qui s’égrènent sur les heures. Je m’endors heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi : Les tumultes des voyages en vélo me rattrapent. Je manque de me faire tuer plusieurs fois parce que je respecte le code de la route. J’en arrive à penser que je ne devrais pas être à ce point civilisée. Dans un monde où les voitures ont la main mise sur la circulation, ma monture légère ne fait pas le poids des gens pressés. J’arrive au travail échevelée et quelque peu agressive. Entre deux dossiers d’employés et des horaires à revoir, j’ai l’impression de ne pas voir passer la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi : La rentrée entame son œuvre. Ça et là, des parents courent à la recherche des livres inscrits sur la liste de leur adolescent. Nos stocks sont vidés, les paroles s’écroulent dans la vase des insultes insignifiantes contre lesquelles nous ne pouvons rien. Je tente de faire passer par l’humour, ces montées intempestives, ce qui ne fonctionne pas tout le temps. Je me dis que Noël arrive beaucoup trop rapidement dans le commerce de détail et que je n’aurai pas trop de l’expérience acquise l’année dernière pour passer à travers les mois à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi : le téléphone. Ma vie est bouleversée. Complètement. Je cherche mes repères sans plus les trouver. J’ai le sentiment qu’un gouffre béant s’est ouvert sous mes pas. Mon équilibre est précaire. J’aurai besoin de nouvelles assises dans les semaines prochaines. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis ce que j’ai voulu être et pourtant, la peur, la grosse trouille jaune me serre les entrailles. Paradoxalement, j’ai très, très hâte de débuter ma nouvelle existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi : j’écume les tables de ce bar où je suis allée traîner ma solitude beaucoup trop souvent. Prise par le départ imminent de gens que j’aime pour des destinations aussi lointaines qu’exotiques, je ne remarque pas qu’à quelques pas de moi se trouve une personne qu’il me tarde de revoir depuis des années maintenant. Une douce amertume de plus dans cette soirée coincée entre le rire et les larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche : je réalise que je n’ai rien écrit depuis quatre mois. Ce silence ne me ressemble pas. Ce silence ne s’explique pas. Et j’ignore comment vaincre cette barrière immatérielle.  Alors je repense à cette semaine qui fut lourde en événements et en émotions contradictoires. Et les mots me reviennent comme de vieux amis pas tout à fait oubliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi : Nouvelle semaine, nouvelle vie. Désormais, j’entre dans une existence de banlieusarde. Un défi. Une promotion. Un milieu syndiqué à diriger. À digérer. Une longueur de transport de plus. Mais je ne m’inquiète pas trop. Je sais que j’aurai toujours un livre avec moi. Et des nouvelles rencontres à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que c’est ce dont j’avais besoin pour retrouver le sentier de ma plume ainsi que ces chemins qui mènent ailleurs?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6535546270648247627?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6535546270648247627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6535546270648247627' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6535546270648247627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6535546270648247627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/08/7-jours-de-la-semaine.html' title='7 jours de la semaine'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8552245089544202629</id><published>2008-04-29T17:00:00.001-04:00</published><updated>2008-10-09T07:34:48.483-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Après l'amour</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’amour, c’est le désarroi. C’est la solitude qui évide le cœur. Après l’amour c’est la tempête des pourquoi qui pleuvent ou qui remontent la gorge, mais qu’aucun parapluie ne vient écarter. Et la valse des conditionnels qui se mettent à augmenter le rythme des suppositions. Et l’on refait sans fin les chemins des derniers jours, des derniers mois, des dernières années en tentant de tracer la ligne impalpable de cet horizon dépassé.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’amour il y a les hésitations des retours en arrière, vers ces pays connus et maintes fois visités des habitudes usées, mais confortables. Après l’amour c’est ce jour où l’on s’aperçoit que les conversations n’ont plus le même tonus qu’auparavant et qui se résument à des banalités convenues parce qu’on a le sentiment d’avoir fait le tour de tout ce que l’on avait à se dire, qu’on a plus rien de nouveau à apporter à cette histoire. Alors on s’imagine que tout en chacun devient plus intéressant que soi. Et une petite peur insidieusement mêlée de jalousie nous écorche les certitudes. Après l’amour ce sont tous ces cœurs laissés sur les voies d’évitement des autoroutes affectives qui ne savent plus comment reprendre la croisière du verbe aimer ou avouer.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’amour c’est un matin d’automne où l’on se réveille, vide de sens, à côté de celui qui est tranquillement devenu un étranger. C’est le moment où l’on s’empêche de répondre « moi aussi » au « je t’aime » de la séparation quotidienne parce qu’on ne le ressens plus. Sans savoir ni comment ni à quel moment il s’est envolé. Sans savoir si un jour on pourra reprendre le fil de ce sentiment pour tisser un autre chapitre à notre histoire de vie. Après l’amour ce sont toutes les larmes d’impuissance que l’on verse sur le mal que l’on fait à l’autre et que l’on se fait aussi à soi-même. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’amour ce sont les jugements cassants de ceux que l’on quitte par défaut ; parents, amis, collègues de cet être dont les pas partent vers d’autres lieux lorsqu’on est la personne ayant instigué la rupture ou encore les phrases plates de ceux qui ne savent plus quoi dire pour recoller une âme éclatée. Et l’on se sent trahi par l’autre, mais plus encore par soi. Après l’amour ce sont des ailes qui se défroissent lentement, malgré la peur, malgré le doute et qui poussent à aller juste un peu plus loin, au bout de soi. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après l’amour ce sont des tonnes de souvenirs qui font sourire ou qui font rire. Des heures de plaisir nostalgique à se remémorer les instants qui avaient créé, l’amour justement. Ce sont ces perles rares qui nous appartiennent en propre et qui sont devenues une part de nous, jusqu’à nous définir, un petit peu.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Avant l’amour c’était toi et moi. Après l’amour est devenu toi ou moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8552245089544202629?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8552245089544202629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8552245089544202629' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8552245089544202629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8552245089544202629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/04/aprs-lamour.html' title='Après l&apos;amour'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2669958986789674358</id><published>2008-04-15T10:25:00.000-04:00</published><updated>2008-04-15T10:26:26.370-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Une tache de vin bien marquée</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’était une de ces journées où les obligations nous éveillent avant l’aube. La nuit d’hiver qui s’étirait sur les heures du jour rendait le levé du corps difficile. Je me sentais le corps engourdi de sommeil et je me demandais bien comment j’allais arriver à passer outre cette grosse fatigue qui immobilise la fluidité des mouvements. Je travaille de soir depuis des années ce qui fait que j’ai un peu perdu l’habitude de me lever dans l’encre des nuits qui s’étirent jusqu’aux berges du matin, dans la froidure de février. Ce jour-là, le soleil tentait vainement d’éclairer la ville de ses rayons camouflés par des nuages tenaces tandis que j’essayais, sans trop de succès de m’ouvrir les yeux.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’aurais préféré me blottir à nouveau dans les couvertures en attendant que le jour fasse son entrée dans le monde. Cependant, je ne pouvais me permettre de flâner puisque qu’on comptait sur moi, au travail. Aussi, après avoir pris ma douche, aie-je entrepris de me faire un café bien tassé. Je possède une cafetière italienne, de celle qu’on fait chauffé sur le rond du poêle. Le premier café est donc presque trop chaud pour être buvable. Alors je me fais des cafés au lait pour me donner une chance de me gorger de ce breuvage que j’aime beaucoup.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est donc sur un rythme ralenti que j’ai entrepris, ce matin-là, de me concocter ma boisson matinale. Avec en prime un duo de chatons gambadeurs dans les pattes. Mes deux bêtes féroces me faisaient la fête comme à leur habitude lorsque je suis la première à me lever. Comme si la nuit était pour eux synonyme d’abandon inéluctable et qu’il leur fallait absolument me démontrer de toute leur présence, la joie qu’ils éprouvent à voir une humaine dans leur environnement, certains désormais qu’une personne chaleureuse leur donnera la dose de câlins qui leur est due. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais en voulant reposer la cafetière, après avoir versé le liquide brûlant dans le bol prévu à cet effet, j’ai fait une fausse manœuvre. Et plutôt que de remettre l’objet sur le four je l’ai posé quelque part entre le vide et&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le comptoir. Bien entendu la cafetière n’a pas su garder son équilibre et je fus aspergée par le café. J’ai évidemment tenté de me sauver de cette source de chaleur éclaboussante, mais mes pas se sont empêtrés dans le petit corps d’un chaton en effervescence derrière moi. Résultat, je me suis retrouvée avec une marbrure rouge vif qui s’étend de mon bras gauche à mon ventre, tache de vin bien marquée qui me rappelle à tous les jours que les gestes les plus simples que l’on pose jour après jour portent leurs lots de dangers.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’ai serré les dents pour ne pas crier ma douleur, refusant de réveiller ma colocataire qui dormait paisiblement dans la pièce d’à côté. J’ai arraché ma chemise et pansé mes plaies. Puis, j’ai ramassé tout le dégât que j’avais causé. J’avais des aiguilles qui me rentraient dans tous les pores de la peau et je me demandais si j’allais survivre à tant de piques en enfilant une nouvelle chemise. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce matin là, des larmes coulaient sur mes joues pendant tout le trajet de transport en commun jusqu’au magasin. Parce que, bien sûr, je me suis présentée au travail ne croyant pas qu’une telle mésaventure justifierait une absence pour maladie… Les jours suivant; j’ai dormi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2669958986789674358?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2669958986789674358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2669958986789674358' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2669958986789674358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2669958986789674358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/04/une-tache-de-vin-bien-marque.html' title='Une tache de vin bien marquée'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4915893380906876887</id><published>2008-04-01T11:10:00.001-04:00</published><updated>2008-04-01T11:11:35.584-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Galerie de portraits'/><title type='text'>Maman d'avril</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Elle est née lorsque le printemps frissonne encore sous les étoles blanches de l’hiver. Quelque part au moment où deux saisons se chevauchent. Elle est née au cœur d’une famille de sept enfants; coincée entre le désir d’être assez grande pour faire comme les plus vieux et chargée des responsabilités inhérentes aux aînés, même si parfois elle se sentait trop petite pour porter des charges si lourdes. Elle a développé très rapidement une envie de performance qui la suit encore aujourd’hui. À quoi bon en effet être capable de faire quelque chose si on peut aspirer être la meilleure dans ce que l’on fait?&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Elle s’est glissée dans son rôle de mère avec tout le cœur qu’elle possède. Avec tendresse et douceur. Assaisonnées d’un peu de colère parfois quand la situation devenait intenable. Dans mes souvenirs d’enfant, elle était la meilleure personne au monde pour consoler. À tel point que j’amenais mes amies en peine à ses côtés pour qu’elle chasse leur douleur et autres menus désagréments comme elle savait si bien le faire pour moi. Je n’ai jamais cessé de croire qu’elle était la meilleure pour écouter et comprendre. Même à l’adolescence, quand les parents sont généralement jugés comme des empêcheurs de tourner en rond ou des personnages obtus, moi je courrais à la maison m’asseoir dans la cuisine et raconter, en détails, toutes les impressions de mes journées. Ça me permettait de mettre une perspective aux événements, ça faisait du bien. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’elle s’est trouvée une nouvelle passion professionnelle, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;elle s’est immergée dans son travail de sage-femme à une époque où cette profession était tombée dans une ornière d’illégalité. Elle ne s’est pas contentée de pratiquer simplement son métier; elle était résolue à le faire de son mieux allant jusqu’à porter le dossier de la légalisation à bout de bras. Attrapant, au passage, toutes les responsabilités qu’on lui présentait puisqu’il lui fallait impérativement aller jusqu’au bout de l’implication sans quoi elle aurait eu le sentiment de ne pas se réaliser complètement. Dans l’arène du désir de perfection, on donne beaucoup et on reçoit peu en partage. Quelquefois, ça épuise. Quelquefois, il faut tirer un trait sur une époque belle et mouvementée pour garder la tête en dehors de l’eau.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Désormais, elle s’occupe de deux charmants poupons qui n’ont pas tout à fait deux ans. Comme elle s’occupait de nous autrefois. Ils lui montrent quotidiennement à quel point elle est belle et gentille du haut de leurs exigences intempestives. Et lorsqu’elle ne s’occupe pas d’autrui, elle joue dehors. L’été, on la retrouve dans son jardin à bichonner ses plates bandes. Les mains noires de terres et la peau tannée par le soleil, elle arbore un sourire resplendissant quand elle reçoit famille et amis dans son petit univers bucolique. Et l’hiver elle s’habille chaudement pour aller marcher jusqu’au bout de ses pas se retrouve, bien souvent, beaucoup plus loin qu’elle ne se l’était d’abord imaginé. Elle me dira, dans ces cas-là : « Mais c’est tellement plaisant de marcher dans la neige, je me suis sentie aussi vivante qu’une petite fille dans sa première tempête! »&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui c’est son anniversaire. Le printemps prend peu à peu le dessus sur un hiver rigoureux et j’ai envie de lui souhaiter une décennie aussi riche événements positifs que celle qu’elle laisse derrière elle le fut en difficultés. Je voudrais lui souhaiter autant d’amour autour d’elle que ce qu’elle m’a toujours prodiguée, à moi, sa fille aînée.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je t’aime Maman.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4915893380906876887?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4915893380906876887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4915893380906876887' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4915893380906876887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4915893380906876887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/04/maman-davril.html' title='Maman d&apos;avril'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8115296434326833164</id><published>2008-03-14T10:49:00.000-04:00</published><updated>2008-03-14T10:50:27.789-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Les pannes et moi</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je n’aime pas les pannes. Particulièrement les pannes d’électricité. Ça m’angoisse profondément. Ma mère dirait que j’ai de l’ascendance à ce sujet : entre une grand-mère qui se terrait dans le fond des penderies et l’autre qui invectivait les préposés du service à la clientèle d’Hydro-Québec, j’ai de qui tenir. Moi, je tente de reprendre mon souffle et de ne pas m’affoler trop rapidement. J’appelle aussi le service à la clientèle, pour savoir combien de temps. Je n’engueule personne, mais j’ai besoin de mesurer la distance de l’obscurité. Même en plein jour. La plupart du temps, j’appelle ma mère, pour me faire rassurer; éclat d’enfance encore engoncée dans les cauchemars qui me laissaient seule dans mes peurs. Patiemment, ma mère panse mes angoisses avec un petit rire dans la voix. Peut-être garde-t-elle en mémoire des relents de souvenir des inconforts de sa propre mère qui lui permettent de mettre un baume sur celles de sa fille?&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;À mon sens, pannes riment avec panique. Panne d’amitié, j’ai le cœur éclaté. Panne d’amour c’est le temps qui s’étire trop longuement entre deux battements de vie. Cette panne est devenue l’ornière connue et inconfortable des jours qui passent. Pas assez inconfortable sans doute pour que je mette tout en œuvre pour y échapper. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Panne d’inspiration? Il m’arrive quelquefois de m’arrêter parce que je me butte à mon propre marasme, à mon mal de vivre tout personnel. Une grosse fatigue. Celle qui me laisse sur le carreau de mon existence. D’autres fois c’est celle plus simple d’une semaine échevelée et trop bien remplie qui me laisse dans les veines une impression de bulldozer et l’esprit complètement aplati. À certains moments c’est la verve des autres qui m’arrête. Alors on me retrouve plus souvent qu’à mon tour le nez plongé dans un roman, la tête ailleurs et le cœur dans cet autre part que mes pieds foulent en même temps que les personnages en gravissent les intempéries. Et du matin au soir je me love dans cet ailleurs qui me porte sur ses ailes vibrantes.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Panne de mots? Je me meurs! J’ai toujours cru que j’en connaissais assez pour m’exprimer. Quand ils me font défaut, je n’ai plus de ressources. Panne de travail? Je me vautre dans l’oubli de moi-même. Panne de famille, je porte une balafre. Panne de téléphone? Je suis complètement démunie, prisonnière de mon environnement. Je crois que c’est la pire de mes pannes panique parce qu’alors je ne peux même pas appeler ma mère pour qu’elle remette en perspective cette peur immonde et hors de proportion.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Certaines personnes ont les blues, moi j’ai les pannes paniques. Je connais ma tare, je sais à quel point l’irrationnel rejoint l’irascible lorsque je laisse la panique prendre le pas sur les moindres pannes qui jalonnent mon quotidien. Heureusement, je n’ai pas de voiture parce que j’ai la nette impression qu’une panne d’essence me propulserait au paroxysme de mes tremblements émotifs.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8115296434326833164?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8115296434326833164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8115296434326833164' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8115296434326833164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8115296434326833164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/03/les-pannes-et-moi.html' title='Les pannes et moi'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2939466465650257425</id><published>2008-02-26T12:10:00.000-05:00</published><updated>2008-02-26T12:11:28.272-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Un spectre de couleurs</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’avais dix-sept ans et j’étais éperdument amoureuse d’un homme de quatre ans mon aîné. À cette époque d’une vie, cet écart d’âge fait toute la différence du monde. Ma tête foisonnait de théories de toutes sortes. Je courais à perdre haleine derrière des idéaux qui n’étaient pas toujours réalisables. Et j’écrivais. J’écrivais des lettres irisées d’arcs-en-ciel pour toutes les occasions. À l’époque, les ordinateurs ne faisaient pas encore partie du quotidien. Ils me semblaient froids et impersonnels. Je ne voyais pas comment quelqu’un pouvait prendre la peine de taper une missive plutôt que de tracer lentement les lettres, la tête penchée sur le papier comme pour prendre davantage la mesure de nos propres mots. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je possédais un étui à crayons débordant, à un point tel que j’arrivais avec peine à le fermer à la fin de chacun de mes cours. Cette foutue manie de le remplir jusqu’à en faire éclater les couture a perduré jusqu’à la toute fin de mes études puisque j’avais développé un système de coloration et d’alinéa dans ma prise de note, ce qui optimisais mon étude. Mais surtout, j’avais besoin de mon éventail complet afin de pouvoir écrire les mille et uns messages qui me traversaient l’esprit en cours de journée.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il me fallait du rouge (en plusieurs tons) pour exprimer correctement toutes mes peines. Ces billets s’appelaient tous &lt;i style=""&gt;Rouge sang sur papier blanc&lt;/i&gt;. Ils narraient mes déchirures, sur tous les fronts. Toute ma victimisation y passait. Et je m’y vautrais avec volupté. Je faisais saigner le papier de mes récriminations, me délectant des phrases bien dramatiques et bien tournées que je pouvais faire jaillir au détour d’une émotion. Je me sentais tellement incomprise, tellement seule à ressentir quoique ce soit. Comme la vie m’était tragique! Alors j’écrivais des kilomètres en saignées.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque venait le temps de laisser Érato me dicter l’inspiration, je choisissais différentes teintes de bleu selon que la poésie que je tentais d’atteindre était drôle ou dramatique. Plus le thème était léger, plus la couleur était claire et inversement. Et tous les mots d’amour dont j’ai inondé mes boites à souvenirs étaient écrit en vert. En feutre vert. Ces écrits s’intitulaient &lt;i style=""&gt;Lettre écrite à l’encre verte&lt;/i&gt; (pas très original, je sais). J’en ai écrit des tonnes. J’ai même osé donner à leur destinataire quelques unes d’entre elles. Ces missives toutes en émotions en ont fait sourire plus d’un. Aujourd’hui, lorsque par hasard je tombe sur une de ces lettres ayant survécu à mes trop nombreux déménagements le feutre se détache furieusement des feuillets jaunis, comme un esprit taquin qui viendrait me rappeler le spectre de mes amours avortés.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Désormais, je ne calligraphie plus souvent mes écrits, ayant développé une vitesse de croisière à l’ordinateur que je trouve beaucoup plus avantageuse. Alors tous mes textes déclinent mes émotions en noir et blanc. Pourtant, quelque part au fond de moi, il reste des éclat de cette jeune demoiselle qui croyait fermement que la couleur des mots jouait, un peu, en leur faveur.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2939466465650257425?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2939466465650257425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2939466465650257425' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2939466465650257425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2939466465650257425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/02/un-spectre-de-couleurs.html' title='Un spectre de couleurs'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3782230312693336657</id><published>2008-02-17T14:03:00.001-05:00</published><updated>2008-02-17T14:06:12.289-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Vaine tendresse</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a des thèmes qui interpellent plus que d’autres. Des thèmes qui font rugir le dragon intérieur, ce monstre tout personnel gardien de nos peurs et de nos appréhensions. Et malgré le fait que l’on en entende l’appel, malgré le fait qu’on en connaisse une réponse, les mots nous fuient comme un oiseau qui s’envole devant le chat tapis dans l’herbe de l’été. Il y a pour moi un danger de disserter sur un thème comme vaine tendresse et pourtant…&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant je suis bien placée pour savoir que la tendresse n’est pas vaine justement. Je sais dans tous les pores de ma peau que c’est une émotion qui ne devrait pas être mesurée et encore moins calculée. Je sais qu’on ne peux pas demander de rendre à quitte ou double ces gestes et ces élans qui devraient être gratuits. J’ai connu l’oppression des mouvements qui en exigeaient d’autres. Connu la désolation profonde de ne pouvoir atteindre les aspirations de celui qui se dressait devant moi, quémandant que je rende tout ce que sa tendresse m’avait offert dans un écrin qu’il reconnaîtrait comme sien. Mais j’ai failli à la tâche, lamentablement échoué. Je n’ai réussi qu’à perpétrer la blessure d’incompréhension du fond de l’âme. Me sentant de fait même coupable jusqu’au bout des ongles.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’ai écouté trop longtemps les longs argumentaires fallacieux faisant la démonstration de tous mes manquements à l’étique de l’affection mesurée. Ceux qui muselaient mes essors à grands coups de reproches déguisés en besoins. J’ai fini par me composer un chant sémantique d’émotions qui ne différait de celui qu’on m’avait proposé et qui me heurtait si fort. Un chant sémantique dans lequel tendresse, amour, amitié et affection ne rimeraient pas avec attentes. J’ai pris sur moi d’aimer les gens qui m’entourent comme j’aime mes animaux ou mes chats, en acceptant ce qu’ils me donnent comme une offrande généreuse; en tentant de ne pas laisser de place à la rancune, à la jalousie ou à la mesquinerie.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je ne suis pas certaine d’y arriver tous les jours. C’est difficile de vivre une affection complètement désintéressée, le besoin de reconnaissance est grand. Non, la tendresse n’est pas vaine, même lorsqu’on ne voit pas ses effets immédiatement. C’est un don de soi qui nous pousse au-delà de nos propres limites. Un don de soi qui nous permet de voir un peu plus loin que le tour de notre univers tout personnel.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3782230312693336657?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3782230312693336657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3782230312693336657' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3782230312693336657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3782230312693336657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/02/vaine-tendresse.html' title='Vaine tendresse'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3679386403423593899</id><published>2008-02-06T13:13:00.000-05:00</published><updated>2008-02-06T13:14:38.258-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Dans mon sac à main</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est un grand sac, sans poche qui ressemble davantage à un sac recyclable pour faire les courses qu’à un sac à main proprement dit. Il faut comprendre que j’ai besoin d’espace. En effet, dans mon sac, il y a en permanence un cahier ligné pour que je puisse y noter tout ce qui me passe par la tête. À tout moment. Dans l’autobus ou le métro, sur le coin d’une rue lorsque je suis en vélo, sur un banc de parc, dans un café, dans un restaurant ou un bar. Il me faut un exutoire possible et je n’ai jamais su mieux le faire qu’en couchant le tumulte de mes émotions sur du papier. Il me faut aussi des crayons. Pas simplement un crayon parce que j’ai besoin d’avoir un choix de couleur et de texture d’encre pour exalter mes idées. La colère ne s’écrit pas de la même couleur que l’amour.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans mon sac, il y a aussi des livres. Celui que je lis, celui que je lirai immédiatement après ou celui que je lisais tout de suite avant. Me retrouver sans bouquin durant un transport me rend dingue. J’ai souvent aussi le livre que je ne sais pas si je finirai pas lire. Celui qui me tente et m’intrigue, mais dont je ne suis pas trop certaine. Alors je le zieute de temps à autres, entre deux stations de métro. Je grappille, compulse ses pages en me demandant si un jour je prendrai la peine de le parcourir pour la peine. Il y a aussi un ou deux mots-croisés, des sudokus et autres jeux d’esprit qui occupent mon temps pour faire changement. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans mon sac, il y a les très prosaïques tampons et serviettes sanitaires. Les multiples trousseaux de clefs qui me sont nécessaires ; celui de la maison, celui de mon vélo, celui du bureau et ceux de ces gens qui m’ont confié leur trousseau au cas où ils perdraient le leur. La plupart du temps aussi, il y a un sac à lunch en plus de ma réserve de fruits séchés et de noix ; ne sachant jamais quand une fringale me tombera dessus à bras raccourcis. Je traîne aussi l’inévitable portefeuille, tout gonflé par toutes les factures que j’y glisse au fur et à mesure que je les collectionne et la petite monnaie que j’oublie de dépenser et qui finit faire craquer les fermetures éclairs dudit portefeuille.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans mon sac à main, il y a des petits bouts de papier sur lesquels des numéros de téléphone sans correspondance sont notés à toutes les fois que je fais les ménage je me demande bien ce qu’ils représentent. Je fini par les jeter sans appeler ne sachant plus à qui ou à quoi ces numéros faisaient référence. Il y a aussi des notes gribouillées rapidement sur le coin d’un comptoir, d’une table entre deux clients que j’ai engouffré dans ce sac, dès mon quart de travail, terminé pour les journées où je manquerais d’inspiration.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans mon sac, il y a surtout des dizaines de lettres écrites à personne. Des lettres dans lesquelles je parle de moi. De ce que je suis vraiment. Des lettres qui me découvrent et me dévoilent. Des lettres que je n’enverrai jamais même si lorsque je les commence c’est dans l’intention de leur trouver un destinataire. Mais en cours d’écriture je m’aperçois souvent qu’elles deviennent un déversoir de rage, de colère et d’incompréhension. Elles me permettent de faire le tour de mes frustrations pour être apte à en parler calmement sans pour autant paniquer ou crier des mots qui iraient plus loin que mes maux.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mon sac est en fait un reflet de ma propre personnalité. Quelque chose de grand et de désordonné où tout est à la fois accessible et difficile à trouver.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3679386403423593899?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3679386403423593899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3679386403423593899' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3679386403423593899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3679386403423593899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/02/dans-mon-sac-main.html' title='Dans mon sac à main'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-1997949982146258446</id><published>2008-02-03T12:55:00.000-05:00</published><updated>2008-02-04T11:01:38.658-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Terrible</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelque chose de terrible en moi. Une indifférence que je ne me connaissais pas. La plainte est longue, lancinante même. J’entends la larme s’échouer sur les écueils de la gorge qui s’use. Je me terre dans la douillette, j’enfoui ma tête sous les cinq oreillers qui habillent mon lit. Ça dure depuis une semaine. Tronquant les heures précieuses d’un sommeil nécessaire. Et ça s’ajoute aux bruits obnubilants qui filtrent à tout moment des murs cartonnés de mon appartement. Je suis épuisée, ma patience a atteint les limites de mes possibilités, je me sens sombrer dans la folie comme lorsque la dépression m’empêchait de dormir. Et cette fois, ma tête n’y est pour rien. Sinon parce que mes oreilles captent des sons qui leur font mal au cœur. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La nuit est encore noire, quand j’entends jouer la poignée de la porte. Un peu plus et je croirais aux fantômes. Et les cris recommencent. Plus forts, plus constants. Je ferme les yeux et me retourne sur le matelas faisant fi de tout ce tapage. Je ne cèderai pas au chantage. Plus le temps passe et plus je m’en fou. Je sais qu’il perdra patience et que bientôt le silence enveloppera à nouveau mon espace vital. Je sais que je pourrai retourner me lover dans les bras de Morphée sitôt que ses plaintes se tairont.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je réussi à peine à rogner une petite demie heure sur le sommeil que déjà le manège recommence. Les larmes, les plaintes, les cris, la porte. Mais cette fois, celle-ci&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;joue sur ses gonds, sans s’ouvrir pourtant.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelque chose de terrible en moi, je ne ressens même plus la douleur, ni la pitié. J’ai complètement décroché. Plus de sympathie, plus même d’empathie pour l’âme esseulée qui pleure toute les larmes de son corps à quelques pas de moi. Je replonge sous les couvertures, bien décidée à me fermer les conduits auditifs pour de bon. De l’autre côté de la porte, la voix s’essouffle, se casse. Il abandonne enfin. Malgré son entêtement proverbial. Je sais que je trouverai au matin un petit chaton gris de quatre mois, l’œil humide et le regard insulté par tant d’incompréhension de ma part, sagement assis sur le pas de ma porte. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’ai pourtant bien essayé de lui ouvrir ma chambre lorsque la nuit succède au jour. Mais il est trop jeune et trop taquin pour que nous puissions nous entendre. D’autant que sa sœur et lui ont la fâcheuse habitude de prendre mon corps assoupi pour une autoroute de chat et qu’ils s’encouragent l’un l’autre à faire des bêtises. La nuit, nous sommes en guerre ouverte. Je suis particulièrement têtue moi aussi. Je sais qu’il est bien nourri et abreuvé. Je sais que ses larmes de crocodiles sont sa manière toute féline de me faire du chantage émotif. Qu’il se le tienne pour dit : sa maîtresse ne cèdera pas.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-1997949982146258446?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/1997949982146258446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=1997949982146258446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1997949982146258446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1997949982146258446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/02/terrible.html' title='Terrible'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-820458872428455032</id><published>2008-01-22T13:16:00.000-05:00</published><updated>2008-01-23T10:52:43.703-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>La fragrance des mots</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a des gens qui parlent, d’autres qui écoutent. Se faire comprendre est sans doute la plus grande mission de l’humanité. Pourtant, lorsque je pense « mots », il ne me vient pas spontanément à l’idée que les mots peuvent se jouer à l’oral. Les mots sont les caractères que j’imprime sur le papier ou sur l’écran de mon ordinateur. Je ne pense pas aux mots que j’utilise lorsque je parle, ils s’envolent trop rapidement vers d’autres que moi. L’écriture porte un parfum d’absolu, une fragrance qui transcende le temps. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a des phrases d’amours meurtries qui se sont putréfiées sur le papier pour tendre jusqu’au bout de mes douleurs. Émanations mortuaires de ces deuils qui me constituent. Je connais aussi les verbes des colères qui m’ont animée, arborant un souffle de doutes et de frustrations. Pestilence de d’incompréhension. Il y a aussi tous ces mots que l’on ne dit pas qui se drapent d’effluves inassouvies, logée dans leur écrin de crainte. Ceux que l’on ne cache même pas dans les pages de journaux intimes pour ne pas leur donner forme, pour faire semblant qu’ils n’existent pas.&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Vapeurs exotiques des messages amoureux que j’ai relu cent fois pour m’assurer de leur véracité. Traces immanentes de la réalité des sentiments aujourd’hui évaporés. Fragrances sublimes aux bouquets de bonheur qui me laissaient croire à l’ici et maintenant. Relents d’iode des étés de rêve, les pieds plongés dans le sable de l’existence qui m’ouvrait tout grands les bras. Diatribes embaumant la perfection. Parfois, les mots se plongent dans l’oubli jusqu’à ce qu’un hasard exhale leur parfum fané, qui me ramène attendrie au seuil de cet autrefois qui était peut-être hier.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Des déclarations que j’aurais voulu taire, ne pas entendre ni lire dont l’âpreté me reste à travers la gorge. Fumée obscurcissant le ciel de mes pensées. Miasmes indélébiles sur les souvenirs de mon innocence. Je garde en mémoire aussi quelques verdicts arbitraires de mes manquements et de mes exagérations qui sentent le trop plein émotif. À l’opposé je garde précieusement toutes les lettres qu’on m’a écrites depuis les années de mon adolescence, comme un trésor personnel fleurant toute l’affection qui m’ait été prodiguée. Ainsi, lorsque je me sens sombrer, je tends la main vers ces bouts de papiers chiffonnés qui me racontent tour à tour ce qui me rend unique aux yeux de ceux que j’aime et de qui je me laisser aimer en retour. Alors je me vautre dans ces parfums d’importance en souriant à nouveau.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La plupart du temps cependant, c’est l’arôme du café qui berce les mots du quotidien puisque ce n’est que le matin, lorsque le jour est encore frais que je prends le temps de m’assoire et d’écrire les quelques lignes que la nuit m’aura apporté en partage.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-820458872428455032?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/820458872428455032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=820458872428455032' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/820458872428455032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/820458872428455032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/la-fragrance-des-mots.html' title='La fragrance des mots'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4138367393071052139</id><published>2008-01-18T10:51:00.000-05:00</published><updated>2008-01-18T10:53:03.761-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Samedis matins</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Tous les samedis matins, c’est la même histoire qui se répète. Elle a encore les yeux collés de sommeil et la tête pas tout fait là, mais déjà les récriminations vont bon train. Pas de trêve pour les accusations, pas de trêve pour la jalousie. Jamais. Elle voudrait rentrer sous terre. Ne plus exister. Dans l’autobus bondé, tous les passagers les regardent, hésitant entre l’exaspération et la gêne. Elle en reconnaît même quelques uns, qui semblent avoir le même horaire qu’elle. Ces derniers sont ceux qu’elle voudrait ne plus voir. Elle a&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le sentiment qu’ils se sont immiscés dans les interstices de sa vie privée à force de présence sur ce trajet des samedis qui pèsent.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce qu’il a de pire cependant, c’est la présence tout au long de la journée. Il devant le magasin, bien au chaud sur son banc de centre d’achat à épier chacun de ses gestes. Elle devra faire attention pour que Sylvie, sa gérante, ne remarque pas la présence d’Alessandro de l’autre côté de la vitrine. Monica sait que ses patrons ne veulent plus que son amoureux la suive au travail. Elle le lui a dit. Plusieurs fois. Sauf que ça ne change rien. Il est là. Toujours. La semaine, lorsqu’elle est en classe, elle peut oublier qu’il l’attend derrière la porte close. Le temps d’un cours. Un répit. Un tout petit répit dans cette observation constante. Monica, ne peut même pas compter sur ses parents pour la supporter : ils trouvent Alessandro si charmant; il vient d’une bonne famille italienne. Comme elle.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Monica a l’impression que toute la vie d’Alessandro tourne autour d’elle. Il ne travaille pas, ne cherche pas à se trouver d’emploi. Pas réellement en tout cas. Officiellement, il le fait, mais Monica sait pertinemment que dans la réalité il n’en est rien. S’il trouvait un emploi, elle pourrait avoir un peu plus d’espace personnel, elle pourrait faire le trajet en transport en commun sans qu’il se colle sur elle comme s’ils étaient seuls sur le divan d’un salon. Elle travaille pour deux, paie toutes ses sorties. Pendant qu’il fait le coq le vendredi soir et qu’il boit toute la démesure de sa personnalité. Lorsqu’il fini par s’endormir, trop tard, beaucoup trop tard, elle sait qu’il ne lui reste plus que quelques minces heures avant de devoir se lever. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il lui reprochera tous les rires et les sourires qu’elle aura échangés avec les hommes en présence pendant qu’elle l’aura vu susurrer des mots à la délicate oreille de la belle Élisa. Et dans l’autobus le samedi matin, il lui fera le compte de toutes les attentions qu’elle aura eu pour les autres, de plus en plus fort. Assez fort pour que les passagers de cette ligne de transport se sentent une fois de plus impliqués dans cette discussion qui tourne en rond depuis plus d’un an maintenant. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Monica en a marre. Elle ne sait plus que faire pour se tirer de ce tourbillon infernal. Elle sent bien que quelque chose ne va pas dans cette relation. Mais qu’est-ce qu’on peut faire quand on a que 17 ans et que c’est la toute première fois qu’on aime? Qu’est-ce qu’on peu faire lorsqu’on a aucune certitude qu’un autre à part lui pourra jamais nous aimer, même un tout petit peu?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4138367393071052139?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4138367393071052139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4138367393071052139' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4138367393071052139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4138367393071052139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/samedis-matins.html' title='Samedis matins'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5202906950362777125</id><published>2008-01-15T09:31:00.000-05:00</published><updated>2008-01-16T09:33:14.397-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Maux en vrac</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Sur la table, un kiwi oublié qui parfume le logement d’une odeur à la fois sucrée et acre. Une chape de plomb qui serre &lt;st1:personname productid="la gorge. Lourdeur" st="on"&gt;la gorge. Lourdeur&lt;/st1:PersonName&gt; du temps. Dehors, le ciel crevé laisse couler ses larmes sur les lattes du toit, comme une sonate oubliée qui titille les résidus de ma mémoire trouée. Chute vertigineuse dans une réalité que je croyais avoir laissée pour de bon derrière moi. Tant de réminiscences des douleurs autrefois ressenties. Moi qui croyais les avoir bannies à tout jamais. Fragiles morcellements de moi-même éparpillés sur les gravats de mes espoirs déçus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Je suis lasse et j’attends. J’attends que les reflux de panique cessent leur tempête. J’ai conscience pourtant que ce n’est qu’un simple retard, rien de grave finalement. Rien qui ne me mette réellement en danger et pourtant… Tant de souvenirs de ces lendemains pénibles, avec d’autres que toi, durant lesquels j’exigeais une explication plausible, comme si tous les mots qu’ils me diraient ne pouvaient être vrais. Comme si le doute me prenait toute entière dans ses bras pour faire de moi quelqu’un que je ne suis pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Une poupée de chiffons affalée sur le plancher, morte de trouille. Tellement certaine de ne pas valoir la peine qu’on se donne à moi. Tellement certaine ne pouvoir être celle à laquelle tu aspires, que je provoque les crises et les ruptures dressant un abécédaire de toutes les fautes qui pourraient être commises. Preuve irréfutable que l’abandon aura lieu. Ni amante ni maîtresse de ma propre vie. Petite marionnette articulée par cette peur qui serre le ventre jusqu’à la vomissure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;J’ai toujours accusé les autres de ce mal être, jamais voulu me regarder dans le miroir de mes manquements personnels. Jamais voulu assumer que j’étais sans doute celle qui crée l’éloignement à coup de réquisitoires dérisoires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Entre les draps une enveloppe déchirée d’où s’échappe le fin tracé de ton écriture qui me rassure du mieux qu’elle peut mais que je n’arrive pas vraiment à croire. Je croyais que toutes les années de solitudes m’auraient guérie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Ce soir, je comprends que ce ne sont pas les autres qui sèment les embûches sur les sentiers de mon existence. Ce soir je réalise que je pourrais lâcher prise et simplement me coller à l’espérance de savoir que tu franchiras ce seuil en me tendant les bras plutôt qu’en me tournant le dos. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5202906950362777125?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5202906950362777125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5202906950362777125' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5202906950362777125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5202906950362777125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/maux-en-vrac.html' title='Maux en vrac'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-333999255715822372</id><published>2008-01-10T10:28:00.000-05:00</published><updated>2008-01-10T10:32:06.767-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Quelqu'un qui sait ça</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je n’ai pas souvenir d’avoir jamais été une personne bruyante. Ou peut-être un peu durant mon adolescence, lorsque je mettais de la musique dans ma chambre, le soir venu, et que ça empêchait ma mère de dormir. Pas tellement parce que ma musique était forte, mais les basses et les drums s’échappant de mes haut-parleurs avaient la fâcheuse tendance à faire résonner les lattes du plancher qui séparaient ma chambre de celle de mes parents. En bref, j’ai appris jeune et rapidement que les sons voyagent à travers les murs et qu’ils peuvent importuner toute personne se trouvant à proximité. Même lorsque la personne qui écoute ces sons en direct a l’impression qu’ils ne sont pas si forts que cela.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Depuis, j’ai pris l’habitude de ne pas trop lever le son. En fait, je peux affirmer que j’ai développé mon oreille. J’entends tout à bonne distance. Point n’est donc besoin pour moi de faire cartonner les sons pour les percevoir. Je crains de déranger voisinage et colocataire lorsque j’écoute la radio, la télévision ou simplement de &lt;st1:personname productid="la musique. Quelquefois" st="on"&gt;la musique. Quelquefois&lt;/st1:PersonName&gt;, j’ai le sentiment que ce que j’écoute est tellement fort que cela pourrait réveiller la colocataire, divinement lovée dans les bras de Morphée, avant de me rendre à l’évidence qu’on n’entend plus rien à trois mètres de l’appareil électrique. Et comme il y a deux murs et une porte entre ledit appareil et la chambre de la colocataire, pas de chance de &lt;st1:personname productid="la déranger. N" st="on"&gt;la déranger. N&lt;/st1:PersonName&gt;’est-ce pas?&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ceci étant dit, j’ai monté, en 13 ans de vie en appartement, une collection assez impressionnante de voisins qui n’ont aucune considération pour les gens habitant autour de chez eux. Je me rappelle une voisine qui avait un goût immodéré pour &lt;i style=""&gt;Metallica&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;Bob Marley&lt;/i&gt;. Assez en tout cas, pour en faire profiter tout le voisinage à toute heure du jour et de &lt;st1:personname productid="la nuit. J" st="on"&gt;la nuit. J&lt;/st1:PersonName&gt;’ai aussi connu des voisins qui voulaient absolument faire profiter à tout le quartier de leurs ébats sexuels, cas dans lequel c’est un peu plus gênant de faire un appel pour demander de baisser le son…&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bref, cette année nous avons des voisins qui dépassent toutes les limites de ce que je pouvais imaginer. Tous les jours, je profite de la musique qui enterre le son de ma propre musique ou de la télé. Ça, c’est sans compter les crises, les larmes, les amis en grand nombre, les insultes qui fusent à travers les murs sur la grosse conne de voisine qui empêche le monde de vivre (ça c’est moi). Oh, ils baissent bien le ton à partir de 23h00. Seulement, là je n’ai plus du tout de tolérance. Irritable jusqu’au bout des ongles, j’ai des envie de meurtre quand j’arrive, épuisée, du travail et que je dois attendre une heure avant de pouvoir penser à m’endormir. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Mais ce qui les amuse le plus, c’est de cogner contre le mur de ma chambre à minuit quarante en se faisant les gorges chaudes en groupe. Et je les entends dire : « Tchèque ben, j’va réveiller la folle d’à côté ». Mais là, la folle elle est ben tannée alors elle ne fait ni une ni deux et elle appelle les flics.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le plus étrange là-dedans, c’est que je me sens coupable à chaque fois. Je me sens coupable d’être dérangée par le bruit. Alors je tolère jusqu’à l’épuisement. Et je me laisse marcher sur les pieds, ou plutôt je me laisse user le système nerveux. Mais pourquoi est-ce que je me sens coupable? Il doit bien y avoir quelqu’un quelque part qui sait ça?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-333999255715822372?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/333999255715822372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=333999255715822372' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/333999255715822372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/333999255715822372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/quelquun-qui-sait.html' title='Quelqu&apos;un qui sait ça'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3953209465052954780</id><published>2008-01-04T11:37:00.000-05:00</published><updated>2008-01-04T11:39:18.307-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>RIP Belzébuth 1996-2007</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je me suis levée ce matin là avec l’envie d’écrire sur n’importe quoi. Je n’avais rien de particulier à raconter si ce n’est une vague impression que les mots se bousculaient au bout de mes doigts comme si j’étais devenue un simple outil pour des vocables qui n’avaient de cesse de s’aligner les uns à côté des autres pour raconter une histoire dont je serait le vecteur inconscient. Selon mon habitude, j’ai commencé par démarrer l’ordinateur qui prenait toujours son temps avant de se mettre en forme pour me permettre de l’utiliser. Et me suis tranquillement dirigée vers la cuisine pour me faire du café.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque le moulin à café a cessé de faire son tapage matinal. J’ai perçu du bout de l’oreille un bruit franchement étrange provenant du salon : comme si un ouvrier en construction tentait de faire tomber le mur extérieur. Je me suis catapultée dans la pièce pour voir quelle était l’origine de ce chahut pour constater que cela provenait de mon bon vieux Belzébuth. Le message à l’écran m’annonçait que je devais reprogrammer entièrement la bête qui ne reconnaissait plus rien. Paniquée, j’ai appelé mon docteur ès ordinateurs favori afin de comprendre ce qui se passait. Il m’a alors annoncé que mon disque dur était définitivement mort. Selon lui, l’aimant de ce dernier était tombé, ce qui équivalait à un constat de décès sans espoir de réanimation.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Résultat, je me retrouvais avec les doigts engourdis de mots que je ne pouvais pas laisser aller et une envie d’hurler de contre cette vie qui vous joue des mauvais tours à des moments importuns. Quelques semaines avant Noël quand on se demande comment on arrivera à joindre les deux bouts pour payer les comptes ordinaires et ceux ponctuels qui s’additionnent furieusement à cette époque de l’année. Bien entendu, je pouvais toujours utiliser l’ordinateur de Juli pour aller chercher mes courriels et autres machins du genre. Par contre, nous avons l’habitude de cohabiter sur des fuseaux horaires différents. Conséquemment, je ne pouvais plus compter sur la routine matinale voulant que je m’installe devant l’écran avec les yeux à moitié collés par le sommeil.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’ai passé tout un mois sans trop de peine à me refaire un quotidien. Prise entre les horaires fous du temps des fêtes pour les gens qui travaillent dans le commerce au détail et l’impossibilité de voguer sur le net, j’ai commencé à acheté le journal pour tuer le temps qui m’est imparti avant que je doive quitter pour le travail. Mais au bout de tout ce temps, j’avais l’impression d’être sur le point d’exploser. Je me sentais complètement hors de ma vie et de mes contacts sociaux. Plus de blogues,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;plus de discussions volées au temps avec Laurence ou Dda que je ne vois que par le biais de ces fenêtres de discussions qui rétrécissent agréablement l’étendue de l’océan qui nous sépare, géographiquement.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je me suis donc mise à la recherche d’un nouveau diablotin informatisé pour revenir sur ces pages et sur celles de tous les autres que je lis religieusement. J’ai fini par opter pour un ordinateur usagé que je me suis offert avec l’aide de ma famille pour Noël. J’ai désormais l’impression de me véhiculer en Formule 1. Plus besoin de tuer le temps entre le chargement des pages. Plus besoin de sauter toutes les animations des pages trop lourde pour un processeur datant de l’Antiquité, en termes informatiques.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et malgré tout, je suis un peu triste. Mon Belzébuth me suivait depuis mes années d’université. C’était un compagnon fidèle. Il m’a vu rire et pleurer, chanter (faux) et me désolée en fonction des émotions qui me faisaient vibrer. Aujourd’hui, il est derrière moi, carcasse dépenaillée de ce qu’il était autrefois. Je n’ai pas encore trouvé le courage d’aller le porter aux rebus d’ordinateurs. Comme si je n’en étais pas encore arrivée à cette étape de mon deuil.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3953209465052954780?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3953209465052954780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3953209465052954780' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3953209465052954780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3953209465052954780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/rip-belzbuth-1996-2007.html' title='RIP Belzébuth 1996-2007'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8353500688896550738</id><published>2008-01-01T15:30:00.000-05:00</published><updated>2008-01-01T15:31:46.757-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>La marche de l'homme</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La navette menant à l’aéroport de cette ville électrique était bondée. Malgré tout, elle avait trouvé le moyen de se fabriquer un minuscule espace entre deux personnages qui faisaient au moins deux fois sa grandeur. Ce qui ne la dérangeait pas trop étant donné qu’elle n’avait pas besoin de guetter un quelconque arrêt. Elle se sentait un peu écrasée par l’homme chauve à sa gauche qui sentait encore l’alcool malgré l’heure matinale. Et aussi cette odeur acre traînée sur soi par la sueur qui a pris le temps de surir. Entre deux hoquets de l’autocar qui bondissait aléatoirement vers sa destination, ce voisin importun lui était presque tombé dessus. Alors elle fit une grimace involontaire que l’homme assis juste devant elle ne pouvait pas manquer de voir. Il esquissa un sourire.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Arrivée à l’aéroport, elle se rendit compte qu’elle prenait un vol en même temps que l’homme au sourire. Ils décidèrent de tuer les heures qui les séparaient de leurs départs ensemble. &lt;i style=""&gt;Why not?&lt;/i&gt; Me dirait-elle quelques mois plus tard. Petit séjour volé au quotidien. Ponctué de rires, de bribes d’histoires qui font l’unicité de chaque être qu’on ne raconte plus une fois que les connaissances sont faites, et de confidence aussi. Échangeant sur le moment numéros de téléphone et adresses électroniques en se disant peut-être. Quand deux personnes se rencontre au milieu de nulle part, entre deux valises et des destinations qui s’opposent, les chances sont bien minces pour que les liens se tissent réellement. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comme le départ de son compagnon fut annoncé avant le sien, elle le regarda s’engouffrer vers son pont d’embarquement en remarquant au passage que sa démarche avait de particulier qu’il claudiquait un petit peu. Lorsqu’il eut disparu dans le sas, elle s’en fut vers son propre quai, avec une étoile dans les yeux et des papillons dans le cœur. Retournant vers les habitudes de son existence, vers cette ville qu’elle n’aimait pas vraiment mais qui l’avait vue naître. Taisant cette rencontre fortuite à tout son entourage, certaine qu’on la découragerait de se noyer dans les chimères qu’elle ne manquerait pas de s’inventer.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et puis, quatre mois plus tard, il lui fit une proposition folle : « Rejoins-moi à Montréal pour fêter le Nouvel an » avait-il écrit. Fébrile, elle parcouru les centaines de kilomètres qui la séparaient de ce rendez-vous inusité. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;J’ai fait sa connaissance dans un bar où j’ai l’habitude d’aller célébrer le début d’année. Un peu timide, exclue même dans ce milieu fortement francophone qui l’isolait sans vraiment le vouloir. C’est là qu’elle m’a raconté son histoire en glissant subtilement sa menotte dans la grosse main de l’homme qu’elle était venue rejoindre jusque dans mon coin du monde.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et je me suis dit que c’était peut-être ça que devrait être la marche de l’homme : un coup de tête qui suit un coup de cœur vers un peu de bonheur.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8353500688896550738?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8353500688896550738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8353500688896550738' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8353500688896550738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8353500688896550738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2008/01/la-marche-de-lhomme.html' title='La marche de l&apos;homme'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4360945475611296116</id><published>2007-11-18T11:19:00.000-05:00</published><updated>2007-11-18T11:22:19.769-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Pause involontaire</title><content type='html'>À tous ceux qui peut-être passent encore ici parfois; je ne suis pas morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le disque dur de mon ordinateur est définitivement décédé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai dès que faire ce pourra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tout bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4360945475611296116?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4360945475611296116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4360945475611296116' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4360945475611296116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4360945475611296116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/11/pause-involontaire.html' title='Pause involontaire'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2473804409269297934</id><published>2007-10-05T12:30:00.000-04:00</published><updated>2007-10-05T12:32:10.690-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Une histoire de famille</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il y a de ces gens qui passent dans une vie et laissent dans leur sillage des souvenirs impérissables. Des gens que l'on continue à chérir malgré les éloignements jalonnés de silences. Malgré le fait que les routes se séparent en donnant l'impression qu'ils feront désormais partie d'une boîte à souvenirs qu'on ne peut faire autrement que de garder sur son coeur. Il y a des gens qui nous manquent sans toutefois que l'on trouve le courage de les contacter ou même de les chercher. Il y a des gens comme ça, qu'on aime tout simplement.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je connaissais de vue et de nom ce garçon qui était dans mon année scolaire, à la même école que moi. On se connaissait tous un peu dans notre année. Mais il ne faisait pas partie de mes amis. Surtout qu'à l'époque, je ne fréquentais pas beaucoup les garçons. Il était beau, mais ne le savait pas et particulièrement timide ce qui le rendait un tantinet difficile d'accès. Et puis je me suis mise à travailler dans un club vidéo. Mon premier emploi. Et j'y ai fait la connaissance d'une jeune demoiselle qui était un peu plus jeune que moi et pas encore en âge de travailler, mais qui passait le plus clair de son temps dans le club vidéo à nous aider. Je crois qu'elle avait bien envie d'être mon amie. Ce qu'elle devint. J'ai vite compris qu'elle était la soeur du garçon un peu gêné puisqu'ils portaient tout deux le même nom de famille aussi rare que le mien. Quand j'allais chez eux, ce qui arrivait de plus en plus souvent, je croisais mon collègue d'école régulièrement. Alors nous nous sommes mis à nous saluer et même à nous parler un peu. Je me rappelle que le fait qu'il me parlait sans gêne intriguait beaucoup les filles de mon année ; j'étais à peu près la seule fille à qui il parlait.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans leur maison, il y avait une pièce à l'étage dont la porte était presque toujours fermée. C'était la chambre du plus vieux. Le seul que je ne connaissais pas. Cette personne invisible m'intriguait beaucoup. Un matin, je suis arrivée au travail et il y avait un nouveau commis de nuit. C'était lui. Dans toute mon intensité, je suis immédiatement tombée amoureuse de lui. Littéralement. Comme si on avait fait glisser le sol sous mes pieds. Plus de repères, plus d'équilibre. Et surtout sans aucune espèce de subtilité. J'aurais vendu mon âme au diable pour qu'il m'aime en retour. Alors je passais encore plus de temps chez-lui que précédemment. En espérant le voir. Tout en profitant de chaque minute de la compagnie de sa soeur et de son frère et même de celle de ses parents. Ces cinq personnes étaient sans conteste des personnes de coeur. Des personnes avec qui je n'étais jamais trop. Malgré le fait que j'étais incontestablement au sommet de ma carrière de &lt;i&gt;Drama Queen&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Je crois que c'est dans cette maison que je me suis rendue compte que je pouvais être drôle moi aussi. Je singeais un ami de l'Homme-qui-faisait-battre-mon-coeur, que je ne respectais pas beaucoup, avec énormément de justesse en faisant bien rire tous les membres de la famille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Le temps a passé. Je suis tombée amoureuse de quelqu'un d'autre en cours de route me rendant à l'évidence que mes sentiments ne seraient jamais partagés quoique l'Homme ait entretenu autant de respect que d'affection sincère à mon endroit. Et j'ai pris la décision d'aller vivre à Sherbrooke, pour mes études. Alors tranquillement les ponts se sont usés jusqu'à la corde. Usés jusqu'à devenir transparents, puis totalement absents. Mais je me suis demandé pendant les quinze dernières années comment ils se portaient. Tous autant qu'ils soient. En sachant pertinemment à quel point cette famille avait été importante pour moi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Cette semaine, j'ai eu l'idée de rechercher ce nom de famille dans internet. Pour voir. Et je suis rapidement tombée sur ma jeune amie. Alors je lui ai écrit, rien que pour voir. La réponse a été aussi rapide que chaleureuse. Le lendemain, l'Homme-qui-avait-fait-battre-mon-coeur me contactait. Depuis j'ai envoyé un petit mot à mon ancien collègue d'école et j'attends impatiemment que l'un parmi les trois perpétue le contact que j'ai entamé. Je passe le plus clair de mon temps à regarder si je n'ai pas un nouveau message dans ma boîte de courriels. Excitée comme un puce sur le dos d'un chien en espérant une réponse. En réalisant au passage que ce sont des gens que je n'ai jamais cessé d'aimer, même si je ne les connais plus.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2473804409269297934?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2473804409269297934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2473804409269297934' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2473804409269297934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2473804409269297934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/10/une-histoire-de-famille.html' title='Une histoire de famille'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6491536849860332990</id><published>2007-10-02T11:13:00.000-04:00</published><updated>2007-10-02T11:15:07.601-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>L'ombre de l'éléphant</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans ma jeune adolescence, je foulais les trottoirs de ce quartier tellement loin du mien certaine que j'étais rendue à un certain bout du monde. Ici, rien ne ressemblait à ce que je connaissais. Les nuits étaient agitées, pleines des bruits de la circulations abondantes de la rue Ste-Catherine ainsi que les échos de discussions salaces dont je ne comprenais pas tout le sens. Mais je me rappelle très bien que j'avais l'impression d'avoir été brusquement plongée au coeur d'un triller américain, dans une zone de danger qui m'était jusque là inconnue. Même les jeunes de mon âge étaient totalement différents de ceux que j'avais connus jusqu'à ce moment. Dans mon coin du monde, les enfants étaient choyés, entourés par des parents présents, dans cet autre univers, je faisais connaissance avec les effets de la pauvreté; la pauvreté qui n'était pas dans la télé et encore moins dans un pays éloigné.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;À quelques rues de là, en haut d'une côte qui m'apparaissait insurmontable, il y avait des appartements de luxe dans des bâtiments rappelant vaguement des pyramides par leur forme étrange. Un univers d'adultes dans lequel les seuls enfants présents étaient des visiteurs. Dans les corridors de ces édifices, nous devions marcher calmement : interdiction formelle de courir ou de crier. C'était une épreuve pour l'enfant que j'étais. Surtout les jours où je portais des souliers de course tout neufs et que j'avais l'impression qu'ils courraient plus vite que la paire que je venais d'abandonner parce qu'elle ne faisait plus sur mes petits pieds. J'ai fréquenté cet endroit pendant cinq ou six ans, jusqu'à ce que ma grand-mère meure, et c'est vers cette époque que j'ai commencé à visité l'autre quartier, celui du bas de la côte. Sans toutefois me rendre compte que ces deux univers, si dissemblables se jouxtaient.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et puis un jour j'ai appris le sens de l'expression « éléphant blanc ». J'ai appris que le plus grand symbole architectural de Montréal, ma ville, en était un. Le stade Olympique, incomplet en 1976, incomplet encore dans les années 1980 qui était à la fois le plus gros gouffre financier et le bâtiment le plus éléphantesque de la ville. Je devais avoir treize ans quand j'ai réalisé que le stade était tout près de chez ma grand-mère et de chez cette amie qui m'amenait dans une réalité que j'avais jusque là ignorée. Dans mon petit snobisme innocent d'adolescente, je me disais que jamais je n'irais m'installer dans ce creux de vallon si loin de tout ce que je connaissais, dans ce qui m'apparaissait comme l'antre de la pauvreté montréalaise.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais la vie joue bien des tours. J'ai choisi de quitter la maison familiale assez jeune. Et je suis un jour revenue dans ce quartier que je jugeais si froidement autrefois. C'est là que j'ai trouvé un appartement dans lequel je suis bien. Loin de tout, mais bien. Et puis, ce quartier a changé en vingt ans. Ou peut-être est-ce simplement mon regard qui a changé. J'ai appris à connaître tous les détours des rues de ce quartier. J'ai appris à en aimer les parcs et les marchés. J'ai appris à m'y sentir en sécurité. J'ai rencontré des quantités de gens sympathiques qui me saluent sur la rue simplement parce que désormais il me reconnaissent comme l'une des leurs puisque je ne suis plus simplement une visiteuse impromptue.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et toujours, depuis le mois de mai, quand de mon vélo je vois le mat du stade, je sais qu'au prochain tournant je n'aurai plus qu'à suivre l'ombre de l'éléphant pour arriver chez-moi. Comme si j'avais toujours fait partie de ce morceau de pavé-là.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6491536849860332990?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6491536849860332990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6491536849860332990' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6491536849860332990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6491536849860332990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/10/lombre-de-llphant.html' title='L&apos;ombre de l&apos;éléphant'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4176407420289122401</id><published>2007-09-19T12:11:00.000-04:00</published><updated>2007-09-19T12:13:08.861-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Le parfum des livres</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Petite, j'adorais les robes qui tournent. Je rêvais d'être une princesse et de porter ces grandes robes à crinolines, tellement encombrantes mais oh combien élégante dans mon imaginaire d'enfant. Les robes qui s'étalaient en corolle autour de mon petit moi lorsque je pivotais jusqu'à me donner le tournis me permettaient plus facilement de croire que je faisais partie d'une scène de &lt;i&gt;Autan en emporte le vent&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; ou de &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Sissi&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Je pouvais dès lors m'évader dans un monde féerique, m'inventer une vie, laisser courir les fils de mon imaginaire jusqu'à tisser une toile douillette dans laquelle mes sourires faisaient la loi. Cependant, si j'aimais ces nouvelles robes, je détestais devoir faire les boutiques avec maman pour choisir ces objets de désir. Assez rapidement, maman a pris l'habitude de courir les boutiques sans moi et je trouvais les étoffes de mes rêves sur le pied de mon lit en rentrant de l'école. Encore aujourd'hui, le magasinage m'impatiente, je fais toujours grand cas de mes passages obligés dans ce que j'appelle « les magasins de mesdames » parce que j'ai un besoin criant, comme lorsque mon jeans décide de se déchirer d'un bout à l'autre pendant mon trajet de vélo jusqu'au travail. Comme si je sortais d'une guerre particulièrement difficile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Par conséquent, je n'ai jamais été particulièrement dépensière. Pendant que mes amies dépensaient tout leur argent de poche en nouveautés vestimentaires, le mien s'entassait tranquillement dans mon compte de banque. Je ne possédais pas une fortune, mais disons que j'avais un peu plus de moyens que la plupart de mes copines puisque je ne trouvais jamais rien qui me plaise dans les magasins que nous visitions la fin de semaine. Ça été vrai jusqu'au jour où nous sommes entrées dans une gigantesque librairie. Et là, pour la première fois de ma vie, l'argent m'a brûlé les mains. Je n'ai pas pu résister à l'appel des bouquins qui me faisaient de l'oeil sur les tablettes. Je me suis pratiquement vautrée dans les pages des livres qui craquaient sous mes doigts laissant émaner l'odeur de colle neuve qui les caractérise.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;J'ai eu l'impression d'entrer dans mon pays. Celui où les héros portent les visages que je veux bien leur donner. Chaque étalage portait un ami. Ou plusieurs. Des milliers de livres prêts à être dévorer. Des tonnes de parfums qui m'appelaient d'une étagère à l'autre. Une ouverture vers l'imaginaire. Je n'ai pas pu tout acheté ce que j'aurais voulu me procurer, près de vingt ans plus tard, il y a beaucoup de livres que j'aimerais posséder qui ne font pas partie de mes bibliothèques quoique celles-ci débordent et compliquent singulièrement mes déménagements fréquents. Et je suis complètement incapable de me défaire de ces volumes : ils forment une part de mon identité. Je n'ai qu'à jeter un coup d'oeil dans mes bibliothèques pour voir le cheminement intellectuel que j'ai parcouru dans les dernières années. Où mieux encore, en ouvrir un au hasard,  pour y trouver un brin d'herbe, témoin muet d'une activité de plein air que j'avais oubliée, mais dont le parfum empesé me rappelle tous les détails de cette journée évanouie dans le passé.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Je crois que ce que je préfère dans le parfum des livres ce sont ces arômes emprisonnés par distraction qui conserve la mémoire du trajet que ceux-ci ont parcouru. Devenant en quelque sorte un relais mnémonique de mes souvenirs olfactifs.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4176407420289122401?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4176407420289122401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4176407420289122401' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4176407420289122401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4176407420289122401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/09/le-parfum-des-livres.html' title='Le parfum des livres'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6371961298906206973</id><published>2007-09-10T12:02:00.000-04:00</published><updated>2007-09-10T12:03:23.314-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Un si joli hasard</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est une drôle de petite bonne femme derrière ce comptoir presque trop haut pour elle. On dirait une pomme un peu vieillie, rouge encore mais pas tout à fait éclatante. Toute ronde et un peu fripée. Elle déborde de joie de vivre et tout son plaisir est de servir adéquatement sa clientèle qu'elle connaît par coeur. Elle sait qui vient chercher des cigarette, qui vient chercher de la bière, elle reconnaît ses interlocuteurs au téléphone en jetant un regard rapide aux chiffres du numéro de téléphone qui s'affiche sur son écran et crie au livreur, avant même d'avoir entendu la commande, « Va falloir que t'aille chez madame Tremblay ! » Quand on vient lui porter des bouteilles vides on constate qu'elle n'est pas très à l'aise avec le calcul mental ; il faudra toujours lui que 10 bouteilles de bière à 0,10$ feront 1,00$ sinon elle sortira sa calculette pour être bien certaine de ne pas se tromper.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;En cet après-midi chaud d'un mois de septembre qui a des allures d'août, le dépanneur est plein. Il y a des clients jusqu'au fond de la petite pièce dont les étalages grimpent dangereusement haut. Une vielle dame au comptoir a sérieusement ralenti la circulation, occupée à vérifié tous ses billets de loto qui me semblent si nombreux que je n'arrive pas à les compter. Dehors, un homme fait les cent pas. Je me demande s'il attend que le calme soit revenu à l'intérieur du commerce pour y pénétrer. Les habitants du quartier continuent pourtant à s'y engouffrer et moi j'attends patiemment avec ma pinte de lait. La dame des lotos fini ses achats tandis que l'homme aux cent pas entre pratiquement en courant. Et c'est là qu'il regarde la petite foule assemblée dans le commerce avant de demander à la caissière : « Veux-tu m'épouser? »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un silence fébrile tombe sur l'assemblée. La petite bonne femme derrière son comptoir se met à fondre à vue d'oeil. Elle est rouge et sans voix. Je la vois chercher ses mots et sa contenance sans parvenir à les rattraper. Elle tord ses petites mains potelées et usées de travail avant de laisser sortir un oui presque inaudible. Pas tellement parce qu'elle hésite mais davantage parce qu'elle a bien peur que son coeur lui sorte de la poitrine si elle parle trop fort. Acclamations et sifflets fusent de toutes part. Un grand éclat de rire termine ces bruyantes effusions. Tous les témoins de cette étrange demande en mariage quittent tour à tour le dépanneur, après avoir payer leurs achats un peu plus lentement qu'à l'habitude, avec un rayon de soleil étampé dans le regard. Moi je quitte les lieux avec ma pinte de lait en me disant qu'il y a des moments où on est vraiment heureux d'avoir croisé un si joli hasard.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le lendemain soir j'y retourne pour faire provision de cigarettes. Elle est toujours derrière son comptoir. Un peu plus radieuse qu'à l'habitude. Il n'y a qu'une jeune femme devant moi. Lorsque la caissière croise mon regard elle se penche vers la demoiselle qui me précède et lui dit comme si un secret lui brûlait les lèvres : « J'ai reçu ma première demande en mariage hier. » L'interlocutrice de répondre, amusée «  Ah oui, et qu'est-ce que tu as répondu? » « Ben j'ai dit oui! Qu'est-ce tu penses! Il est tellement merveilleux mon homme! Ça aurait été n'importe qui d'autre que j'aurais refusé, mais là, je pouvais pas! » Et pour la première fois je réalise qu'elle porte cet accent salin des gens qui ont grandit sur les rives de l'estuaire. Je la vois différemment. Plus comme une petite bonne femme qui ressemble un peu à une pomme bien mûre, mais comme la jeune fille pleine de rêves qui a un jour foulé les plages de gravier qui enserre les rives du fleuve Saint-Laurent.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle me lance un clin d'oeil complice, après tout j'étais un témoin de son émoi. Je me penche vers elle pour lui donner toutes mes plus sincères félicitations. Et je sais que je ferai désormais partie de son existence puisque j'étais présente lors du plus grand moment de sa vie. Et j'ai bien hâte de savoir quand et comment sera la noce. Je m'amuse à lui en parler à chacun de mes passages. Pour le plaisir de voir les étoiles s'allumer dans ces yeux ravis.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6371961298906206973?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6371961298906206973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6371961298906206973' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6371961298906206973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6371961298906206973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/09/un-si-joli-hasard.html' title='Un si joli hasard'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-9189108620736113515</id><published>2007-08-24T11:36:00.000-04:00</published><updated>2007-09-19T12:13:50.508-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Comme un murmure sur l'oreiller</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Les amours à distances m'ont toujours fait un drôle d'effet. Comme si l'absence fabriquait de toute pièce une présence autrement inexistante. Réminiscence éthérée des sensations quintuplant les impressions. Ainsi mon corps se rappelle de ton corps, mes doigts sentent sur les draps les courbes de tes fesses frémissante sous l'effet de mon toucher. Une chaleur diffuse émanant du matelas, souvenance  de la régularité de ton souffle durant les heures de sommeil. Quiétude de la complicité établie malgré le fait que ta vie quotidienne ne soit pas la mienne et que tes semaines t'emportent loin de moi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je ferme les yeux pour voir tes lèvres cramoisies de désir quand tu me dis que tout de mon corps est pour toi une invitation à l'amour. Malgré mes doutes, malgré mes lacunes de confiance, malgré mes les rondeurs de mon ventre qui me mettent souvent mal à l'aise. Je t'entends rire et me parler de mes hanches, de mes seins de mes cuisses dans des termes que je ne répéterai jamais à personne, mais que je repasse sans cesse dans le même ordre lorsque je me langui de toi. Alors je souris dans l'obscurité, et je t'écris en pensée des lettres enflammées te narrant tout ce que je pense de bien de toi. Toutes les petites et grandes envies que ton souvenir permanent font naître dans mes tripes. Quelquefois je téléphone pour t'écouter dire mon prénom de cette manière qui t'es si particulière comme si ce mot dans ta bouche était un fruit particulièrement savoureux, empreint d'une signification qui échappe aux autres.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je me compte chanceuse de te connaître, de nous connaître dans cette intimité qui n'appartient qu'à nous. Dans les rires échangés en catimini, dans les longs repas du soir qui s'étirent sur la couette et qui reviennent me hanter de leurs délices chaque fois que je me retrouve seule dans ce lit qui te connaît par coeur.  Je te revois faire semblant de dormir encore sous quand le soleil du matin s'attarde sur le blanc de ta peau et que je t'assaille de baisers que tu tentes d'ignorer jusqu'à ce que tu me prennes vivement dans tes bras en me disant  : « petite, c'est encore la nuit cesse de me fatiguer ». Et moi je ris, de ce rire de gorge que tu aimes tant.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je préfère d'ailleurs tes visites aux miennes, parce qu'il me semble que la distance entre nous et nous est moins longue lorsque j'ai avec moi toute la semaine des souvenirs de nos deux jours de bonheur. Ces échappées dans le temps qui me font éclore à la vie. J'adore conserver la vision te ton appétence lorsque je mords farouchement ta paume juste avant de te laisser partir et que les lueurs coquines dans tes yeux se rappellent à moi durant tous les jours de ton absence. Mais plus que tout, ce sont les morceaux de vêtement  pas vraiment oubliés, gisant entre mes draps. Parfum de toi, comme un murmure sur l'oreiller qui te ramène à moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-9189108620736113515?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/9189108620736113515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=9189108620736113515' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9189108620736113515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9189108620736113515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/08/comme-un-murmure-sur-loreiller.html' title='Comme un murmure sur l&apos;oreiller'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2203187441899606491</id><published>2007-08-11T10:48:00.000-04:00</published><updated>2007-08-11T10:50:28.337-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les fruits de l'entêtement</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;2004. J'avais atteint le fond. Impression de vivre dans une substance aussi gluante qu'inconfortable. Mes perceptions étaient complètement faussées. Je ne me voyais plus que comme la somme de mes dettes : un échec complet. Sans possibilité de reprendre le dessus sur cette vie qui n'était pas clémente avec moi. Un drame perpétuel. L'odeur de dépression. J'ai tout de même fini par me sortir de la vase dans laquelle je m'était enfoncée. J'ai attrapé une perche déposée devant moi pour me sortir de l'immobilisme. Un premier automne sous le signes des tournées en autocar. Un emploi facile à décrocher sans entrevue réelle, parce que durant cette saison la demande de guide est si grande. Un bon moyen d'instaurer le mouvement. Et puis, j'ai osé. Oser aller porter mon cv dans une librairie où j'ai toujours voulu travailler, il y avait tellement de livres, tellement de choix. Ce jour-là, on m'a proposé un emploi de caissière. Moi qui rêvais d'être la libraire. J'ai accepté malgré le fait que je n'avais pas très envie de passer mes grandes journées à la caisse. J'ai accepté parce que lors de cette entrevue d'embauche, le directeur qui était devant moi m'a affirmé que sa supérieure immédiate avait elle aussi commencé à la caisse.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai fait mes preuves. Effectué des heures supplémentaires. Été plus que disponible pour des changements d'horaires à la dernière minutes. Avec en tête l'idée que je finirais par devenir directrice. Directrice-adjointe pour commencer. J'ai été me chercher des formations à l'intérieur de ma succursale, comme libraire-jeunesse, commis papeterie-cadeaux, libraire, chef-caissière et responsable de quart. Changeant mon horaire hebdomadaire pour favoriser certaines de ces formations. On m'a proposé de prendre une place comme représentante du syndicat, ce que j'ai refusé parce que je voulais garder toutes mes chances de passer de l'autre côté de la clôture.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai passé une première entrevue pour un poste de directrice-adjointe il y a plus d'un an. Une longue attente. Et les papillons dans le ventre à tous les jours pendant ce printemps tellement difficile pour une jeune femme qui était, en somme, en rémission. Puis le refus. Et les larmes. Difficile refus. Difficile de croire encore en moi à ce moment-là puisqu'on m'avait préféré quelqu'un venu de l'externe qui n'avait aucune espèce d'expérience en librairie. J'ai retroussé mes manches, parlé avec mon directeur. Essayé de parfaire mon tableau d'expérience dans le réseau. J'ai reçu beaucoup d'aide de mes supérieurs immédiats qui voyaient bien à quel point j'avais ce désir franc et sincère de devenir un jour directrice-adjointe. Et puis une autre opportunité s'est présentée six mois plus tard. Autre entrevue, nouvelles nuées de papillons dans l'estomac. Nouveau refus. Plus difficile encore sur mon estime personnelle.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Retour dans la vase. Enchaînée encore au divan du salon. Mes drames meublaient mes jours. J'étais convaincue de déranger tout le monde, certaine de ne pas valoir ma propre chandelle. Descente dans à l'orée du pays des zombies. Rattrapée de justesse par ces gens avec qui j'habitais qui ne m'ont pas laissée m'enfoncer. Ils m'ont tenu la main, montré que je leur étais importante. Ils m'ont dit « je t'aime » lorsque c'était important parce que je n'y croyais plus. Toutes ces déceptions, je les ai vécues en public. Sous votre regard empathique. Ce qui me donnait l'impression que cette succession d'échecs prenait une ampleur encore plus grande.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors lorsque j'ai appliqué une fois de plus sur un poste de directrice-adjointe, je me suis tenue coite. Ça pris deux semaines avant que j'en parle à ma mère. Encore davantage avant que j'en parle avec mes amis, sauf ceux de la librairie qui le savaient parce que tout se sait dans ce réseau. Longue attente encore une fois. Pour cause de vacances qui se chevauchent et retardent les réponses. Longue attente qui a pris fin jeudi à 16h30. À partir du 27 août 2007, je serai directrice-adjointe de la succursale des Galeries d'Anjou.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ne venez jamais me dire que je ne suis pas persévérante ni que l'entêtement ne porte pas fruits.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2203187441899606491?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2203187441899606491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2203187441899606491' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2203187441899606491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2203187441899606491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/08/les-fruits-de-lenttement.html' title='Les fruits de l&apos;entêtement'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2458695921432032335</id><published>2007-08-07T12:54:00.000-04:00</published><updated>2007-08-07T12:59:44.980-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>De toutes les couleurs</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Sur les pages blanches de nos ébats en devenir, j'ai vu se dessiner ton visage en perpétuelle mutation. Sujet aux changements de mes inspirations, de mes aspirations. Arborant des traits vieillissants au fur et à mesure que j'avançais en âge et en expérience. J'ai rêvé ce doigté fin qui pétrirait mes formes jusqu'à les faire les plus belles du monde sous le charme des caresses, qui me diraient plus certainement que n'importe quel discours enflammé, que ce que je suis est très exactement le sujet du désir. J'ai laissé mon imaginaire tracer au fusain des yeux amoureux surplombant ces fossettes rieuses qui m'ont toujours fait craquer.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je me suis enfoncée dans les aquarelles de mes songes qui m'apparaissaient plus vraies  que ce que la vie m'offrait. Intransigeante jusqu'à la moelle, refusant de me plier à des amours qui ne me semblaient pas aussi réelles que les teintes diaphanes des tableaux passionnés meublant mes rêves éveillés. Point pour moi de demie-mesure. Jamais je n'ai su m'y faire. Toujours intense, toujours intègre, lovée sur ces idéaux qui me font écrire depuis que je suis capable de mettre les mots les uns à côté des autres. J'ai dépecé les pastels de mes déceptions sans amertume. En prenant chaque écueil comme un outil qui ferait de moi une meilleure personne, une femme plus sereine, une meilleure amoureuse en devenir.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai croisé des hommes qui me demandaient sans autre forme de procès si je n'étais pas homosexuelle, moi qui dégage cette plénitude qui donne l'impression que je n'ai besoin de personne pour me suffire à moi-même. J'ai croisé d'autres hommes qui auraient voulu me présenter tous leurs amis mais qui n'auraient jamais eu l'idée de se présenter à moi. J'ai pleuré des histoires qui inachevées qui n'avaient même pas commencé. Sans rancune. Je ne suis pas faite de ce bois-là. Et malgré le fait que je sente souvent l'absence sous le pinceau de cette existence qui me laisse seule sur le pas des portes que j'ai vues se refermer, je ne suis pas une femme malheureuse. Je me rends bien compte que je ne changerais pas les choix que j'ai faits.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis née pour aimer jusqu'à la lie. Je suis née pour être aimée tout aussi intensément en retour. Je ne sais plus à quoi tu ressembles et au fond ça n'a pas vraiment d'importance. Quelle que soit la couleur de tes prunelles, quelle que soit la texture de ta chevelure, quelle soit la dorure de ton épiderme, je sais bien que je te rencontrerai au prochain tournant. Prêt à me suivre dans mes délires, prêt à attendre que j'en revienne à d'autres moments. Prêt à partir dans tes propres univers lorsque tu le sentiras nécessaire. Moi je suis apte désormais à en voir de toutes les couleurs, à pleurer, à rire ou tout simplement à sourire sereinement. Prête à fonder la famille que j'ai toujours voulu avoir. Prête à écrire. Prête à rêver les toiles éclatantes que ce que nous pourrons devenir, à deux.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2458695921432032335?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2458695921432032335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2458695921432032335' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2458695921432032335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2458695921432032335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/08/de-toutes-les-couleurs.html' title='De toutes les couleurs'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7892120740423572359</id><published>2007-07-18T10:49:00.000-04:00</published><updated>2007-07-18T10:52:04.731-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Jachère</title><content type='html'>C'est l'été. Je n'ai pas envie de passer des heures devant mon ordinateur. Alors j'écrirai de manière sporadique dans les prochaines semaines. Mais je suis toujours là et  je n'ai nullement l'intention de fermer ce blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7892120740423572359?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7892120740423572359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7892120740423572359' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7892120740423572359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7892120740423572359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/07/jachre.html' title='Jachère'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4796753741382846450</id><published>2007-07-09T13:15:00.000-04:00</published><updated>2007-07-09T13:18:00.621-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Toucher l'été</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Juillet, cette année, est aussi gris que les pires mois de novembre que je me rappelle avoir connus. Au moins. La température instable fait de moi une cycliste bien aléatoire parce que je décide régulièrement d'utiliser les transports en commun plutôt que d'arriver au travail avec un air de chat mouillé. Ce n'est pas très charmant de servir les clients toute détrempée. Cette année, j'avais envie d'été. Envie de me lover dans les rayons soyeux du soleil, de laisser ma peau se dorer au rythme de mes battements cardiaques. Malgré toutes les prévisions des météorologues d'un été torride et sec, il semble que mes beaux plans de farniente sous le signe du soleil tombent à l'eau, c'est le cas de le dire.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Parallèlement à ces appétences de plaisirs épidermiques, je me sens justement des fourmis dans la libido. Rien de tel qu'une saison à me faire des idées fantasmatiques, qui ne se réalisent jamais, pour que je sente poindre en moi la femme requin que j'ai déjà été. Pourtant, je n'ai pas envie de luxure au point de me perdre dans les bras de n'importe quel quidam qui pourrait croiser ma route comme je l'ai déjà fait. Il y a quelque chose de retors dans ce type de rencontre. Quelque chose en moi qui reste toujours un peu en arrière dans ces moments qui n'en sont pas vraiment. Au bout du compte, je fini toujours par passer plus de temps à courir après les morceaux de mon âme que j'ai ainsi dispersés qu'à profiter des instants qui provoquent ces éparpillements.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;N'empêche que depuis quelques semaines, j'ai envie de mordre dans la peau d'un autre. La mienne commence à avoir un goût trop connu. Je sens passer sur mon visage, ce regard de prédatrice, ces mouvements imperceptibles pour la plupart des gens qui sont pour moi des indices flagrants de mes désirs inassouvis. Je me vois balayer, nonchalamment, du revers de la main, une quelconque information tandis qu'une invite subtile à aller plus loin dans l'abordage flotte dans l'air de mes temps. Et de sourire, ou de rire de manière un peu trop appuyée, déployant ainsi toute ma gorge pour les morsures à venir; en rêve ou en réalité. Je vois des fossettes qui m'interpellent, là où, il n'y pas si longtemps, je ne voyais rien. Je regarde  les courbes et les lignes droites des corps masculins que je croise et j'imagine le dessin des veines qui en sillonnent, selon toute probabilité, leurs tensions sexuelles. &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Silencieuse, je me repais de ces images que je laisse monter en moi. Souriant aux aventures que je n'aurai pas puisque le seul imaginaire m'emmène bien plus loin que les paroles qui ne sont pas échangées. Et je me dis que tout n'est pas perdu si ma chair vibre encore tant et tellement au goûter de ces hasards qui longent mon existence. Le coeur actuellement sans amarres. Le corps en effervescence. Avec des espoirs plein la tête et les mains pleines de promesses à offrir à celui qui me verra telle que je suis, dans tout ce que j'ai de féminité et de bien-être à partager.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Silencieuse je regarde les jours couler, comme des ruisseaux dont je ne connais pas vraiment l'itinéraire, sans me demander où ceux-ci mèneront. Mes épaules sont allégées des poids qu'elles ont porté tout l'hiver comme si le fait de les dénuder, comme si le fait de ne plus avoir à porter les lourds manteaux que les températures hivernales nous obligent à arborer, faisait en sorte que je sois plus libre de mes mouvement et de ma propre sensualité.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors, je me dis qu'au fond, c'est peut-être cela, toucher l'été.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4796753741382846450?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4796753741382846450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4796753741382846450' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4796753741382846450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4796753741382846450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/07/toucher-lt.html' title='Toucher l&apos;été'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8915742150997811871</id><published>2007-07-02T13:09:00.000-04:00</published><updated>2007-07-02T13:11:04.420-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Moi (et mon père)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La plupart du temps, lorsque j'arrête d'écrire, ou que je ralenti le rythme de mes publications, c'est parce que je ne vais pas bien. Je me défendrai toutes les fois de visiter de trop près les spleens qui m'habitent, je nierai jusqu'au bout de mon âme, l'évidence. La plupart du temps c'est ce qui se produit. Mais il arrive parfois que ce soit l'effet d'un petit détour du destin. Mon silence actuel est dû à une demande que l'on m'a faite. Une demande en toute innocence. Pour la fête des pères. Une amie m'a enjoint d'écrire un texte sur le sujet. Et je me suis retrouvée pieds et poings liés à mes silences. Prise dans l'étau de la culpabilité, incapable d'écrire. Sur quoi que ce soit, enchaînée à cette question que je ressentais comme une obligation. Malgré le fait qu'il n'en était rien.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Comment, en effet, écrire sur la fête des pères quand on vit dans ma peau? Je n'ai pas de papa. J'ai un père, pas de papa. C'est un homme avec lequel j'ai coupé toute forme de relation depuis quelques années déjà. J'ai passé trois ans à me torturer l'esprit parce que j'avais pris la décision d'arrêter de lui parler. Parce que d'être en relation avec cet homme là me faisait angoisser. Paradoxalement, ne pas l'être me faisait aussi angoisser. Dans la longue spirale qui m'a menée à la dépression, le questionnement sur cette absence relationnelle, la culpabilité inhérente à cet état de fait, me plongeait dans des gouffres de doutes. Comment vivre une mort éventuelle sans avoir pardonné, fait la paix avec cette personne, à qui je dois en partie, ma propre vie? Et cette question revenait sans cesse dans la bouche de mes interlocuteurs. On me disait : « C'est ton père, tu n'en as qu'un. Il y des gens qui n'en n'ont pas du tout, plus du tout, comment peux-tu le rejeter ainsi? » Comment le pouvais-je?  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors, j'ai pris sur moi de renouer. Décidé de le prendre dans ce qu'il est. Décidé que malgré tout j'étais capable. Ce n'est pas une mauvaise personne. Simplement quelqu'un avec qui je ne suis pas capable d'être moi et d'être bien en même temps. Il y a une impossibilité relationnelle. Entre ma personnalité et la sienne. C'est mon père. Ce n'est pas mon papa. Ce n'est pas une personne vers qui je puisse me tourner quand tout va mal. Pas quelqu'un à qui je puisse dire : « Je me sens impuissante, console-moi ». Il m'a plus que convenablement nourrie, abritée, éduquée. Il a adopté le rôle du père tel qu'il le voyait : pourvoir à nos besoins matériels.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis une petite bonne femme exigeante, fille de mon tempérament vif et passionné. Il m'importe que les relations soient vraies. Que les choses soient nommées. Je ne peux pas regarder une personne jouer à l'autruche toute sa vie, niant toute forme de responsabilité dans tout ce qui ne fonctionne pas dans son existence en lui donnant mon aval en même temps. Je ne suis pas une fille parfaite. Je suis incapable de vivre avec les reproches latents des additions de mes manquements. J'ai compris depuis longtemps que je ne pourrais jamais aimer cet homme de la manière dont il le voudrait. En lui donnant raison sur tout. Je ne suis pas faite de cette fibre-là. D'ailleurs je ne pourrai jamais aimer personne de cette manière. J'aime les gens en tenant compte de leurs qualités et de leurs défauts. Parce que je me sais femme de qualités comme de défauts. Dans mon optique, ce qui fait l'unicité d'un être c'est justement ce curieux mélange qui crée un certain équilibre. Et puis aduler quelqu'un nous met dans une situation de déséquilibre avec laquelle je ne suis pas à l'aise. Malgré le fait que mes passions et mes coups de gueule me placent souvent sur le fil du rasoir. Après un an, j'ai crié « Basta » de toutes mes forces et j'ai ,à nouveau, coupé la communication.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je ne pouvais pas écrire un texte à l'occasion de la fête des pères pour dire ce que j'ai à dire sur mon propre père. J'aurais eu l'impression de vouloir me faire plaindre. Et ce n'était pas du tout mon but. Seulement, je n'ai pas de papa, je n'en ai plus depuis longtemps. Il n'y pas non plus d'homme dans ma vie qui soit le père des enfants que je n'ai pas. Je suis orpheline de cet espace affectif précis. Cependant, je ne veux pas qu'on me prenne en pitié. J'ai pris la décision que j'étais mieux sous l'opprobre de mes pairs, et celle de mon père que fille soumise d'un amour que je n'arriverai jamais à rendre de manière satisfaisante à ses yeux. Et depuis que j'ai fait la paix avec cette décision, je suis beaucoup mieux.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8915742150997811871?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8915742150997811871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8915742150997811871' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8915742150997811871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8915742150997811871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/07/moi-et-mon-pre.html' title='Moi (et mon père)'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4094046824008061107</id><published>2007-06-25T11:17:00.000-04:00</published><updated>2007-06-25T11:19:39.319-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Crise d'angoisse</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'était un matin de printemps, la rue St-Denis commençait à peine à sortir ses couleurs estivales. La bise venue du nord collait les coupes-vent sur la peau des passants. Dans un café minable, on m'avait dit : « je la quitterai pour toi, si tu veux bien de moi ». Dans la lumière blafarde qui trouait les nuages, j'ai mis le pied dans la première angoisse de ma vie. Celle qui fait douter et redouter. Cette nuit-là j'ai offert mon coeur et mon corps sans partage. Entière. Je me suis jetée sur l'autel des sentiments. Irrémédiablement en danger. Avec la peur qui grandissait dans mon ventre au fur et à mesure que les jours se muaient en semaines, puis en mois. « Aimer, c'est se perdre », pensais-je romantique. Pas de demie-mesure pour moi. Devenue en si peu de temps l'ombre de moi-même, sans vigueur ni personnalité qui faisaient, il n'y avait pas si longtemps, mon charme. Silhouette à peine esquissée de ce que je croyais être ce qu'il attendait de moi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;À chacun de ses départs pour des occupations qui passaient toujours avant moi, avant nous, je sentais le gouffre de ma peur prendre un peu plus d'ampleur. Je versais des larmes amères sur les promesse qu'il ne m'avait pas faites et ne me ferait sans doute jamais. Ces promesses de bonheur éternel et de longévité dont mon coeur rêvait depuis sa plus tendre enfance. J'aurais voulu n'aimer qu'un homme de toute ma vie. Vivre cet amour de contes de fées qui abreuvait mes songes éveillés. J'avais offert mes chairs, ouvert mes veines, dépossédé mon âme de son essence pour avoir une toute petite chance de me l'attacher jusqu'à la fin de mon temps. J'aimais. Sur le fil du rasoir, continuellement en déséquilibre. Avec des larmes abondantes qui ne mouillaient mon regard que dans l'ombre des nuits de solitudes qui m'étaient imposées. En me demandant à tous les jours, quel serait celui qui le verrait partir pour une autre.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai vécu cet amour sous l'épée de l'abandon prévisible. Chaque femme qui le faisait sourire et rire davantage que moi m'était insupportable. Jalouse jusqu'au bout des ongles pour la seule fois de ma vie. Petite boule de panique toutes les fois où je le savais en compagnie d'autres dames. Je me réveillais la nuit lorsque je le savais endormi, et je touchais doucement le tendre de son épiderme du bout des doigts pour m'assurer qu'il était là, dans mon lit à moi. Chaque matin était une victoire contre ces prédatrices que je voyais en toutes celles qui croisaient sa route. Et elles étaient nombreuses. Je m'étais choisi un charmeur impénitent. Beau parleur et amuseur de foules. Je devais me rester discrète, subir les taquineries un peu mesquines qui m'étaient destinées, pour qu'il m'aime une nuit de plus. Une minute de plus.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un soir, il n'est pas rentré à la maison. Il ne m'a pas appelée pour m'en avertir non plus. J'avais préparé un repas pour lui. Mais je l'ai mangé seule avec mes larmes inutiles. Le coeur en arrêt sur la condamnation de cette relation. Roulée en boule dans le fond du salon, juste sous la fenêtre par la quelle je finirais pas le voir arriver. Plus capable de rien assumer. Avec dans le cerveau les phrases récurrentes qui me faisaient aussi mal que destirs rapprochés. Les mots que j'avais attendu toutes ces semaine et qu'il ne me dirait jamais. Je savais qu'il était parti de ma route. Mon coeur se déchirait sous les assauts de ces évidences. Des apnées prolongées bleuissaient le tour de mes lèvres.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Lorsque finalement il est revenu, à une heure impossible. Lorsque finalement il m'a trouvée dans cet état pitoyable il m'a dit que j'étais ridicule. Sans compassion, sans tendresse. Il a ajouté : « Demain je serai parti ». Je ne lui ai pas demandé si c'était avec Elle qu'il s'en allait. Je ne le savais que trop. Nous avons fait l'amour en silence, pour une dernière fois. Mue par une rage et un appétit que je ne me connaissais pas, je redevenais peu à peu la tigresse qui avait caractérisé mon adolescence. Je m'étais sauvée avant l'aube pour ne pas assister à son départ.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ça aura été le début de la fin d'une crise d'angoisse qui aura duré deux ans.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4094046824008061107?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4094046824008061107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4094046824008061107' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4094046824008061107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4094046824008061107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/06/crise-dangoisse.html' title='Crise d&apos;angoisse'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8987727192365567304</id><published>2007-06-16T10:13:00.000-04:00</published><updated>2007-06-17T12:52:17.698-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques dans le pot de fleurs'/><title type='text'>Chroniques dans le pot de fleurs</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;25 - Quand Juli et Maman font leur nid&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bonjour Marie-Hélène,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ignore si c'est un effet de l'été, mais je m'ennuie beaucoup de toi depuis que nous avons déménagé. Les rayons lumineux qui caressent mon feuillage me font penser à ta beauté ondulante éclairant ta fenêtre au dessus du faubourg où tu es sise. Je me demande jusqu'où descend maintenant ta chevelure. Sans me faire toutefois trop d'illusions, puisque je sais pertinemment que ton hôte, comme Maman, a la cisaille facile lorsque le coeur lui en dit.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je dois dire que notre nouvelle installation n'est pas si mal que cela désormais. Ne serait-ce que pour la facilité d'accès à l'ordinateur, ce qui me permet de t'écrire un peu plus souvent. Et puis, Maman s'épuise singulièrement depuis quelques semaines alors elle a beaucoup moins le temps de nous inventer des histoires. Je me suis dit que je devais prendre le relais un peu pour que sa petite fenêtre sur l'univers soit nourrie correctement.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;On dirait que Maman a entamé un festival du déménagement. Encore hier, elle était avec Grand-maman et un grand monsieur et ils montaient des meubles. Peut-être que c'est sa manière à elle d'être haltérophile? Je les voyais suer au soleil, rouges comme mes fleurs, à se battre avec les escaliers abrupts de notre devanture. En plus, elle monte et descend son vélo tous les jours. Je suis certain que c'est parce qu'elle veut faire encore plus d'exercice, mais qu'elle ne me l'avoue pas. Maman est parfois très cachottière. Moi, je les observais de mon perchoir, fleurissant entre deux barreaux de fer forgé, me laissant admirer par tous les passants qui longeaient mon côté du trottoir. Je préfère laisser mes visages éclore dans ce sens parce que j'ai peur de me faire étêter par les queues agitées des chiennes qui passent quotidiennement sur notre palier. C'est qu'il y a de l'action par ici!&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ce que j'aime un peu moins de notre nouvelle maison, c'est la quantité de bruits qu'on y entend. Les camions et les autobus ne sont pas très discrets lorsqu'ils passent dans la rue. Je me demande d'ailleurs si c'est pour cette raison que Juli nous a abandonnés à notre sort, Maman et moi. Ça fait deux semaines qu'elle nous a quitté. Pour vrai. Oh, elle est bien revenue à quelques occasions, mais jamais très longtemps. Et elle passe plus de temps avec le garçon qui parle de dragons qu'avec moi. Ne lui dit surtout pas, mais j'ai peur qu'elle le préfère à moi. Et ça me rend triste, tu vois. En plus, dans la cours, là où je ne vais jamais parce qu'il n'y a pas une aussi belle lumière pour moi que sur le balcon avant, il y a une balançoire que Juli affectionne particulièrement. Elle passe des heures à tricoter en se berçant doucement. Ce qui fait bien rire le voisinage. Moi je ne les trouve pas très gentils de se moquer de Juli ainsi : ils riront beaucoup moins quand elle aura de beaux foulards en hiver et qu'eux auront froid au cou!  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bon, je vais retourner sur mon balcon, je vois d'ici le papa de Juli qui s'amène avec d'autres meubles. Si elles continuent à faire entre des grands objets dans l'appartement, ça va avoir l'air d'un entrepôt plus que d'une maison. Je me demande si elles ont penser à me garder une petite place pour les mois de l'hiver...&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bises,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ton Roger xxx&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8987727192365567304?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8987727192365567304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8987727192365567304' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8987727192365567304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8987727192365567304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/06/chronique-dans-le-pot-de-fleurs.html' title='Chroniques dans le pot de fleurs'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7261470997066302635</id><published>2007-06-08T13:43:00.000-04:00</published><updated>2007-06-08T13:50:25.470-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>À condition que tu m'en donnes</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ils avaient passé la journée entre l'ombre et la lumière à profiter de la présence l'un de l'autre. Le soleil pesant de ce mois d'août avait doré leurs épidermes. L'eau du fleuve qui s'agitait en contrebas de la falaise donnait l'illusion d'une mer dans laquelle ils auraient pu s'immerger, aller jusqu'au bout du monde à travers les flots. Une tente dressée à quelques mètres bruissait dans le vent. Plus loin, derrière un bosquet d'arbres, ils entendaient les babillages des enfants qui s'imaginaient être les super-héros d'un univers issu de leur imagination. Ça faisait une petite semaine qu'ils s'étaient évadés du temps urbain. Une semaine à ne rien se dire tout en se dévoilant entièrement. Fragments de soi qui s'évadaient vers l'autre, au plaisir du  temps.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Isabelle profitait de la sérénité des lieux pour lire tous les romans qui traînaient dans sa liste de lectures depuis des mois. Elle se rendait au village, à quelques cinq kilomètres, tous les jours à vélo, pour acheter le nécessaire à leur survie alimentaire. Cela lui donnait l'impression de résider dans un autre siècle, une autre société, dans laquelle chaque minutes s'étirait un peu plus dans des zones de tranquillités. Plus d'urgence, plus de productivité, simplement le déploiement des heures que l'on organise autour d'un îlot de bonheur. Sans contact avec l'actualité, les méandres des violences extérieures, les stress des relations interpersonnelles que l'on déçoit souvent, bien malgré soi. Bercée pas le ressac des vagues plutôt que par le bruit des camions, cette excursion sur une une petite île de bout du monde, lui faisait le plus grand bien.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Sébastien, se jetait à la mer sitôt levé pour ensuite parcourir la plage jusqu'à ne plus trop savoir où il en était. Il revenait peinard à son point d'origine, et se laissait diriger par les fumets alléchants des feux de camp. Tous les midis, il débarquait avec un sourire enjôleur, une ou deux histoires croquantes dont il s'était souvenu en route. Alors il s'installait et attirait immanquablement une bonne partie du voisinage autour de lui, suspendu à ces récits tous plus rocambolesques les uns que les autres. Après quoi il inventait des jeux pour les enfants, les faisant sillonner la plage dans des aventures de corsaires auxquelles ils croyaient dur comme fer. C'était du pur bonheur qui pétillait dans ses yeux lorsque les gamins retournaient épuisés vers leurs parents en lui disant : « à demain ».&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quand le soleil avait bien entamé sa descente et qu'il ne menaçait plus des les rouer de coups, Sébastien et Isabelle s'installaient confortablement sur le même drap de plage pour jouer au Scrabble. Il la battait tous les jours à plates coutures et elle faisait de son mieux pour ne pas s'enrager. Alors ils ouvraient une bouteille de vin qu'ils siroteraient tranquillement jusqu'à la nuit. Il cuisait le repas du soir tandis qu'elle profitait de la brunante pour aller affronter les flots, dans cette quasi-obscurité qui la dérobait aux regards des autres plaisanciers. Elle revenait détendue en s'ébrouant sur lui jusqu'à ce qu'il accepte de la frictionner pour chasser les dernière goutte d'eau de sa peau.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'était le dernier soir de leur périple au bord de la mer. Elle avait l'impression que la vie après ne serait plus jamais tout à fait la même. Il y avait désormais entre eux une intimité plus grande que ce qu'ils n'auraient jamais pu créer ailleurs, dans le temps quotidien. Elle voyait les lèvres de Sébastien s'alourdir de désir, se gonfler jusqu'à devenir pourpres lorsque par hasard ses bretelles glissaient sur ses épaule pour laisser deviner une étincelle de sensualité. Et taquine, elle lui disait en tendant les mains vers les fruits qu'il avait en sa possession : « Je t'embraserai, si tu veux. À condition que tu m'en donnes... »&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7261470997066302635?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7261470997066302635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7261470997066302635' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7261470997066302635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7261470997066302635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/06/condition-que-tu-men-donnes.html' title='À condition que tu m&apos;en donnes'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3528552561790005416</id><published>2007-06-04T12:53:00.000-04:00</published><updated>2007-06-04T12:57:48.234-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Abécédaire</title><content type='html'>J'ai écrit ce texte en réponse à une invitation de mon ami Obni sur son blogue qui avait lui-même créé un abécédaire intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*******************************&lt;br /&gt;                         &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A comme Appétence de toi, de tes mains sur ma peau frissonnante.&lt;br /&gt;B comme Bredouiller un nom dans le souffle du temps qui passe.&lt;br /&gt;C comme Cacher les larmes qui perlent à mes yeux.&lt;br /&gt;D comme Distance insondable des corps qui s'étreignent.&lt;br /&gt;E comme Extase éphémère de l'orgasme.&lt;br /&gt;F comme Flemmardise enjouée des matins qu'on voudrait voir durer toute une éternité.&lt;br /&gt;G comme Gésir entre les draps trop blancs des ébats inavouables.&lt;br /&gt;H comme Hypertrophie des sentiments tenus en gaine.&lt;br /&gt;I comme Inconstance meurtrissante de tes allées et venues qui te mènent à moi, où à elles.&lt;br /&gt;J comme Jade de tes yeux rieurs qui me vêtent de beauté.&lt;br /&gt;K comme Kimono ouvert sur ma nudité démasquée.&lt;br /&gt;L comme Lutiner ton épiderme jusqu'à le voir s'hérisser de mille manières différentes.&lt;br /&gt;M comme Mutinerie inconsciente de ma vie sans conduite.&lt;br /&gt;N comme Néant.&lt;br /&gt;O comme Opprobre oppressant du jugement porté sur ce que nous ne sommes pas vraiment.&lt;br /&gt;P comme Prisonnière des chaînes translucides de mes erreurs de jugements.&lt;br /&gt;Q comme Que restera-t-il de moi, après nous?&lt;br /&gt;R comme Rougeoyer sous tes pupilles obscènes.&lt;br /&gt;S comme Staccato affolé dans les mouvements désordonnés de mon pouls.&lt;br /&gt;T comme Tentateur de mes plus ardents désirs.&lt;br /&gt;U comme Uppercuts sidérants qui me laissent pantoise sur le sol de ma propre vie.&lt;br /&gt;V comme Véraison des émotions jusqu'à plus soif.&lt;br /&gt;W comme Walkyries échevelées de mes combats inutiles pour me libérée de nous.&lt;br /&gt;X comme Xylographie de tes doigts dans mes chairs.&lt;br /&gt;Y comme Ysopet de mots que je ne t'avouerai jamais.&lt;br /&gt;Z comme Zébrer ton corps de mes ongles jusqu'à t'arracher une parcelle de toi.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je tiens à remercier Julie pour son aide à farfouiller dans les dictionnaires.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3528552561790005416?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3528552561790005416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3528552561790005416' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3528552561790005416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3528552561790005416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/06/abcdaire.html' title='Abécédaire'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8735712149190390447</id><published>2007-06-01T09:57:00.000-04:00</published><updated>2007-06-04T13:06:20.997-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>L'endroit où je vis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vis dans un quartier qui respirait autrefois à l'ombre des sirènes aliénantes que les chantiers navals, et autres usines, faisaient retentir pour appeler les ouvriers au travail. Un quartier ou s'entassaient au moins 2155 personnes dans un rayon de 4 km&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, dans des appartements trop petits, faits sur le long, construits rapidement et ne laissant passer aucune lumière. La révolution industrielle québécoise étant passée depuis longtemps, il ne reste de cette époque que de vagues souvenirs et les structures architecturales des bâtiments. Cependant, les habitants de mon quartier sont des descendants en ligne directe de ces anciens ouvriers qui ne voyaient pas le jour. La nuit, même si j'habite dans la partie autrefois dévolue au mieux nantis, n'est pas calme autour de chez-moi, surtout lorsque le premier jour du mois pointe le bout de son nez.  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le soleil est à peine levé que, déambulant dans les rues pour remettre un film en retard, je constate que la rue Ste-Catherine est parée d'une file d'attente longue de deux coins de rues menant aux portes de la succursale de la Caisse-Populaire. Ils sont tous sur leur 31, lavés et peignés de frais pour leur rencontre mensuelle avec le caissier sympathique qui leur remettra, rubis sur l'ongle, le montant total de leur chèque d'aide sociale. Et ils se connaissent, se reconnaissent dans cette file qui les voit se pointer aussi régulièrement que l'horloge sonne les heures. Alors le bout de rue devient le théâtre de discussions laissées en plan le mois précédent comme s'il n'y avait eu qu'une journée de décalage entre ces deux rencontres pas tout à fait impromptues.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quelques heures plus tard, sagement assise dans mon salon, j'entends déjà les cris des chicanes de ménage titillées par un surplus d'alcool. Et, toute la journée, c'est la valse des bouteilles de bière qui passent sous mes fenêtres. Je peux, au son, savoir si c'est un aller au dépanneur du coin, ou un retour. Avec la nuit qui descend doucement sur ces dernières heures de mai, les pas se font plus hésitants, mais les verbes plus forts et plus acérés. Les enfants sont laissés sans grande surveillance alors, malgré le fait que l'école soit à l'horaire du lendemain, je peux les entendre jouer dans la ruelle jusqu'à minuit. Moi, je reste tranquille à l'écart de toute cette agitation qui ne m'est pas familière. &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je vis dans un quartier habité par des gens fiers. Ils en connaissent chaque recoin. Ils vous parleront longuement tout ce qui y a vécu dans les dernières décennies et même avant. Ils n'ont pas beaucoup d'éducation, mais ils savent mesurer le pouls de leurs chez-soi. Ils n'ont pas beaucoup d'éducation, mais ils savent utiliser leur mémoire. Alors ils font revivre pour moi, ces souvenirs. C'est parfois un peu mêlant parce que je ne sais pas encore faire la différence entre les souvenirs qui appartiennent à un de ces locuteurs et ceux qui sont empruntés à  des gens d'une génération précédente.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je vis dans un quartier où chaque ruelle a son lot de matous grincheux. Un quartier où les gens se saluent dans la rue. Un quartier qui ressemble un peu à l'image idyllique des villages d'antan. Aujourd'hui, je regarde par ma fenêtre et je me sens enfin chez-moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8735712149190390447?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8735712149190390447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8735712149190390447' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8735712149190390447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8735712149190390447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/06/lendroit-o-je-vis.html' title='L&apos;endroit où je vis'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-7755892533276775160</id><published>2007-05-29T10:42:00.000-04:00</published><updated>2007-06-01T08:32:12.625-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques dans le pot de fleurs'/><title type='text'>Chroniques dans le pot de fleurs</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;24 - Du mouvement, encore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Belle amie,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je sais bien que ça fait longtemps que je ne t'ai pas écrit. Je pensais à toi souvent tout de même. J'espère que tu le sais. Je suis un peu en colère contre Maman parce qu'elle nous a encore changé de maison. Ça ne faisait pas un an que nous étions installés. Franchement, je trouve qu'elle exagère avec sa manie de la bougeotte! C'est quoi cette idée de vouloir tout le temps changer de place! Pffffff! Mais elle m'a promis que nous allions rester à la nouvelle place pour au moins 700 dodos. Je ne suis pas certain du tout que je la crois. Je commence à être tanné d'avoir à me refaire des amis à tous les ans. Et puis, elle m'a coupé les cheveux. Courts. J'ai l'air d'un petit garçon moi avec cette coupe là! Jusqu'à avant hier, j'avais une belle hauteur, presque cinq pieds. Désormais, je fais un maigre deux pied et demi. Comme si j'avais encore 2 ans! Comment tu veux qu'on me prenne au sérieux maintenant!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Au moins, nous restons toujours avec Juli, ce n'est pas le trop grand ménage dans nos fréquentations. Et puis les deux autres Lew et M viennent nous visiter régulièrement. Les filles voulaient plus grand, semblerait-il. Je ne comprend pas l'intérêt. Du moment où j'ai un perchoir pour voir le soleil en hiver et un balcon en été, je suis heureux. Mais elles, elles voulaient une cuisine avec une grande table pour recevoir des amis. J'ai jamais compris pourquoi les humains passent tant de temps autour d'une table à manger. Comme elles frétillent de vie depuis que nous sommes enfin arrivés ici, je présume que c'est une bonne chose.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'avais pas très envie de déménager encore cette année. Je ne voulais pas aimer le nouvel endroit, tu sais. Maman dit que c'est mon esprit de contradiction qui prenait le dessus. En tout cas, il ne faut pas que tu le dises, surtout pas à ton hôte, mais je suis bien obligé de t'avouer que c'est pas mal super génial comme endroit. D'abord, j'ai un beau balcon pour l'été, sous un arbre magnifique, au feuillage encore vert très tendre. Peut-être que lui et moi on deviendra ami. Je ne sais pas. Il est si grand qu'il m'intimide, tu comprends. Et puis il est très vieux. Il a plusieurs dizaines d'années et connaît très bien le quartier puisqu'il y a vécu toute sa vie. Il me trouve un peu énervé et folichon. Et puis, je dois dire qu'à part toi, je me suis toujours mieux entendu avec les petites bêtes à quatre pattes qu'avec les autres végétaux.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;D'ailleurs j'ai de chouettes nouveaux voisins. Des chiennes. Elles sont fort sympathiques mais je n'aime pas beaucoup quand elles me donnent des bisous : c'est tout mouillé dégueulasse sur mes feuilles. Ouach! Et celle qui reste au-dessus de chez moi a une très longue queue qui fouette, alors je dois me recroqueviller dans mon coin pour éviter qu'elle ne fasse tomber toutes mes feuilles. Déjà qu'il ne m'en reste plus tellement depuis la coupe de cheveux!Il y a aussi un petit garçon. Je pense qu'on pourrait être amis lui et moi. Il est gentil et il raconte pleins d'histoires drôles. Des histoires de dragons et de chevaliers. Je ne sais pas c'est quoi un dragon, mais le garçon m'a raconté que ça crache du feu. Ouf! C'est pas bon pour un feuillage ça!&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je ne t'écrirai pas plus longtemps aujourd'hui. Mais je reviendrai plus souvent à l'ordinateur pour te donner des nouvelles. J'espère que tu te portes toujours aussi bien et je suis certain que tu illumines tout ton coin de rue de ta beauté verdoyante.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bises,&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ton Roger xxx&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-7755892533276775160?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/7755892533276775160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=7755892533276775160' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7755892533276775160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/7755892533276775160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/chroniques-dans-le-pot-de-fleurs.html' title='Chroniques dans le pot de fleurs'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2176836852339346198</id><published>2007-05-20T13:06:00.000-04:00</published><updated>2007-05-20T19:58:32.714-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>La courtisane</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;Cela faisait plusieurs mois déjà que je vivais dans cette petite bourgade isolée que j'avais choisie pour son calme et sa sérénité. Le coût de l'habitation, qu'on m'y avait galamment dénichée, avait aussi contribué à ma décision de m'y installer. Je n'avais pas mesuré, au moment de mon choix, le degré de solitude auquel je me suis heurtée. Moi qui avais l'habitude des nuits endiablées de la métropole, moi qui rayonnais dans toutes les activités sociales dignes de ce nom, j'étais désormais prise dans les filets serrés de cet oiseleur qui m'avait capturée, bien malgré moi. Toutes ses manoeuvres avaient été déployées avec tact et discrétion. Et je ne m'étais aperçu de mon erreur qu'une fois bien établie, perdue dans le fond de ce village au bord de l'eau, où peu de visiteurs ne s'égaraient.&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;Au tout début, j'avais encore des visites régulières, mais le hasard voulut qu'en plus ce bourg se voit confiné, encore davantage, par des luttes de territoires qui rendaient ardues les allées et venues dans ce bout du monde. Seuls les plus riches, ceux qui pouvaient payer taxes et autres pots-de-vin pouvaient désormais s'y rendre sans encombre. Mon oiseleur en faisait évidemment partie. Quand dans le coeur de la nuit, aux moments où il m'était interdit de fermer l'oeil, j'entendais son pas sur les marches qui menaient à ma porte, mon coeur devenait lourd. Je savais qu'il épierait chaque parcelle de ma demeure à la recherche de la présence d'autres hommes que lui. Je savais qu'il me reprocherait chaque sillons sur les draps de ma couche, chaque odeur masculine qui pourrait encore flotter dans l'air ambiant. Je savais qu'il exigerait encore et encore une fidélité que je lui refusais, malgré les cris, malgré les pleurs.&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;J'étais la femme de l'ombre, celle que l'on cache. Derrière l'épouse et mère que l'on ne quittera jamais. Celle qui était la femme de sa vie, son choix conscient et éminemment politique. Derrière la maîtresse en règle, celle qu'il était socialement convenable d'entretenir. La riche veuve à la sexualité oppressante qui multipliait les amants de la Haute. J'étais celle qu'il ne s'avouait même pas avoir logé dans sa vie, malgré le fait qu'il était celui qui avait trouvé la maisonnette où je demeurais, malgré le fait qu'il ait ourdi cet isolement avec soin, pendant des mois et des mois, avant que je ne finisse par tomber droit dedans. J'étais la femme à qui il demandait l'amour le plus profond, sans en comprendre les raisons réelles. J'étais la femme à qui il hurlait, en me labourant le corps, « aime-moi! »&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;J'étais la femme à qui on ne promet rien, mais à qui on demande en échange toute une vie. La femme qu'il ne pouvait s'empêcher de toucher dès qu'il se retrouvait en ma présence. Le coeur de son existence. Encore davantage lorsque je me risquais à quitter mon ermitage involontaire pour retourner voir le monde avant d'en être complètement oubliée. Lors de ces petites incursions dans le monde, chaque fois, même si j'avais pris le soin de le faire le plus discrètement possible, il retrouvait ma trace, retraçait mes pas. Il me jetait des regards noirs, vilipendait tout homme à mes côtés, à coup d'intelligence pétillante, aussi subtile que mesquine.&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;Peu à peu, même les hommes qui me fréquentaient depuis le plus longtemps se sont fait absents de mon entourage. Moi qui n'avais jamais eu d'amie à cause de mes choix de vie, j'étais totalement seule. Seule avec une colère grandissante dans le fond du ventre. Une colère contre cet homme qui me voulait tout à lui sans rien me donner en échange. Cet homme qui voulait ma peau, mes lèvres et mon coeur en tribut à sa vie désordonnée. Cet homme qui exigeait que je l'aime, de toute mon âme.&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;Les exigences d'un homme qui ne sait pas s'offrir le luxe d'aimer vraiment sont bien peu de chose dans la vie d'une courtisane. Si ce n'est qu'une source de revenus, l'assurance d'une maison douillette. Je ne sais pas encore combien de temps je le laisserai mordre mes chairs et pleurer sur mon ventre après l'amour. Je m'abreuve de sa folie, de cette passion qu'il ne reconnaît pas, et j'attends patiemment de pouvoir le renvoyer du revers de la main, à tout jamais.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2176836852339346198?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2176836852339346198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2176836852339346198' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2176836852339346198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2176836852339346198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/la-courtisane.html' title='La courtisane'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8739054010321054018</id><published>2007-05-19T12:36:00.000-04:00</published><updated>2007-05-20T10:48:45.916-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les vagues de l'existence</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'est un mouvement fluide, qui glisse sur mon épaule comme une écharpe dont on me draperait doucement. Un geste aussi subtil que lent. Ce sont deux bras qui m'entourent doucement, innocemment, semant, sur ma peau perméable, des marques de fers chauffés à blancs. Ce sont des rires et des paroles murmurées confusément, entre deux verres, entre deux tables qui m'assomment telles des massues. Et le courant électrique qui part de mes pieds pour me sonner l'alarme. Le danger est grand. Trop grand pour une seule personne. Trop grand pour une seule Mathilde, en tout cas. Là, dans le creux de mon ventre, les dents du requin que je porte en moi poussent. Mécanisme de défense puéril. Malgré tout, elles sont là, présentes, sanguinaires et dangereuses. Pour moi comme pour les hommes qui pourraient s'y heurter. Je le sais. Entre ma déception récente et aujourd'hui, je me suis remise à voir clairement les intérêts qu'on me manifeste, de la même manière que je les voyais il y a quelques années, à l'époque où j'ai ouvert ce carnet sur monde.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je connais les signes, je connais les récifs sur lesquels je risque de me heurter. Je les ai abondamment fréquentés durant quelques mois, il n'y a pas si longtemps. Je connais le poids de la culpabilité quand je sens un regard meurtri se porter sur moi et que je sais que je n'ai rien de plus à offrir que ce que j'avais, un bref moment, laissé tomber. Je n'ai rien de plus a offrir qu'une sensualité de femme enragée, blessée par les accrocs de l'existence et les histoires de coeur qui se muent en histoires de coups. Je suis la femme insaisissable qui sera toujours partie lorsque l'aube pénètre les carreaux des fenêtres. Je suis la femme qui n'en n'est pas une, dispersée quelque part entre mon coeur et mon corps, désormais aux antipodes. Je suis la femme qui ne peut pas se permettre de s'approcher de trop près les hommes qui me touchent parce qu'ils sont des chevaux fous, au courage et à l'affection débridés. Et je sais que je me retrouverais chiffonnées sur les lattes de ma vie, incapable de me relever avant longtemps.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis la femme qui mord dans les chairs qui me sont offertes comme une assoiffée dans un fruit très mur et qui laisse la sève pulpeuse dégouliner sur le bord de mes lèvres. Je vois les sourires qui me sont destinés, j'entends les compliments qui me sont adressés. Je suis féminine et séduisante, belle sans doute aux yeux de quelques uns. Je suis une femmes de désirs et de sang. Je suis ce que nous devrions toutes être, frémissantes et vibrantes, avides de vie et de tendresse. J'ai mal à mes espérances transies, mais je n'arrive pas à avoir mal à mon coeur retranché dans son armure de cuivre. Je n'arrive qu'à rire. Envie de relever la tête, de continuer mon chemin et de tenter le Diable. De loin. Envie de savourer toutes les minutes de bonheur qui me sont imparties, de les goûter jusqu'à ce qu'elles se soient évanouies dans le temps et l'espace.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Envie de chanter aussi faux que je puisse le faire, de sourire encore aux anges comme je le faisais en rêvant un avenir qui n'aura jamais lieu. Envie de croire en moi. Malgré tout. De croire que je suis une femme unique, comme tout être est unique. Savoir jusqu'au bout des ongles que je ne voudrais pas être quelqu'un d'autres ni même avoir une autre vie qui pourrait être plus facile. Parce que connais ma vie, et que c'est un espace confortable. Ma vie est faite de passions de coups de tête et de coups au coeur. Ma vie est riche et mouvante. Ma vie ressemble étrangement à ce que je rêvais d'en faire à 16 ans, dans mon romantisme omniprésent. Ma vie se mesure en rebondissements, en heurts et en intenses moments de plaisir. Appuyée sur des amitiés aussi durables que sincères, sur des élans d'amour profond, sur des cartes joyeuses qu'on m'offre gratuitement, simplement pour me rappeler à quel point je suis une femme bien.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Aujourd'hui, j'ai 34 ans, pas d'amoureux et pas d'enfant. Aujourd'hui, j'ai 34 ans et je me sens féminine et séduisante comme j'en rêvais lorsque j'imaginais ma vie d'adulte du haut de mon adolescence. Aujourd'hui, je sais que je suis en train de réussir le plus grand objectif de mon existence : vivre intensément.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8739054010321054018?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8739054010321054018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8739054010321054018' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8739054010321054018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8739054010321054018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/les-vagues-de-lexistence.html' title='Les vagues de l&apos;existence'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6421057799793587861</id><published>2007-05-18T09:12:00.001-04:00</published><updated>2007-05-18T09:16:06.322-04:00</updated><title type='text'>Bon anniversaire Mamathi!!</title><content type='html'>C'est une journée spéciale aujourd'hui...non seulement ça fait très exactement un an que j'ai posté ici, mais en plus, DEVINEZ QUOI!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OUIIIIIIIII, deux points pour ceux qui ont eu la réponse sans indice et un point pour ceux qui ont eu la réponse en lisant le titre de mon message de ce matin!!! C'est la fête de MAMATHILDE!!! YEAH!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, pour cet événement spécial, j'ai un cadeau pour elle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une branche de millet! : )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photobucket.com" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i7.photobucket.com/albums/y271/ladylau/millet.jpg" border="0" alt="Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6421057799793587861?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6421057799793587861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6421057799793587861' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6421057799793587861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6421057799793587861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/bon-anniversaire-mamathi.html' title='Bon anniversaire Mamathi!!'/><author><name>La Dame du Lac</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://i7.photobucket.com/albums/y271/ladylau/ICONhamster.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-9052092042383185063</id><published>2007-05-11T11:59:00.000-04:00</published><updated>2007-05-11T13:09:05.099-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Vie de poussière</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Des fois la vie nous joue de vilains tours. Des fois, on prend un temps fou à réaliser qu'on plaît à quelqu'un. On se dit que ça ne se peut pas malgré tout ce que les gens de notre entourage en dise. Et puis on se laisse convaincre tranquillement. Et on se met à voir les signes, à s'imaginer la suite de la vie dans cet environnement possible. Alors on est porté par une bulle qui flotte quelque part au-dessus du sol. Quelque chose de douillet de d'agréable. Et on rit de cette manière toute particulière qui laisse croire au monde entier que la vie s'ouvre devant nous. Et on se fait dire par chacun que ce printemps particulier nous fait bien. L'estime de soi se met à faire des cabrioles dans le bon sens. On se sent belle, on se sent désirable. On a l'impression que les sommets les plus hauts sont soudainement accessibles.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et puis il y a cette autre personne sortie d'un passé pas encore tout à fait révolu qui vient faire son tour dans nos plates-bandes. Tout s'écroule alors en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. On se retrouve alors toute seule au milieu d'une grosse peine qu'on ne peut pas vraiment exprimée à qui de droit puisque tout s'est toujours joué dans les non-dits. Un balayage complet, total qui laisse des marques un peu partout. Et l'impossibilité de fuir selon une habitude bien ancrée. Impossibilité parce que la vie a créé des rapprochements trop grands pour que l'évitement complet soit possible. Au fond des tripes, il y a cette rage violente. C'est envie d'hurler « Tu t'es joué de moi ». Sans que les mots ne puissent franchir les frontières des lèvres parce que rien n'avait été établi. L'impression harassante que tout n'était que de la foutaise, pour le plaisir de la drague. Une drague qui aura duré des mois. Et qui se sera terminé sur le pas d'une porte entre les marches d'un escalier en colimaçon.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La nuit devient encore plus longue qu'à l'habitude. Malgré le fait que le jour s'étire de plus en plus longtemps. Et les sanglots nous réveille à 5h00 du matin, violents et sincères. Avec l'envie de dire tout ce qu'on a pas dit. Et une vieille chanson d'Yves Duteil qui nous taraude l'esprit, et nous serre la gorge lorsqu'on la lit à haute voix. Un sentiment de perte, de chute qui n'en fini pas parce que pour la première fois dans les dernières années on avait vraiment l'impression d'avoir trouvé quelqu'un avec qui être bien était possible. Passer de toutes les attentions à l'absence totale d'attention, c'est comme une claque qui vous rougi les joues. Et de savoir que désormais, à chaque jours de la vie, on croisera cette personne et qu'on devra se dire que ce n'est finalement, rien de grave. Et plus encore de savoir que les amis diront qu'il est un salaud quand on sait très bien qu'il est juste complètement honnête et que dès qu'il s'est aperçu de sa méprise, il a été assez intègre pour l'annoncer.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;On aura cru, l'espace de quelques mois, que l'amour était possiblement au rendez-vous. On aura cru qu'il était encore possible de construire sur du tangible, et au final, on se sera aperçu que la vie n'est que de la poussière qui finit immanquablement par retourner au sol, d'où elle vient.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-9052092042383185063?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/9052092042383185063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=9052092042383185063' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9052092042383185063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/9052092042383185063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/vie-de-poussire.html' title='Vie de poussière'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5422171591764946289</id><published>2007-05-09T12:07:00.000-04:00</published><updated>2007-05-11T10:02:33.353-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>Aménagements</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Hier encore, on marchait dans les rues de la ville en se disant que le printemps n'en finissait pas de se faire attendre. Les arbres étaient à peine verdis par un bourgeonnement discret comme si la nature craignait de nous montrer ses couleurs. Une impression d'attente flottait dans l'air ; une suspension du souffle avant de plonger en apnée dans les mois qui ouvrent l'été. Le mois de mai est arrivé comme un autre continent sur les terres que je foule. Balayant au passage les zestes d'hiver qui s'étaient attardés dans les coins ombragés des cours intérieures. Un élan vital fredonnant des airs grivois aux oreilles attentives. Moi, j'avais les clefs de mon nouveau chez-moi dans mon sac ; une promesse d'avenir sous des cieux particulièrement cléments. Il y a tant à faire lorsqu'on s'installe pour de vrai. Et envie de récurer chaque centimètre de surface habitable qui me tenaillait le sang. À moi qui suis autrement nonchalante et paresseuse à ce sujet. C'est ainsi que j'ai traversé un quart de la vielle en transport en commun, munie d'un balais et d'une serpillière, lestée du poids d'à peu près tous les cd que j'écoute en ce moment, anxieuse, excité et hagarde, simultanément. &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ce n'est qu'arrivée à destination, devant ces espaces vides qui me narguaient, que je me suis aperçue de ma bêtise. C'est plate nettoyer les armoires et les murs d'un logement qu'on va occuper. C'est encore plus plate de le faire toute seule. Mais c'est agonisant quand, en plus, on  n'a ni radio, ni musique. Le silence total d'une maison inhabitée qui réverbère, en écho, le bruit de n'importe quel mouvement, aussi petit soit-il. Petites parcelles d'ironie se moquant de l'absence de vie. Écoeure par le vide, je n'ai pas fait long feu, préférant papoter avec le voisinage qui m'accueillait chaleureusement. Alors,  tout était à recommence quelques journées plus tard. M'enfin, pas exactement tout ; j'avais tout de même minimalement travaillé. C'est donc armée de rouleaux, de pinceaux et de couleurs vives que je suis revenue commencer à prendre possession de la nouvelle demeure, avec Julie.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;On s'est installée dans l'odeur aigre-douce du latex qui colle aux murs. Désorganisées toutes les deux par un manque d'habitude évident. Dans le coin d'une chambre, un matelas posé à même le sol qui nous servirait de lit de camp. Deux enfants ayant la permission rarissime de dormir à la belle étoile. Les yeux pétillants, le rire constant et des cris aussi. Ceux provoqués par ces bruits dont on n'a pas l'habitude et qui font quelque peu sursauter. Ceux qui laissent des crampes dans le ventre de rire. Une fois qu'on a réalisé le ridicule de la situation.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je me suis réveillée dans une chambre trop blanche, trop grande, après une nuit de sommeil beaucoup plus sereine que ce à quoi j'aurais pu m'attendre. Sans doute rassurée par la présence muette et discrète de ma complice encore endormie. J'ai entendu des petits pieds dévaler un escalier quelque part à ma gauche et je me suis levée dans une superbe matinée. En sortant de la chambre, j'ai constaté que nous avions dormi en toute quiétude en oubliant de verrouiller les accès de ce nouveau logis.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis partie en quête de café, sans savoir ou aller. Alors j'ai pris le pouls de ce quartier, souriant à tous ceux que j'ai croisés. Je suis rentrée à la maison dans les effluves du pain que l'on cuit et je me suis lovée dans un rayon de soleil pour y écrire mes impressions et être heureuse, simplement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5422171591764946289?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5422171591764946289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5422171591764946289' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5422171591764946289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5422171591764946289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/amnagements.html' title='Aménagements'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6971312571781846840</id><published>2007-05-02T12:44:00.000-04:00</published><updated>2007-05-02T12:45:32.598-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Et maintenant, je fais quoi?</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Comment on fait, sacramouille, pour se sortir de l'immobilisme? Je me sens à la fois cul-de-jatte et manchot. Incapable d'agir, de poser les bonnes questions, de sortir la réplique qui ouvrirait l'avenir ou refermerait le tombeau de mes rêves éveillés. Je suis là, à essayer de comprendre ce qu'il me dit sans savoir comment interpréter gestes et paroles. Il faut dire que ce n'est pas si facile de faire le tri entre les avalanches d'absurdités qui n'ont d'autre but que de me divertir et une réserve que je sens bien émaner de lui. Cette personne est capable de me livrer une quantité effroyable d'information en un laps de temps ridiculement court. Et ces informations vont dans tous les sens. J'ai souvent l'impression d'être prise dans une porte battante qui s'ouvre et se referme continuellement sur mon nez. Ça vous amoche un faciès.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Hier, je suis allée chercher les clefs du nouvel appartement qu'il avait prises pour nous. Très fier de son coup d'avoir devancé la demande que je lui ai fait par téléphone. Je lui donne donc rendez-vous après le travail pour pouvoir récupérer mon bien et lorsque je me pointe il est tout surpris de me voir. À n'y rien comprendre. J'essaie d'ouvrir une brèche pour qu'on passe un peu de temps ensemble, sur le moment, après tout, nous avons fini de travailler tous les deux, mais il mais il m'envoie &lt;i&gt;illico&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; le ressort en pleine face, m'expliquant qu'il s'en va drette-là. Tout seul. Bon. Je rentre à la maison. Seule. Avec une tornade de questions dans la tête. D'abord, nous avons une dizaine de copies des clefs de l'appartement. Ce dont Julie et moi n'avons absolument pas besoin. Avant que j'aie le temps d'en comprendre la portée, il me dit que ce devrait être des clefs pour nos nombreux amants (qui sont, jusqu'à maintenant, tout à fait inexistants) et qu'on aura toujours la surprise de voir qui est chez-nous lorsque nous rentrerons. Dans le même souffle, il m'annonce qu'il en a gardé un exemplaire pour aller faire pipi dans les coins. Oui, je sais, visiblement il est encore pris quelque part dans sa phase pipi-caca-poil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Qu'est-ce que je suis supposée répondre à cela moi? J'ai bien pensé à : « Si tu veux un double des clefs tu n'a qu'à le demander, je vais t'en donner ». Mais je n'ai pas eu le temps de dire une telle chose avant qu'il ne me jette pratiquement dehors. J'ai repris mon trajet encore plus confuse qu'avant de le voir. Dans mon cerveau qui compulse trop vite pour moi, je l'entends me faire rire en me disant qu'il est un gars comme cela (qui fait pipi dans les coins). Je le vois me souhaiter la bienvenue dans la coopérative et me dire à bientôt, même après que je lui ai dit deux ou trois fois que je passerais le voir le lendemain. Mais ce qui me chicotte le plus, c'est un minuscule extrait de notre conversation téléphonique. Je ne me rappelle pas comment il a réussit à  me lancer cela, mais toujours est-il que j'ai entendu : « tu vas être contente, heureuse même, c'est ta nouvelle vie qui commence à partir d'aujourd'hui, une vie pleine de bonheurs et de rebondissements ». J'étais au comptoir de la librairie en me disant : « Et pour toi, est-ce que c'est aussi une nouvelle vie qui commence? » Je n'ai rien dit, bien entendu, mais je le soupçonne sérieusement d'être passé par ici ces derniers temps. Et de ne pas me l'avoir dit.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6971312571781846840?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6971312571781846840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6971312571781846840' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6971312571781846840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6971312571781846840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/05/et-maintenant-je-fais-quoi.html' title='Et maintenant, je fais quoi?'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5031221674297241877</id><published>2007-04-30T12:55:00.000-04:00</published><updated>2007-05-01T13:01:44.558-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>J'ai embrassé l'aube de l'été</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ça faisait plusieurs semaines que tu me taraudais. Plusieurs semaines durant lesquelles mon regard était attiré par ta présence muette. Je savais toujours très exactement où tu étais dans une salle bondée. À l'affût de tes moindres déplacements, je sentais une décharge électrique toutes les fois où tes trajectoires t'amenaient à croiser les miennes. Ça faisait plusieurs semaines que j'avais envie de m'abandonner à tes mains, à ton sourires, aux paroles et aux gestes que je te prêtais. Une soif de chair dévorante qui me faisait voir à nouveau les hommes comme les mouvances d'un désir plus vaste. Des éclats de toi dans d'autres êtres qui ne seraient, somme toute, que de pâles esquisses de ce qui pourrait exister si seulement j'osais. Je m'étais laissée prendre dans le filet d'une convention implicite, murée dans les non-dits des espérances scellées par le silence.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ça faisait plusieurs semaines que je me débattais entre la convoitise de cette vie rêvée et la peur d'un échec annoncé. Besoin d'aller voir ailleurs pour me prouver que je ne t'appartenais pas, tout en sachant pertinemment que ce n'était là qu'un réflexe d'orgueil, aussi inutile que malvenu. Cette illusion que de ne pas t'offrir ce que je suis me protégerait d'une éventuelle blessure. Gagner au jeu de l'indépendance factice pour te voir détourner la tête et me dire ensuite que j'avais raison de ne pas avoir confiance. Douter même après que tes lèvres se soient posées sur les miennes dans cette nuit de juillet, battue par les pluies torrentielles d'un résidu d'ouragan. Sentir l'adrénaline me pousser vers d'autres cieux, m'emporter vers les certitudes de ce célibat trop longtemps entretenu, pour ne pas avoir à composer avec l'éventualité d'une cicatrice qui marquerait mon ventre, à vie.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ça faisait plusieurs nuits que tu hantais mes songes. Une ombre de plus en plus réelle. Le poids de tes doigts sur les parcelles de peau qu'ils avaient fréquentées, en toute innocence. Les meurtrissures de tes dents sur mon cou offert. Les sillons creusés par tes ongles sur les rides de mes sentiments. Piétiner le désir pour l'aliéner. Pour l'anéantir même. Faire fi de l'essor qui me tirait à toi. Oblitérer les souvenirs des images nocturnes que mon subconscient faisait naviguer jusqu'aux tréfonds de ma conscience. Te crier que je ne te croyais pas quand je savais bien que tu disais vrai. Quand je percevais la douleur dans le doux de tes yeux atteints par mon manque de confiance. Quand j'observais ton sourire se défaire sous les assauts de mon inconstance.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Patiemment, tu m'espérais. En me répétant à perpétuité les mêmes promesses d'amour que tu m'avais laisser entendre cette toute premières fois où ta bouche avait happé la mienne. Tandis que je continuais à repousser les élans de ces sentiments trop grands pour ce que je m'accordais. Puis, un soir j'ai pris ta grande main dans la mienne et je l'ai tenue contre mon coeur toute une nuit. Tu as laisser l'aurore naître sur mon corps assoupi, arborant le sourire du chasseur ayant très longtemps traqué sa proie. Lorsque les reflets du soleil ont taquiné mes paupières, j'ai voulu me lever discrètement. Partir, selon mon habitude, sans laisser de trace de mon passage. Tu me connaissais suffisamment pour prévoir le mouvement. Alors tu m'as tirée vers toi très fort en me disant simplement : « non ».&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ce matin-là, en te regardant dormir, j'ai embrassé l'aube d'été.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5031221674297241877?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5031221674297241877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5031221674297241877' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5031221674297241877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5031221674297241877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/jai-embrass-laube-de-lt.html' title='J&apos;ai embrassé l&apos;aube de l&apos;été'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6592980723169767178</id><published>2007-04-27T13:14:00.000-04:00</published><updated>2007-04-27T13:16:02.906-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Le pas des demoiselles</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elles battent souvent les pavés en duo. Surtout lorsque ceux-ci sont dégagés des bancs de neiges qui entravent les pas durant les mois d'hiver. Elles sont à la fois dissemblables et identiques. Dissemblables dans l'allure, la tenue vestimentaire, le port de tête, les courbes et la couleur des yeux. Identiques parce qu'elles partagent une communauté de pensée, des intérêts, une complicité qui fait d'elles un étrange couple particulièrement bien assorti. Si vous passez près d'elles, lorsqu'elles errent dans les rues des villes qui les rassemblent, vous entendrez des bouts de discussions sautant du coq à l'âne, sans début ni fin dont elles sont les seules à pouvoir suivre le fil. Et le rire, toujours, qui jaillit; franc, spontané, contagieux même. Elles sont jolies, vivantes et complexes dans leur trop grande simplicité. Mais elles arborent cette beauté comme un foulard fané qui traînerait autour de leur cou, par hasard. Un détail futile de leur quotidien.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elles ont la confiance ébranlée, de celles qui se sont fait rejeter. De celles qui se sont fait dire trop de fois, « tu es super mais... » ce mais comme un coup de poing en pleine gueule qui vous ramasse une estime en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. Elles se racontent leurs échecs amoureux pour se convaincre qu'elles ont raison ne ne pas se trouver si super que cela. À grande slaves de mauvaise foi, de plus en plus alambiquée. Elles se confient leurs grands secrets sans trop en avoir l'air, sur les carrés des trottoirs qu'elles traversent, comme si de rien n'était, certaine les gens qu'elles croisent ne leur portent aucune attention. Certaines qu'elles ont posé autour de leurs confidence un écran étanche contre les oreilles indiscrètes. Elles ont sans doute raison puisque l'air d'aller qui les mènent du point A au point B n'est suivi par personne d'autre.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quand le printemps taquine de ses rayons les épidermes restés enfouis sous les couches vestimentaires nécessaire aux traversées hivernales, elles croisent toutes sortent de marmottes qui émergent de leur habitat naturel. Prenant la forme d'hommes, assez vieux, la plupart du temps. La bédaine bien en vue sous la bouteille de bière, à 10h00 le matin, ils les saluent comme si elles étaient vraiment belles, y allant de leurs commentaires aussi salaces que salissants. Si elles acceptaient toutes les invitations qu'on leur fait, elles seraient des détonateurs à caféine sur deux pieds. Néanmoins, elles savent prendre ces compliments, quelle qu'en soit la maladresse, pour ce qu'ils sont. Des petites perles de soleil dans des journées parfois éteintes sous la grisaille des temps durs. Elles savent que ces hommes ne leur plaisent pas, qu'ils osent leur parler simplement parce qu'elles ne font que passer sous leur regard torve et qu'elles n'y resteront pas.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Par contre, si vous désirez aborder l'une ou l'autre de ces demoiselles avec une envie réelle de las rencontrer, de savoir ce qu'elle est et de lui annoncer, en toute sincérité, que vous êtes intéressé par sa joie de vivre et sa personnalité, vous aurez beaucoup à faire. Tous les compliments seront reçus comme des marques de politesse, toutes les gentillesses comme une volonté de la faire sourire. Elles se diront, l'une à l'autre : « Il est charmant n'est-ce pas? » sans réaliser qu'elles le sont aussi. Elles feront damner la patience des uns et l'impatience des autres. Inaccessibles dans leurs tours d'ivoires.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et si un jour vous osez leur avouer que vous avez eu le béguin pour l'une d'entres elles, bien après que les votre coeur se soit logé à une autre enseigne, celle-ci vous répondra, en rosissant un tout petit peu, qu'elle ne l'avait jamais su.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6592980723169767178?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6592980723169767178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6592980723169767178' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6592980723169767178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6592980723169767178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/le-pas-des-demoiselles.html' title='Le pas des demoiselles'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8805950857215103874</id><published>2007-04-25T12:53:00.000-04:00</published><updated>2007-04-25T12:56:42.103-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Ces semaines en boucle</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Toutes les semaines c'est la même histoire qui se répète. Sans un iota de différence. Ça fait des mois que ça dure, ce que je commence à trouver long. Pourtant, je ne sais pas. Pas quoi faire, pas quoi dire quels que soient les conseils qu'on me prodigue. Je reste prise dans le même foutu engrenage, tout en sachant que je suis la seule dépositaire de la clef qui me permettrait d'en sortir. Je connais le cycle, je le reconnais. Je suis capable de le nommer, cependant ça ne m'empêche pas de retomber dedans, comme aspirée par le fond de mes doutes. À me demander sans cesse si cette semaine tout n'aurait pas changé. À me convaincre que rien de ce que j'ai pu croire n'a existé. Et tous les vendredis de mes semaines déphasées, je vais voir. Voir si tu es toujours à la même place.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors ton sourire balaie mes doutes, mes craintes, mes angoisses. Comme un ouragan sur une plaine agitée. Et puis, je me sens forte. Fière. Plus rien n'est à mon épreuve. Je sais ce que je vaut et je me fou de tout. Plus besoin de savoir exactement quelle est la nature de l'intérêt que tu me porte. Il y a quelque chose de tangible qui m'enveloppe; une douillette dans mes nuits d'hiver. Il y a cette chaleur qui rayonne. Je sais ce que je ne parvient pas à nommer. Je sais que tu le sais. J'en perds toute notion de subtilité, t'envoyant sur des pistes qui me dévoileraient plus certainement que les gestes que je pourrais poser. Je m'abreuve à ta source, je me déploie en charme et en beauté comme une plante trop longtemps asséchée. Je suis là devant toi, je suis là et c'est évident que tu me vois. Peu m'importe toutes les femmes à qui tu fais du charme, peu m'importe celles qui se jettent sous tes pas. Je repars en souriant, convaincue que cette fois je ne retomberai pas dans ces questionnement inutiles qui me donnent des nausées à force de tourner à une vitesse alarmante.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le samedi, le même scénario se répète. Je deviens, pour une soirée, le centre de l'univers que je désire habiter. Quelquefois, je me dis que je ne dois pas être si mordue de toi que cela finalement parce que je ne me sens pas envahie par les papillons qui se multiplient d'ordinaire lorsqu'on est devant quelqu'un qui nous charme. Je me dis alors que nous pourrions être simplement amis. Je me dis que de toute manière, tu ne me trouves sans doute pas si charmante que cela. Je me dis que je pourrais être raisonnable pour une fois et tout passer sous silence. Tout en réalisant que je me conte des histoires à dormir debout. Parce qu'aimer n'est-ce pas, c'est avant tout être bien avec la personne en question et c'est l'effet que tu me fais. Toujours. Même quand tu mets tes deux paluches dans ma bulle. Je n'ai pas envie de me sauver. J'ai simplement envie d'être là, plus longtemps. Mais les minutes rattrapent les heures et il me faut partir. Je retourne à la maison avec la tête pleine des indices de ton intérêt.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je passe les jours suivant à marcher sur les sommets de mes rêves les plus fous. Je me fait des projets invraisemblables auxquels je crois. Je sens ta présence atour de moi, réconfortante. Je me sens prête à faire toutes les ascensions nécessaires pour me rendre jusqu'à toi, convaincue que tu m'attends quelque part sur ces routes qui se rejoignent. Je rayonne de l'intérieur et chacun me fait des compliments aussi inattendus que bienvenus. Je me sais aussi belle que tu me vois.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le jeudi m'éveille de ce monde en ruines. Plus rien ne me paraît réel. Je sais que j'ai tout inventé, d'un bout à l'autre. J'ai le coeur éclaté, la tête en pleurs. Mes mains tremblent. Je n'arrive pas à me coiffer, à m'habiller correctement. Le vendredi c'est pire que tout. Il me semble que toutes  les femmes du monde sont plus belles que moi, plus intéressantes que moi. Je suis persuadée que tu ne m'as jamais vue, jamais regardée, jamais porté la moindre attention. Que mon imagination a fait la folle, m'amenant vers les terreaux qu'elle a si bien su chérir durant toutes les années de célibat qui ont fait de moi une femme sceptique.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais le soir venu, je m'aventure tout de même jusqu'à toi. Alors ton sourire balaie mes doutes, mes craintes et mes angoisses. Alors j'ai envie d'oser poser ma paume sur ta joue pour te dire que j'en ai marre de me laisser happer par mes semaines en boucles et que je voudrais que tu me prennes dans tes bras.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8805950857215103874?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8805950857215103874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8805950857215103874' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8805950857215103874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8805950857215103874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/ces-semaines-en-boucle.html' title='Ces semaines en boucle'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-493051144902671177</id><published>2007-04-23T13:09:00.000-04:00</published><updated>2007-04-23T13:12:11.437-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Le gâteau d'anniversaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'était une soirée d'anniversaire. Comme d'habitude, je n'avais pas pris de dessert. Je suis la fille la plus difficile au monde en terme de dessert et il m'arrive rarement d'avoir encore faim lorsque vient le temps de le déguster. Alors je passe mon tour presque chaque fois. Ce soir-là, je zieutais le gâteau avec intérêt malgré le fait que je n'avais pas du tout envie d'en manger immédiatement. Alors j'ai demandé une portion à emporter. Pour en profiter un peu, chez-moi. Le plaisir que j'ai lu dans les yeux de ma mère était éloquent. Heureuse de voir que j'allais goûter, enfin une de ses créations, elle s'est empressée de me mettre presque un quart de déluge au fraise et à la crème dans un paquet. Une part vraiment trop généreuse pour moi, même si je mettais toute ma meilleure volonté dans la balance, je n'ai décidément pas la dent sucrée, alors je savais pertinemment que je n'arriverais jamais à ingurgiter une telle quantité de sucre avant qu'elle ne se gaspille. J'ai quitté la maison familiale sur une excuse vaseuse à propos du temps que je mettrais à arriver à destination, me faisant une impression de chaperon rouge, bien décidée à aller voir le loup.  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La nuit était chaude et je devais faire vite pour que mon petit festin portatif ne se gâche pas durant le transport. Aucune tergiversation n'était possible, aucun retour en arrière envisageable. J'ai hésité avant de sonner à sa porte. Les dents du loup ont toujours eu un effet rébarbatif sur mon courage. Cette peur lancinante de se faire lacérer les tripes plus sûrement que la surface du corps. J'ai souris, gênée lorsqu'on m'a dit d'entrer et j'ai lancé le paquet sur le divan en disant : « La dernière fois tu étais déçu que je n'en ai pas pris pour toi ». Le visage du loup s'est éclairé, ses rides faisant sourire ses prunelles. Les papilles frémissantes de plaisir anticipé, mains tendues, désarmées. Il a tapoté le coussin à ses côtés, invitation muette à le rejoindre. J'ai failli reculer. Soudainement rétive à me laisser happer dans cette bulle à laquelle j'aspire pourtant. J'ai presque tourné les talons pour de bon. Alors j'ai fermé les yeux pour mieux respirer, j'ai vu le vertige me plonger dans le vide. Et je me suis affaissée sur le divan, laissant un bon mètre d'espace entre son corps et le mien. Il ne faudrait pas non plus me prendre pour plus hardie que je ne le suis.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il a ouvert son paquet, les yeux gourmands. J'ai dit que je voulais prendre la première bouchée, histoire d'y avoir goûté. Il m'a rétorqué que c'était son désert et qu'il devait avoir l'honneur d'y plonger le premier. Je ne savais plus dans quoi il voulait plonger. J'avais les mains moites, la gorge humide, les yeux dans le vague, l'angoisse galopante. Il a chantonné en dégustant, comme un enfant qui aime ce qu'on met dans son assiette. Il m'a dit : « Ferme les yeux pour bien goûter toutes les saveurs ». J'ai fait non de la tête. Il a ri de moi. Il me voyais me débattre contre les mailles du filet dans lequel je m'étais moi-même jetée. Il a répété, plus tout pas son injonction, comme une prière à mon intention. Ça été plus fort que moi, j'ai fermé les yeux pour calmer le tournis. La bouchée, trop grosse qu'il m'avait tendue a débordé sur mes lèvres. Il a saisi mon poignet; état d'urgence. Je ne pouvais plus rouvrir les yeux; état de manque.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai eu le goût de tout recracher, mon coeur le premier. Battant à toute force dans mes veines. Et ses doigts sur mon pouls étaient témoins de mon émoi. La fourchette en tombant a fait un petit bruit cristallin sur le parquet. Des bouts de phalanges on effleuré mon front mouillé de sueur. L'haleine du loup s'approchait de sa proie. La peur qui vrille les gestes à l'impuissance. Des lèvres sur mes tempes, mes yeux toujours clos. Un éclair de soulagement. Le bonheur qui rejoignait mes pas.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai ouvert les yeux dans une pièce sans lueurs. Éclairée seulement par mon soleil intérieur. Un morceau de gâteau écrasé sur le sol. Et le souvenir d'un loup qui n'avait jamais existé, imprimé dans tous les pores de ma peau.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-493051144902671177?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/493051144902671177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=493051144902671177' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/493051144902671177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/493051144902671177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/le-gteau-danniversaire.html' title='Le gâteau d&apos;anniversaire'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2138304862162256206</id><published>2007-04-20T13:54:00.000-04:00</published><updated>2007-04-20T14:54:36.846-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Un teint de porcelaine</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La soirée avait débuté sur des chapeaux de roues. Nous n'étions pas encore à destination que Lew était un feu roulant d'activités à lui tout seul. Tout était propice aux jeux de mots les plus absurdes, aux folies extravagantes. Content de voir que son public répondait si bien, il s'enorgueillissait de nos rires pour se lancer dans une autre cavalcade d'insipidités. Nous étions dans un &lt;i&gt;Talent show&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; avec toutes les inégalités que cela implique. Ce qui permettait à notre bouffon de laisser aller ses répliques et de récolter nos éclats de joie. À 23h00, la personne que nous allions voir ayant déjà fait son numéro, nous avons profité de l'entracte pour nous éclipser. Encore sur le coup de l'effervescence chaleureuse de Lew, nous avons décidé de nous arrêter à l'endroit habituel pour y laisser aller la folie qui nous habitait tous les quatre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Nous avons facilement trouvé une table, pas trop loin de celui que je regarde depuis quelques mois déjà. À deux mètres de nous, trois gars, que je n'avais jamais vus, étaient assis au bar. Ils jaugeaient la foule. Évaluant absolument pas subtilement toutes les filles qui étaient dans la place. J'en ai fait les frais. J'avais, encore une fois, omis de mettre un soutien-gorge. Ils ont dû passer un bon 10 minutes sur mon cas. À me regarder comme si j'étais un morceau de steak dans un étal de boucher. Je commençais à avoir de la fumée qui me sortait par les oreilles à les entendre et les voir me juger quand Marie-Hélène a décidé que c'en était trop pour elle. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle nous a déménagé à l'autre bout de la salle, près des fenêtres afin de s'éloigner de l'envie de frapper les importuns.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Lew était toujours en feu. Juli lui donnait la réplique. Marie et moi ne savions rien faire d'autre que rire aux larmes. Nous devions avoir un drôle d'air parce que la plupart des clients nous regardaient avec intérêt afin de deviner ce qui nous amusait à ce point. L'homme qui me fait vibrer inclus. Mais il était occupé ailleurs, nous avons cette tendance tous les deux à nous regarder sans vraiment avancer, au grand dam de Juli. Jamais vraiment ensemble, jamais loin l'un de l'autre non plus. Une petite touche d'indépendance qui ne leurre personne, sauf nous. Et moi je doute, et je redoute. Malgré tout. Et moi je me demande à toutes les fois si c'est moi où une autre qui est le centre de son attention. Comme c'est un grand charmeur fort populaire, toutes les fois où je le croise, je vois s'avancer vers lui des femmes que je trouve plus belles que moi. Alors, je me désespère un petit peu. Et je me dis que je me fait des idées. Alors, je remarque à peine qu'il me lance des objets pour attirer mon attention. Et je me dis que ça ne compte pas.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Vers 01h00, Juli est retournée à la maison. Fatiguée par un reste de grippe qui lui mine l'énergie. Lew, Marie et moi sommes restés à la même table, à rire encore comme des fous. À se raconter des histoires impossibles où les crevettes poussent sur des oranges. Et c'est durant un de ces éclats de rire complètement dégénéré qui suit la chute d'une de ces absurdités qu'il s'est approché de la table, me regardant droit dans les yeux et arborant une drôle de posture. Il avait la main dans les jeans, mimant un pénis sorti de la fermeture éclair. Quand il fut certain d'avoir toute mon attention il me lança : « Vous me faites penser à un urinoir mademoiselle, vous avez un teint de porcelaine ». J'ai explosé de rire. Lew et Marie aussi. Je l'ai traité de cave, il m'a répondu qu'il pouvait aussi être un grenier, tout en remettant son pantalon correctement en place. Et il est retourné à sa place. J'ai déjà entendu des compliments étranges dans ma vie, mais je dois dire que celui-ci les bat tous à plates coutures. Et je sais pertinemment que si c'était un autre que lui qui me l'avait adressé, je l'aurait vertement renvoyer à ses moutons.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Nous sommes partis une vingtaine de minutes plus tard. Je suis passée le saluer avant de quitter. Il me regardait penaud, plus du tout certain d'avoir été drôle. Il me dit « Pas trop choquée d'avoir hérité d'un cave de service? » J'ai souris en lui répondant : « Tu sais, je suis une ricaneuse de service. J'ajouterais qu'actuellement, je suis le poisson qui nage dans l'océan de tes niaiseries ».&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2138304862162256206?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2138304862162256206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2138304862162256206' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2138304862162256206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2138304862162256206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/un-teint-de-porcelaine.html' title='Un teint de porcelaine'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8621082796046712312</id><published>2007-04-19T15:54:00.000-04:00</published><updated>2007-04-20T15:19:51.973-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Facteurs nocturnes</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quand les ombres de la nuit meuvent doucement leurs ailes pour s'étendre sur la parcelle de monde que j'habite, quand les réverbères allument leurs feux pour diriger les silhouettes des passants, quand sonne l'heure où la fatigue m'emporte, je vois trop d'images déferler sous mes paupières clauses pour sombrer immédiatement dans le sommeil. Des images des rêves éveillés que je caresse durant la journée additionnées à celles que mon inconscient travaille et m'impose, dans cet état de transe qui précède le sommeil en soi. Alors je me retrouve, dépouillée, vulnérable, mise à nu devant l'étendue de mes émotions et de mes sentiments. Je ne peux plus contourner le réel. Plus faire semblant que rien n'est important. Plus me cacher les aspérités de mes vérités intérieures.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;À coup de romans palpitants, j'essaie de chasser les visions illusoires que j'entretiens depuis trop longtemps. Arrêter la course des idées folles qui me font vibrer jusqu'au fond de l'âme. Mais dès que je glisse dans les bras de Morphée, ce passé récent me rattrape à toute vitesse. Des lors il m'est impossible de tenir à distance mes aspirations,  mes craintes et mes espoirs. Ils m'envahissent jusqu'au bout des ongles. Me laissant hagarde, le matin venu. Dépouillée des murailles invisibles que je dresse autour de moi dans ma vie journalière, je me sais atteinte complètement. Je voudrais tellement pouvoir contrôler cet aspect de mon quotidien, mais je sais que rien n'est moins possible. Laisser aller est une action que j'ai beaucoup de peine à poser.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai découvert récemment que je rêvais. Comme tout le monde, sans doute. Cependant je ne me rappelle de mes rêves que depuis peu. En fait je viens de recommencer à m'en souvenir. Plus de chute dans les abysses trop profondes que j'ai fréquentées durant toutes les années qui m'ont menées à la dépression. Une brèche ouverte entre mon conscient et mon inconscient, comme pour me rappeler que tout cela est, en fait, une entité. Assembler les parts de moi que j'avais laisser choir sur les sentiers de mes heures. Décloisonner mes blessures, les laisser respirer pour qu'elles finissent par cicatriser. Laisser couler la sève de mes espérances troublées. Admettre que mon coeur bat. Qu'il se heurte parfois à plus fort que lui. Admettre ma faillibilité. Admettre, surtout, l'éventail des possibles.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Rêver aux murmures des mots restés dans le silence des attentes. Sourire en dormant. M'éveiller au coeur de la nuit, le sang rougissant mes joues. Sentir sur les courbes de mon ventre les caresses des gestes qui ne sont pas encore posés. Me laisser retomber, alanguie dans les draps douillets de ces facteurs nocturnes qui me recollent à moi-même, malgré toute la froide logique que je tente désespérément de m'imposer. Malgré tous les dénis que je m'assène pour garder un cap que j'ai trop longtemps suivi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Rire en silence. Heureuse d'être en vie. Heureuse d'avoir toujours su jouer avec l'imagination salvatrice. Et savoir que ce bonheur d'être qui me parcoure les veines m'appartient en propre comme au figuré. Savoir, sans l'ombre d'un doute, que j'ai envie de mordre jusqu'au sang dans cet avenir qui me tend les bras et que ce sera aussi beau que toi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8621082796046712312?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8621082796046712312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8621082796046712312' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8621082796046712312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8621082796046712312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/facteurs-nocturnes.html' title='Facteurs nocturnes'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6970190051161427220</id><published>2007-04-16T13:15:00.000-04:00</published><updated>2007-04-16T13:16:44.418-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Un petit goût de fer</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai un drôle de rapport à la colère. Elle me fait peur. Les cris enragés de quelqu'un qui se met dans tous ses états, pour haranguer un quelconque personnage de son environnement, me gèlent. Ça me prend aux tripes et me cloue le bec. Incapable de rien dire. Je me sens rétrécir à l'intérieur de moi. Paradoxalement, je l'ai souvent utilisée à mes fins. Où plutôt, j'ai cru l'utiliser. Quelquefois, je dois le dire, je réussissais à la contrôler, à la canaliser pour faire quelque chose. Cette colère était généralement sourde et froide et ne me concernait pas directement. Quand elle me servait à défendre les intérêts d'un ensemble de gens. Lorsque je décriais une injustice et que je n'étais que peu ou pas concernée par l'objet de mon ire. Mais la plupart du temps, je n'utilise pas la colère à bon escient. En réalité, c'est moi qui suis son vecteur.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La colère des autres me fait peur. Celle qui est dirigée contre moi, en particulier. Lorsqu'elle s'acoquine à la mesquinerie, souvent latente dans ces explosions, je sens monter en moi l'irrationnelle panique. La perte totale de contrôle. Généralement, je réponds sur le même ton que la personne qui me vilipende, ce qui n'améliore pas la situation. Trop souvent, je me laisse emporter par l'adrénaline qui boue dans mes veines, trouvant les défauts dans la cuirasse de mon interlocuteur simplement pour faire mal. Le plus mal possible. Et j'y réussi, malheureusement, souvent. Peu m'importe, sur le coup, que mes paroles dépasse ma pensée, peu m'importe que mes gestes soient violents. Tout ce qui compte, c'est de gagner. Mais gagner quoi? Une joute à finir sur un sujet souvent absurde? Un point pour mon orgueil? Un mal de gorge? En fait, je tente le plus souvent de faire plier l'autre. Quand j'ai atteint mon but, il est rare que je sois satisfaite. Parce que la culpabilité entre en scène. Et je réalise que je ne suis, au fond, qu'un petit monstre manipulateur. Et, au bout du compte, tout le monde est malheureux.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Crier jusqu'à plus soif, comme si la hauteur de ma voix viendrait confirmer les signes de mon inutile victoire. Je sais que la colère est un vilain défaut. Je tente donc ne ne plus la laisser me submerger, avec les ratées qui s'imposent. Ma dernière grosse colère remonte à Noël. Perte de lucidité, dérapage violent sur les rives des mots qui ne font que blesser. Hurlements à projeter un innocent dans le Néant. Les tremblements inconstants de mes cordes vocales. Je n'en suis pas fière. Je ne peux pas revenir en arrière ni effacer ce que j'ai dit. Mais je peux tenter de comprendre pourquoi je me laisse happer par ces tornades émotionnelles. Apprivoiser le fait que j'ai pensé, pendant des années, que la colère était la force. Sans doute parce que mes parents étaient tous les deux sujets à ces emportements. Apprivoiser le fait que j'ai un jour choisi la colère plutôt que la peine, mais qu'en tentant de me dissimuler la douleur, j'ai laissé la panique prendre le pas sur mes colères et que j'étais encore plus démunie devant la vie que si je n'avais fait que pleurer. Apprivoiser le fait que je déteste qu'on me crie après et qu'il y a de bonnes chances pour que mes interlocuteurs n'aiment pas cela non plus.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans les dernières semaines, j'ai senti plus d'une fois la l'onde colérique remonter mes nervures émotives. Je me suis vue perdre pied avant d'avoir dit une parole. L'envie de mordre plus forte que la raison. Ce désir de déchiqueter l'adversaire en minuscule morceaux à grands coups de gueule. J'ai essayé de prendre mon souffle plutôt que de laisser aller le raz-de-marée. Je me suis mordu la langue très fort. J'ai ravalé l'impulsion. Je me suis contentée de toiser la personne qui me faisait mal ou encore pire, faisait du mal à quelqu'un que j'aime. Je ne suis pas intervenue dans ce qui ne me concernait pas. J'ai regarder d'autres personnes se débattre avec cette colère que je ne connais que trop bien. Pour enfin assimiler que si je ne la laisse pas chambouler toute ma vie, elle n'est pas si apeurante que cela.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je crois que j'ai encore beaucoup à faire pour ne plus me laisser dérailler dans ces émotions négatives. Je ne pense pas avoir totalement vaincu mes vieux réflexes confortables. Aujourd'hui, j'ai encore un goût de fer sur le bord de mes lèvres, mais au moins, je n'ai plus de sang sur les mains.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6970190051161427220?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6970190051161427220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6970190051161427220' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6970190051161427220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6970190051161427220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/un-petit-got-de-fer.html' title='Un petit goût de fer'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6531041714980516294</id><published>2007-04-11T13:07:00.000-04:00</published><updated>2007-04-20T14:50:56.711-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>Les vortex de mon quotidien</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il est vraiment temps que je déménage. Il me faut absolument faire un grand ménage dans mes affaires, afin de les retrouver. Depuis quelques temps, il me semble que j'ai tout perdu. Je passe une quantité effarantes de minutes à chercher des objets qui devraient m'être accessibles. Et je les retrouve généralement à des endroits inattendus. Aussi aie-je établi une théorie : l'appartement dans lequel j'habite actuellement doit être constitué de vortex. Mes lunettes en sont victimes en premier lieu. Je les pose sagement sur ma table de chevet, avant de me coucher et je les retrouve immanquablement ailleurs, au matin. Rien à faire. Elles seront soit dans la chambre de Julie, dans la salle de bain, sur le comptoir de la cuisine et même, une fois, dans le frigidaire. Mon porte-feuille est aussi une source de soucis constants, avalé par un vortex qui le recrache, le plus souvent, dans les replis du divan. Le pire, c'est que ça n'arrive pas vraiment aux autres, sauf peut-être à Marie-Hélène, mais seulement avec ses clés.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Aussi est-ce devenu une sorte de jeu dans la maison. J'entends les colocs me demander si je ne chercherais pas ci ou ça avant des les voir apparaître dans le cadre de ma porte avec l'objet en question qu'ils auront trouvé à un endroit improbable. De cette manière, un jour, Lew est arrivé avec la culotte de mon pyjama rose (disparue depuis le mois d'octobre) qu'il avait dénichée, sagement pliée dans un des tiroirs de la commode de Marie. Étrange. Une paire de bas a atterri dans le sac-à-dos du frère de Lew sans rime ni raison. Ma taie d'oreiller favorite, celle que je remets immédiatement après l'avoir lavée, a été retrouvée dans la lingerie, entre deux serviettes de bain. Ma liste de numéros de téléphones importants, s'est glissée dans le portable de Lew. Mon sac à lunch a une fâcheuse tendance à se cacher dans la salle de lavage et mes pantoufles semblent s'être prises d'affection pour Julie puisqu'elles passent le trois-quart de leur temps à réapparaître sous son lit.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Si je cherche une paire de souliers, il est inutile que je regarde dans le garde-robe où ils devraient être. Mes chances de les retrouver sont bien meilleures sous un meuble des pièces communes que dans ma chambre. Mes sacs-à-main me font aussi le coup de la disparition aléatoire. Les sacs de balayeuses retourneront immanquablement dans le coffre de la voiture de Lew et Marie, malgré le fait que nous les en ayons déjà extirpés trois fois. Les fruits que nous achetons, Julie et moi, ont pris la mauvaise habitude de changer de frigidaire (à quatre, nous avons fait le choix d'en avoir deux). La robe que j'avais sortie pour Noël, et étendue sur mon lit avant que j'aille me doucher ,s'est volatilisée et m'a fait la surprise de retourner se pendre sur son cintre. C'est à rendre complètement dingue. Toutes les fois où je décide de passer le balais, celui-ci, ainsi que le porte-poussières, sera immanquablement ailleurs qu'à sa place. Mais les autres les retrouveront toujours là où ils auraient dû se trouver.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis quelques semaines, la quantité de mes sous-vêtements s'est mise à diminuer de manière drastique. Soutiens-gorge et petites culottes se dématérialisent comme une peau de chagrin. J'ai beau retourner tous les tiroirs de mes commodes, faire la passe à mon garde-robe, défaire tous les coussins du divan, semer la pagaille dans les chambres de mes colocs, ils n'y sont pas. Je soupçonne la machine à laver d'être grandement responsable de cet état de faits. Et je me demande pourquoi c'est juste à mes affaires que ça arrive. J'ai une immense envie d'aller m'asseoir dans la salle de lavage pour avoir une discussion bien sentie avec les appareils électriques dans le but de récupérer mes biens. Pourtant, mon intuition me dit que la lutte est perdue d'avance. Si je suis la logique des vortex de mon quotidien, je vais finir par apprendre que Fleur (le lapin de la maison) s'est servit de mes sous-vêtements pour faire son nid, sans en parler à personne.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6531041714980516294?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6531041714980516294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6531041714980516294' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6531041714980516294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6531041714980516294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/les-vortex-de-mon-qotidien.html' title='Les vortex de mon quotidien'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8000593535157143594</id><published>2007-04-08T11:06:00.000-04:00</published><updated>2007-04-08T11:08:07.626-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>Le baptême du feu</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La librairie est bondée, plus possible de trouver un espace respirable entre deux client. C'est un samedi, dans une longue fin de semaine, la population entière du Plateau, et la moitié de celle des autres zones urbaines, se retrouve dans le magasin. On sent un parfum de Noël flotter autour de nous. Pas tellement que ce temps s'approchent, c'est dans l'effervescence ambiante qu'ont reconnaît l'odeur. Cette impatience qui taraude toute la clientèle, l'urgence de trouver maintenant le petit rien qu'on offrira demain. La colère qui gronde quand les libraires ne trouvent pas immédiatement le livre désiré. Le mépris qui se lit dans les yeux des insatisfaits quand certains titres ne sont plus disponibles pour cause de vente complète du stock. On se fait presque dire qu'on aurait dû savoir et prévoir que Monsieur X avait absolument besoin de tel titre &lt;i&gt;maintenant&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et que Madame Y nous ferait le coup de la crise apoplectique parce qu'il ne nous reste plus l'objet de sa convoitise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Au comptoir, les libraires se relaient les agressifs pour ne pas imploser. Mais quand le téléphone sonne et qu'au bout d'un certain temps, je vois Julie blêmir, je me demande bien ce qui est en train de se passer. Je vois bien que son interlocuteur invisible est mesquin et probablement violent. C'est inscrit dans tous les pores de son visage. Et je fini par comprendre qu'il s'agit de notre contact à la coopérative. Toute de colère drapée, nous accusant d'avoir manipuler les autres membres de la coopérative pour avoir un mois de loyer gratuit, dans le seul but de la faire chier elle, pour lui faire perdre toute crédibilité. Sidérée je suis. Comment voulez-vous que nous manipulions des gens que nous n'avons jamais vus? Impossible. À moins, bien sûr que nous ayons disposé paquets magiquement constitués de notre dose de charme pour amener des personnes qui ne connaissent rien de nous à prendre une décision qui nous arrangerait financièrement.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;La théorie du complot vient d'être mise à jour. Et puis quoi aussi, on est des espionnes soviétiques, issues d'un lourd passé de Guerre froide, déguisées en filles qui ne peuvent pas avoir l'âge d'avoir participé à l'espionnage? N'importe quoi. N'importe quoi et pourtant, c'est une théorie qui est revenue sporadiquement cette année dans la perception que certaines gens ont eue de Julie et moi. Je crois que de loin, nous avons toutes les deux l'air de personnes conciliantes, aimables et probablement malléables et que de plus près, il est évident qu'on ne se laisse pas marcher sur les pieds. Nous avons été accusées de complot par un employé temporaire dans le temps des fêtes cet hiver, pour des raisons qui nous sont encore obscures. Toujours est-il qu'un moment donné, ça suffit ce type d'accusation gratuite.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Bref, tout ce qu'on veut, c'est ce logement. Cette place en coopérative. On avait dit qu'on était prêtes à assumer le loyer à partir de mai? Eh bien nous le ferons. C'était un plus d'en être dispensées, pas un plan machiavélique de manipulation ostentatoire et malsaine de l'ensemble des membres d'une assemblée constituante. Ce qui nous ferait plaisir c'est que le foutu bail soit signé pour que cette donnée cesse d'être stressante. On a envie d'être dans nos plans d'aménagement, pas prises dans des conflits politiques ridicules, avec en toile de fond, le contrôle.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Vous me direz qu'il était évident qu'un moment donné ce problème se soulèverait de lui-même. Que la vie en coopérative est sujette à ces jeux de pouvoir. D'accord, mais joual vert, on est pas encore officiellement membre de cette coop!&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;C'est ce qu'on appelle, je crois, un baptême du feu.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8000593535157143594?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8000593535157143594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8000593535157143594' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8000593535157143594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8000593535157143594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/le-baptme-du-feu.html' title='Le baptême du feu'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6895645512821618604</id><published>2007-04-06T16:06:00.000-04:00</published><updated>2007-04-19T16:07:58.213-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Sur les rides des illusions</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;« J'en ai assez de son amour infini, de ses questions qui reviennent sans cesse, comme si à force de temps, je finirais par changer d'avis. C'est lourd. Trop lourd. »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Sagement assise à côté de sa mère dans un autobus bondé, l'enfant avait capté cette réflexion. Et avait pensé qu'elle ne pourrait jamais dire une chose pareille. Après tout, elle avait soif d'amour. D'un grand amour qui vous massacre le coeur. Un tantinet princesse, elle croyait fermement que tout amour dans sa vie serait le bienvenu. Qu'elle ne rejetterait jamais une telle offrande. Quand on a dix ans et que tout ce qu'on connaît de l'amour c'est ce que que nos parents nous on prodigué toute notre vie, on est certaine d'être assez sage pour comprendre qu'on ne repousse pas un sentiment aussi réconfortant que la main d'une maman.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Quelques quinze ans plus tard, elle savait à quel point l'enfant qu'elle fut se trompait. Elle savait que tout amour n'est pas bon à consommer. Lasse de la maudite culpabilité qui lui rongeait les arêtes du coeur. Lasse de répéter sur tous les tons « je ne t'aime pas ». Écoeurée jusqu'à la vomissure de voir ces yeux la regarder comme si elle était la huitième merveille du monde. Plus capable de voir ses soirées s'échoir sur les récifs des reproches qu'il lui adressait. Elle était devenue un fantasme. Figure emblématique d'une obsession qui tournait en rond. Enragée de constater qu'il ne l'écoutait pas. Qu'il l'avait jamais écoutée. Qu'il lui inventait une personnalité, des intentions, des aspirations qu'elle ne reconnaissait pas. Qu'il se convaincait à force d'arguments bidons qu'en réalité, ils avait une multitude de points communs et que si seulement elle pouvait passer par dessus son apparence physique à lui, elle serait à même de découvrir la richesse de ce qu'ils pourraient partager.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle avait appris à la rude école de l'expérience que le rejet laisse des marques indélébiles sur l'estime de soi. Elle savait mieux que personne qu'il y a un million de façons de tuer quelqu'un. Elle ne voulait pas devenir une meurtrière. C'est ainsi que malgré la lourdeur, malgré la pesanteur, malgré ses ailes écorchées jusqu'à l'os, elle rongeait son frein, endurait l'horreur quasi quotidienne de ce harcellement moral qui la minait. Elle refoulait les larmes d'impuissance qui lui montaient au visage, gardait le sourire pour la galerie. Jusqu'à se retrouver chiffonnée sur le sol froid de l'hiver qui tapissait son coeur, épuisée jusqu'à l'âme. Jusqu'à ce que le minuscule fétu d'essence vital qui brillait encore faiblement dans ses prunelles, menace de s'éteindre à son tour. Avec la peur vrillée au ventre. Une peur qui lui faisait faire de larges détours pour ne plus le voir. Une peur qui faisait trembler tous ses membres toutes les fois où il s'imposait sans hasard. Une peur qui la dégoûtait d'elle-même.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Alors elle avait puisé dans tout ce qui lui restait de désespoir pour crier « Basta »! Elle avait hurlé jusqu'à déchiqueter ses cordes vocales. Elle lui avait dit «  Tu ne m'aimes pas! Je ne t'aime pas. Tu me donnes la nausée, tu me fais peur. Je te déteste jusqu'au plus profond de mes tripes et si tu ne sors pas de ma vie immédiatement, je vais porter plainte contre toi pour harcellement. Je vais dire que tu es complètement fou et déséquilibré. Je vais cracher sur toi assez longtemps pour que tu comprennes tout le mal que tu me fais. Je vais te piétiner sauvagement, pour te défigurer. Je ne pense pas que tu puisses comprendre qu'on n'aime pas les gens en essayant de les emprisonner comme tu le fais. Mais je sais que je ne suis plus capable de voir ta face, ton nom ou tes commentaires dans ma vie. À partir de maintenant, si tu viens à un endroit où tu sais pouvoir me trouver, je vais demander aux autres gars de te sortir de là. Je vais considérer que c'est une tentative de viol sur ma personne. Tu voulais que je t'aime? Eh bien tu t'es fourré le doigt dans l'oeil  jusqu'au coude. Désormais je te déteste. Et je vais te détester jusqu'à la fin de ma vie ». Il l'avait regardée sans comprendre. Il lui avait demandé s'ils pouvaient aller prendre un café pour en parler calmement. Elle s'était contentée de tourner les talons et de mettre toutes ses menaces à exécution.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis, elle a réalisé qu'il y a des gens dans la vie avec lesquels il vaut mieux éviter d'être gentil.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6895645512821618604?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6895645512821618604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6895645512821618604' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6895645512821618604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6895645512821618604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/sur-les-rides-des-illusions.html' title='Sur les rides des illusions'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-1953016820688541825</id><published>2007-04-03T12:11:00.000-04:00</published><updated>2007-04-03T12:12:48.404-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vie en communauté'/><title type='text'>C'est de la faute au barman</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'était le premier mercredi du mois de mars et l'hiver n'en finissait pas de nous faire tomber des chutes de neige sur la tête. Comme si tout espoir de printemps était vain. Je ne sais plus qui de Julie ou moi avait à fermer la librairie, quoiqu'il en soit, une de nous devait rester plus tard. Mais je sais que pour une raison obscure, un petit monstre d'excitation exalté me poussait dans le ventre et que je n'avais pas du tout envie de rentrer immédiatement à la maison. Alors j'ai soudoyé Julie en lui offrant de payer la bière pour la soirée, bière qu'elle ne me devrait pas. Elle s'est finalement laissé convaincre. Arrivée sur place, il y avait foule dans la salle, seuls deux tabourets au bar étaient libres. Nous y avons pris place. Profitant de ce moment rien qu'à nous, nous avons commencé à parler de ce que nous voulions et ne voulions pas de notre futur appartement. Parce que nous déménageons cette années, ensemble encore. Nous en étions à la grandeur de la salle de bain quand le barman s'est penché au dessus de son comptoir pour nous demander : « Une coop, ça ne vous intéresserait pas? »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;On s'est regardées, radieuses, puis on s'est retournées vers notre interlocuteur et avons répondu, d'une seule voix : « You bet que ça nous intéresse une coop! » Étrangement, le mec n'avait pas l'air d'avoir compris que nous étions déjà vendues à l'idée. Il s'est donc mis en devoir de nous convaincre, nous vantant tous les mérites de ce type d'appartement. En fait, le seul défaut que nous pouvions voir à cet appartement, à vue de nez, était qu'il était passablement excentré. On est revenues à la maison cette nuit-là en flottant sur les rêves un peu fous que le barman avait fait germer dans nos petites têtes.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La semaine suivante, nous sommes retournées au même endroit. Histoire de voir si la proposition tenait toujours. Ça tenait. Ça tenait tellement qu'il nous avait apporté un numéro de téléphone, le nom de la personne à contacter et avoué, fier de lui, qu'il avait déjà parlé de nous à l'assemblée des membres et que pour l'instant, notre candidature leur semblait intéressante. Sur nos tabourets, on se trémoussait d'impatience. Le coeur gros et les émotions en montagnes russes. Nous avons rejoint la dame, discuté avec elle un peu, attendu patiemment que le temps passe pour s'assurer que personne dans la coopérative ne voulait le logement quand j'ai reçu le coup de téléphone des nouvelles qui vous pètent une balloune. Le logement serait en fin de compte libre pour le mois de mai et d'autres candidats seraient prêts à aménager à ce moment sans problème.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Nuit d'insomnie pour moi. Julie était chez ses parents à Acton Vale (évidemment) et bien entendu, son cellulaire était mort, donc elle était impossible à rejoindre. Il fallait que je réponde vite. J'ai fini par rejoindre Julie qui s'est mise à stresser avec moi. Et puis on a décidé de se lancer, sans filet, en se disant que ce qu'on dépenserait en trop, pour deux mois de double paiement de loyer, nous coûterait somme toute moins cher qu'un appartement plus petit, en dehors de la coopérative, pendant toute une année. La semaine suivante, on visitait le logement. Le rêve. Beau, bien entretenu, dans une rue magnifique et tranquille. Facilement accessible en métro. À vingt minutes de vélo du travail. Merveilleusement bien découpé pour nos besoins. C'était mille fois mieux que dans nos fabulations les plus extravagantes.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Hier matin, nous rencontions les membres de la coopérative. Nous nous sommes levées deux heures d'avance, tenaillées par l'excitation. Angoissées aussi. Nous sommes arrivées les premières au lieu de rendez-vous. Une fois que tout le monde eut été installé, Julie et moi nous sommes rapidement rendues compte, que les membres faisaient tout leur possible pour nous vendre la coop. Nous étions sidérées. On nous vendait notre appartement de rêve plutôt que d'avoir à nous vendre pour l'obtenir. Il pleuvait dehors, l'air était doux. Nous avons décidé de marcher jusqu'à la librairie parce que nous avions tellement d'énergie à dépenser. Une heure et demie passée comme cinq minutes. Nous savions que nous aurions la réponse dans la soirée et que nos chances étaient plus que bonnes.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;À neuf heures et demie, durant ma pause, j'ai parlé avec la dame qui est notre contact depuis le début. Confirmant que nous avions la place. Et les membres étaient tellement emballés par nos personnalités respectives qu'ils ont décidé que nous n'avions pas à payer le mois de mai si nous emménagions en juin. Il semblerait que le barman mentionné plus haut, ait beaucoup travaillé pour nous faire économiser cette somme d'argent.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis ce téléphone, j'ai un air d'amoureuse épanouie qui me flotte sur le visage. Et tout ça, c'est de la faute au barman.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-1953016820688541825?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/1953016820688541825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=1953016820688541825' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1953016820688541825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/1953016820688541825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/04/cest-de-la-faute-au-barman.html' title='C&apos;est de la faute au barman'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-4891841853138007316</id><published>2007-03-30T17:27:00.000-04:00</published><updated>2007-03-30T17:29:30.915-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>De réflexions ou d'éclosion</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis quelques semaines, j'ai le sentiment d'être une fleur qui s'éveille au printemps. L'impression que je vis au rythme des saisons et que comme tout animal, je me cherche plus qu'à n'importe quel moment de l'année, un compagnon pour la route à faire. J'ai des antennes à garçons. Je les vois, les évalue. Je les juge, les jauges, leur adresse des sourires sans en avoir conscience. Je vois leur intérêt pour la femme que je suis, les courbes que je ne porte plus en fardeau, mais en étendards prometteurs de fertilité. Et les commentaires se lovent dans les replis de ma mémoire,  ces commentaires que j'ai à peine entendu sur le coup, et qui reviennent en boucle lorsque les absences s'additionnent. Avec un petit recul, je les savoure ces compliments murmurés à mon oreille, les yeux pétillants de malice.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Point pour moi de femme requin pourtant. Pas d'envie dévorante de mordre dans les chairs friables des hommes qui me croisent en toute innocence. Point de désir inaltérable de dépouiller les âmes et de me repaître, langoureusement, de leur essence. Sans besoin de séduire à n'importe quel prix, surtout pas celui de mon intimité. Sans vouloir brûler ma propre sève à l'autel de ma concupiscence. Ce n'est plus un jeu de pouvoir, ni une volonté de m'inscrire en faux devant mes propres complexes pour me prouver que je puisse encore avoir un certain succès auprès des hommes. Plus l'envie de boire le calice jusqu'à la lie. Jusqu'à l'écoeurement de ma propre peau, marbrée des traces que tous ces doigts laissaient dans leur sillage. Tannée de ne me juger qu'à l'enveloppe charnelle plutôt que dans mon entité. Lasse des eaux troubles du désir éthylique, assoiffé des caresses sans noms qui multipliaient mes nuits. Ce n'est plus l'aulne à laquelle je m'abreuve.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Appétence plutôt de complicité. Soif de rires dans les matins taquins de la bonne entente. Faim de savoir que les soirs se ressembleront dans leurs différences. Sauf que je ne sais plus jouer cette orchestration. Celle qui dose savamment le besoin de l'autre et celui de soi. Celle qui permette de s'avancer un peu, juste assez pour se dorer les ailes sans les brûler totalement afin de conserver l'essor qui me pousse vers le soleil. Je crois qu'en fait, je ne l'ai jamais su. Toujours été trop passionnée et entière pour laisser la vie tranquillement faire son oeuvre. Impatiente d'en finir une fois pour toute quitte à donner l'impression de m'en foutre. Tout donner ou tout prendre. Sans réserve et sans mystère.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Envie souvent de tendre la main de l'autre côté du gouffre de mes doutes. Effleurer le néant qui s'ouvrirait devant moi. Attraper le bonheur qui pourrait s'y glisser. Sentir refluer le mouvement à peine entamé. Discourir des heures durant, analyser chaque geste et chaque absence de geste avec un tiers plutôt que de dire tout simplement que j'aimerais bien qu'il m'aime, justement.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-4891841853138007316?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/4891841853138007316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=4891841853138007316' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4891841853138007316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/4891841853138007316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/de-rflexions-ou-dclosion.html' title='De réflexions ou d&apos;éclosion'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2970713241817543309</id><published>2007-03-28T12:58:00.000-04:00</published><updated>2007-03-28T12:59:17.072-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Le poisson était sur le dos</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans la cuisine de la maison familiale, un rayon de soleil taquinait les lattes du parquet. Du haut de mes trois ans, je m'avançais vaillamment vers la table, portant près de mon corps le contenant de lait disposé à mon attention dans le frigo pour que je puisse le verser toute seule dans mes céréales. En passant près du comptoir, j'ai constaté que le bocal de mon poisson était vide. Inquiète, je suis revenue sur mes pas après avoir posé le lait sur la table. Rien de rien. Seulement l'algue en plastique qui ornait le fond du bocal. Algue que je mêlais avec l'herbe des pelouses alors j'avais nommé mon poisson rouge Gazon.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Désarçonnée je suis montée jusqu'à la chambre de mes parents. Toute triste. J'ai réveillé ma mère pour qu'elle descende avec moi afin de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Elle a enfilé une robe de chambre et m'a suivie. Quelques minutes après son arrivée, elle l'a trouvé, juste au pied du comptoir, le poisson était sur le dos, séché. Nous avons trouvé une petite boîte pour y mettre mon petit ami oranger. Ensuite, nous l'avons enterré. Parce que je pleurais beaucoup, j'ai eu un autre poisson. Que j'ai évidemment appelé Gazon. Comme son prédécesseur, il s'est un jour retrouvé sur le plancher. Je ne sais pas combien de poisson rouge j'ai bien pu avoir ainsi. Je n'ai pas eu connaissance de tous les suicides de mes compagnons aquatiques. Mais un jour, j'ai compris qu'ils se suicidaient en sautant par dessus le bord du bocal. Et ce n'est beaucoup plus tard que j'ai su que je ne mettais pas assez de roche dans le fond de cet aquarium et que ça perturbait la psychologie de ces pauvres bêtes.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je me souviens d'avoir trouvé que les poissons suicidaires franchement, c'était un paquet de trouble pour rien. Depuis, j'ai quand je passe près d'un aquarium, j'ai développé le réflexe de regarder le plancher afin de ne pas écraser quelque survivant d'un plongeon dans le vide.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2970713241817543309?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2970713241817543309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2970713241817543309' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2970713241817543309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2970713241817543309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/le-poisson-tait-sur-le-dos.html' title='Le poisson était sur le dos'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6644913867750422647</id><published>2007-03-27T18:49:00.000-04:00</published><updated>2007-03-28T10:19:46.541-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>Sans compter les coups</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je n'ai pas compté les coups, mais je sais que j'en suis à plusieurs. Si je ne me connaissais pas si bien, je croirais que je suis presque méprisante. Tu me dis que tu reviens et je profite de ton absence pour me sauver. Le pire, c'est que la plupart du temps, je n'y pense même pas. Je fais juste réaliser que je suis tannée d'être où je suis. Alors, je fou le camp. Et si tu ne trouves pas exactement sur le chemin de mes pas lorsque je prends ma décision, c'est cuit; tu n'auras même pas droit à un « au revoir » de bon aloi. J'ai un certain talent pour les sorties à l'anglaise. Rien à faire avec moi, je file dès que j'ai une minuscule chance de m'esquiver.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tu me dis que tu me trouves belle, et je repousse cette affirmation du revers de la main, comme s'il s'agissait d'une mouche fatigante qui me tournerait autour de la tête. Ça me prendra des semaines avant d'assimiler que tu t'es mouillé assez pour m'offrir ce compliment. Tu me dis que je suis sensuelle quand je danse, que je n'ai pas besoin d'un &lt;i&gt;follow spot&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; pour que tous les regards se portent sur moi. Moi je me convainc que tu es simplement gentil avec moi. Comme un ami qui cherche à remonter mon ego émietté. Je vois bien qu'il y a toujours une nuée de femme autour de toi, quelles que soient les circonstances. Je vois bien que tes partenaires de billard féminines se battent pour obtenir ton attention, tes sourires et les discussions bien senties que tu me réserves depuis peu. Elles me toisent, questionnent la pertinence de ma présence autour de la table, essaient de savoir, par des chemins détournés, ce que je pense de toi. Toutes les fois, ça me rentre dedans comme un char d'assaut en pleine face.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Tu braves la foule pour venir jusqu'à moi, malgré la gang dans laquelle je m'insère tout le temps. Je me dis que tu dois avoir trouvé une de mes amies particulièrement séduisante, ce jour-là, pour que je te la présente. Et quand tu tends la main, convivial, au dessus de la mêlée, pour te présenter avant que j'aie eu le temps de le faire, je me dis : « ça y est, c'est elle ». Sitôt ces formalités passées, tu restes assis à mes côtés. Silencieux. Tu me regardes débattre de tout ou de rien avec mon entourage, un drôle de sourire sur le coin des lèvres. Quand je m'emporte contre les imbéciles qui jonchent un parcours de vie, tu ris tout bas.&lt;span style="background: transparent none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt; Des lors,&lt;/span&gt; je crois que tu te paies ma gueule. Et je rougis dans le noir, honteuse d'avoir encore été prise à me laisser errer sur les ires des mes emportements. Alors, tu poses la main sur les rondeurs de mes joues et je retiens à grand peine les crues qui montent à mes yeux.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Quand la soirée a fini de s'étioler, les rares fois où je ne me suis pas éclipsée d'avance, tu m'accompagnes jusqu'à ma porte. Comme si ce n'était pas un détour. Je te plante un baiser sur la joue et tu exploses de rire. Je grimpe en courant la volée de marches qui me sépare de la rue et je referme la porte sur moi, le coeur affolé. Les sens aux abois. Toute seule dans ma chambre, je me dis que j'ai tout inventé. Je récapitule la suite des événements, je repenses à toutes les sourires que les autres t'ont fait. Je me dis qu'elles sont toutes plus belles que moi. Que je me bâti des châteaux dans les nuages en m'imaginant qu'il y peut-être un bout de cette attention qui m'est véritablement destiné.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Je n'ai jamais compté les coups, cependant je commence à me rendre à l'évidence qu'au nombre de fois où je t'ai claqué la porte au nez, tu aurais dû tourner les talons depuis longtemps. Mais tu es là et tu persistes. Tu m'enveloppes de ton charisme bienveillant et tout ce que je trouve à dire c'est que je n'y crois pas.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" align="justify"&gt;Mon problème tu vois, c'est que j'ai toujours eu une peur démente des hommes qui ont du charme. Ce dont tu ne manques vraiment pas.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6644913867750422647?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6644913867750422647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6644913867750422647' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6644913867750422647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6644913867750422647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/sans-cimpter-les-coups.html' title='Sans compter les coups'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-2671932036213900131</id><published>2007-03-26T12:18:00.000-04:00</published><updated>2007-03-27T14:58:52.912-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quand le passé me rattrape'/><title type='text'>Les nouveaux voisins</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'avais quatre ans. Mon amie des deux dernières années avait quitté la maison qui jouxtait la nôtre depuis quelques jours, mais ça me paraissait une éternité. Je savais, puisqu'on me l'avait expliqué, qu'il s'agissait d'un déménagement tout bête, mais à cette époque, pour moi, c'était beaucoup plus que cela : c'était un bouleversement de mon environnement. Il n'y avait pas de clôture entre les cours, seulement deux ou trois bouquets de cèdre qui délimitaient les territoires. J'avais déjà l'habitude de passer d'un endroit à l'autre, en traversant des frontières imaginaires. L'ensemble formait déjà mon territoire. Ma mère m'avait dit que ce serait sans doute différent avec les nouveaux voisins. Que l'autre maison n'était pas la mienne et que je ne pourrais pas nécessairement continuer à y entrer comme bon me semblerait.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Par un beau matin ensoleillé, une voiture s'est stationnée derrière un gros camion. Moi je faisais semblant de m'affairer devant la maison. Je crois que j'étais très préoccupée par l'état de santé d'une de mes poupées. Aussi subtilement qu'une fillette de quatre ans puisse le faire, j'ai observé l'arrivée des nouveaux habitants de la maisons verte. Tout d'abord, un grand monsieur, fier et digne a émergé du véhicule. Puis une toute petite femme, au sourire rassurant en est sortie à son tour et enfin un cortège de fillettes. Trois, pour être précise. Dont une qui avait l'air d'avoir mon âge. J'étais sauvée : le hasard avait troqué une amie pour une amie. Je n'ai pas douté un seul instant de l'issue de cette rencontre. Forcément, si la fillette avait mon âge, elle serait mon amie. J'ai donc vaillamment traversé la pelouse et je suis allée me présentée. Pour me faire rabrouer rapidement par le grand monsieur. Ce n'était pas méchant, simplement un peu sec, parce que les filles avaient à transporter encore quelques affaires dans la maison, après quoi, seulement, elles pourraient jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai vite compris que ma mère avait eu raison, mon terrain de jeu s'est mis à rapetisser comme une peau de chagrin. De notre côté de la haie, les jouets jonchaient le sol comme des feuilles à l'automne. La piscine que nous possédions attirait une ribambelle de bambins de tous âges, le gazon tournait à la terre un peu partout. De l'autre côté, c'était un jardin luxuriant, une belle balançoire toisait le terrain tandis que des fleurs et un plan d'eau avaient allègrement poussé. L'homme, prenait un soin jaloux de son terrain, sur lequel nous avions le droit de jouer, mais plus calmement que de notre côté de la haie. On le voyait tout le temps à bichonner sa verdure, à rendre service à tous ceux qui le demandaient. C'était un homme du dehors, que l'hiver ne freinait pas. Il aidait à déneiger les entrées et nous permettait de nous créer de formidables forteresses dans les bancs de neige savamment disposés dans des endroits stratégiques pour qu'ils ne soient pas ramassés par la voirie lors du déneigement. Je me rappelle l'avoir vu courir à ma rencontre après une de mes chutes à bicyclette, lorsque, trop hardie, je m'étais lancée sans mes petites roues sur la chaussée encore mouillée par les pluies printanières. Dans son regard inquiet, je voyais bien que ma santé lui importait.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'ai quitté le domicile familial il y a près de quinze ans. Je n'ai pas revu ce voisin depuis ce temps. Sinon, une ou deux fois, par hasard, devant sa maison lorsque j'allais visiter mes parents. Quoiqu'il en soit, le souvenir tenace de l'homme bon qui avait aménagé avec toute sa famille à côté de chez-moi a perduré à travers le temps. J'ai su mercredi dernier qu'il était décédé. Je suis allée au Salon funéraire avec ma mère et ma soeur, pour les filles. Elles étaient heureuses de me voir, malgré le temps et le silence. Dans la bière ouverte, j'ai vu le visage serein d'un homme qui avait bien vécu. Il était identique à mon souvenir et lorsque je me suis approchée, j'ai cru le voir sourire.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-2671932036213900131?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/2671932036213900131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=2671932036213900131' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2671932036213900131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/2671932036213900131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/les-nouveaux-voisins.html' title='Les nouveaux voisins'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-5042623647484152287</id><published>2007-03-21T12:23:00.000-04:00</published><updated>2007-03-21T12:28:05.330-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Les chaînes du passé</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tu me disais que je t'abandonnais. Avec cette moue que je ne connaissais que trop bien. Cette petite bouille toute chiffonnée que j'avais vu un million de fois au moins. Tu me disais que jamais tu ne m'aurais fait ce coup-là, que je descendais bien bas pour en arriver là. Et moi, je me tordais le coeur sous les assauts de la culpabilité galopante que cultivais comme d'autres entretiennent un jardin. Tu me disais que je n'avais pas le droit, après tout ce que tu avais fait pour moi, te te laisser sur le carreau de ma vie. Tu me disais que personne ne m'aimerait comme tu m'aimais.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tu me disais que tu me connaissais par coeur. Que tu appréciais de moi ce que la plupart des autres me reprochaient. Tu me disais que je te faisais mal. Je n'avais pas besoin d'entendre ces mots pour voir le désastre que je provoquais. Je n'avais pas besoin des accusations pour sentir que j'érodais le monde dans lequel tu vivais. J'avais une conscience aiguë de la hauteur de ma trahison. Je n'avais même pas d'autre raison à t'offrir que ce besoin irrépressible d'aller voir le monde. D'aller explorer par moi-même  le bout d'univers qui m'était imparti. Tu me disais que tu ne comprenais pas. Que tu ne pouvais pas avoir été à ce point mauvais ou lacunaire pour des ailes me poussent à voler vers d'autres cieux.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'aurais voulu sublimer la détresse de tes prunelle. Faire taire la plaine lancinante que je lisais dans ton désarrois. T'expliquer, dans des mots que tu comprendrais avec tes tripes, tes sens, ton être tout entier, pas uniquement avec ces mots vides de sens que tu ne pouvais qu'intectualiser, que mon départ n'était pas contre toi. J'aurais voulu que cesse la pression immense sur mon coeur, cette responsabilité accrue, avec laquelle je ne savais pas du tout composer. Parce que la déchirure que je sentais poindre sur ton être était pire que tout. J'ai tenté de te dire, tenté de trouver les verbes qui conjugueraient adéquatement mes états d'âme. Et après presque quatorze ans, je n'arrive à rien d'autre qu'à constater l'échec de mes fêles tentatives pour te préserver du gouffre que j'ai fait éclore sous tes pas. Et pourtant, ce n'était tellement pas une dans une volonté de t'atteindre ni de te blesser. Ce n'était qu'un élan complètement égoïste qui me poussais ailleurs. Sans regard à nos malentendus. Sans regard à nos prises de bec.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'aurais préféré que tu comprennes que mon départ n'était pas un geste de renoncement ni l'annulation de l'amour. Ce n'était que le désir de liberté, après tout légitime, qui me poussait vers des cieux différents. Après tout, je n'étais alors qu'une toute jeune personne que je n'arrivais à qualifier ni d'adolescente, ni de femme.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je ne vivais, au fond, que l'essor de l'enfant devenue adulte cherchant à se défaire du noeud familial. Et toutes les années écoulées depuis m'auront appris que mes espoirs de liberté seront toujours entravés par les chaînes de ce passé qui marque la césure entre l'enfant que je fus et la femme que je suis devenue.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-5042623647484152287?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/5042623647484152287/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=5042623647484152287' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5042623647484152287'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/5042623647484152287'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/les-chanes-du-pass.html' title='Les chaînes du passé'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-3917410981345696292</id><published>2007-03-14T12:52:00.000-04:00</published><updated>2007-03-14T12:53:39.666-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Les yeux verts</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Deux yeux verts me regardaient. Intensément. Comme si j'avais été victime d'une transformation subite. Et pourtant, je n'avais pas changé. J'étais la même que la dernière fois où ce regard s'était posé sur moi. Un peu ronde, avec des pommettes rondes cachant mes yeux si petits derrière les sourires et les rires qui éclosent sur mon visage. J'étais la même, mais dans ces yeux taquins je me voyais aussi différente qu'ils me percevaient. Je me suis tournée vers mon verre pour chasser le malaise. Sans grand succès. J'ai sorti un cahier pour me donner une contenance. Je me sentais beaucoup trop seule pour affronter la foule environnante. Je ne voulais pas trop avoir l'air disponible pour une conversation. Il y a des moments où la fuite est encore le seul moyen que je connaisse pour arriver à survivre. Des moments durant lesquels je ne sais plus que faire de ma peau. Des moments au cours desquels je rêve de devenir transparente. Et je savais que si je quittais l'endroit à ce moment précis, beaucoup de gens en seraient étonnés. Je savais que j'aurais droit à des slaves de questions à la première occasion.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Gribouillant à la fois dans mon cahier et dans le livre de mots-croisés qui ne me quitte pratiquement jamais, je ne prêtais plus attention aux personnes qui m'environnaient. Je faisais bien attention à ne pas boire mon breuvage trop rapidement afin d'éviter les déplacements que ma vessie ou mon gosier m'auraient imposés. J'avais le sentiment d'être tombée dans une pièce rétrécissante, entre moi et les yeux verts l'espace devenait de plus en plus petit quoique ni l'un ni l'autre ne nous étions déplacés. Je replongeais dans mes cahiers, faisant comme si je ne voyais pas le salut qu'un homme au bar m'adressait. Je ne voulais pas du tout être en contact avec le monde extérieur à mon âme. Drapée dans une attitude asociale. Il y a des moments durant lesquels même les plus jolis compliments me donnent la frousse. Il y a des moments durant lesquels je n'ai pas envie que quiconque me trouve belle. Il y des moments durant lesquels je voudrait bien que la téléportation existe pour que je puisse simplement disparaître et annihiler le temps.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'en étais à terminer mon verre et à me dire qu'assez de temps s'était écoulé pour que je puisse ramasser mes affaires l'air de rien quand il s'est laissé choir sur la chaise à mes côtés. Toujours ce regard bizarre que je ne lui avais jamais vu jusqu'alors et qui m'était réellement destiné. Je ne pouvais le nier, sans la foule entre nous pour me permettre de croire que je me faisais des idées. Prise au piège de sa présence encore muette, je lorgnais le verre vide qui ne pouvait plus me donner de contenance. Il a agité la main tandis qu'un serveur s'empressait de me rapporter la même chose que je consommais depuis le début de la soirée. « Alors, qu'est-ce que tu en as pensé? Me demandait-il. J'aimerais avoir ton opinion franche sur ce que tu viens de voir. » Je lui ai répondu le plus honnêtement possible. Décrivant les bons et les moins bons moments. Quitte à voir ses sourcils se froncer lorsqu'il me trouvait un peu trop sévère. Nous avons été interrompus, plus d'une fois, par des gens qui le connaissent et qui me toisaient d'une manière intriguée, comme si je n'étais pas digne d'accueillir cet homme à ma table. Comme s'il me faisait une faveur incroyable, moi qui n'avait strictement rien demander. Et il disait à ces importuns qu'il irait les voir un peu plus tard. Ce qu'il ne fit pas. D'un sujet à l'autre la discussion s'est étirée, changeant de cap et de rythme à tout instant. Entre les rires et les confidences un peu plus sérieuses, la place s'est tranquillement vidée. J'ai oublié que je pouvais avoir envie de fumer une cigarette. Le temps s'est écoulé à une vitesse folle.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je suis partie le coeur gonflé. En me disant que je me racontais sans doute une des chimères dont j'ai le secret. En me disant qu'il était un grand charmeur et qu'à la prochaine occasion, il ferait le même coup à une autre fille. Et pourtant, depuis ce temps, il s'installe souvent devant moi lorsque nous nous croisons, pas vraiment par hasard. Il a pour moi une petite touche de plus que pour beaucoup de filles qui se trémoussent sous le vert de ses yeux. Et j'ai appris par expérience qu'il vaut mieux pour moi de ne pas trop laisser traîner mes objets personnels devant lui, lorsque je m'absente quelques minutes, sous peine de les retrouver remplis de petites notes idiotes qui me font sourire et rougir quand je les aperçois.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-3917410981345696292?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/3917410981345696292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=3917410981345696292' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3917410981345696292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/3917410981345696292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/les-yeux-verts.html' title='Les yeux verts'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8773145658379728993</id><published>2007-03-08T14:36:00.000-05:00</published><updated>2007-03-08T14:37:41.529-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>La tentation de Sarah</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ça avait été le plus bel été de sa vie. Pourtant Sarah y était allée à reculons. Elle n'avait plus envie de passer ses étés en colonies de vacances, mais comme sa mère lui avait très justement fait remarquer, un été en apprenti-monitrice lui donnerait une première expérience de travail, ce qui serait utile pour la suite des choses. Elle avait donc choisi une colonie où elle n'était jamais allée auparavant. Écoeurée qu'elle était de tous les étiquettes qui lui collaient à la peau. Plus envie de se faire cataloguer comme fille terne et pas dans le vent. Encore moins envie de revoir toutes ces filles qui lui avaient mené la vie dure du haut de leur grande popularité. Alors elle s'était exilée dans une base de plein air pour toute la famille, quelque part loin au nord de Montréal, sans possibilité de revenir chez-elle avant la fin des vacances.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elles étaient deux apprenties-monitrices pour quatre apprentis-moniteurs. Deux filles aussi dissemblables que possible. Stéphanie, la dégourdie, fonceuse, confiante et aventureuse et la très ordinaire Sarah. Le soir, autour des feux de camps, lorsque les campeurs dormaient sagement sous leur tentes, Stéphanie entreprenait toujours de faire du charme aux gars, se lançant à leur tête sans gêne. Et au matin, elle racontait ses exploits à sa condisciple mal à l'aise. Sarah l'écoutait en essayant tant bien que mal de ne pas se faire d'images mentales trop persistantes des ébats que lui narrait son amie, en doutant toutefois un peu de l'exactitude de ce qui lui était rapporté. Pour la première fois de sa vie, Sarah constatait qu'elle plaisait beaucoup au garçons de son entourage. Combien de fois lui avait-on proposé une promenade sous l'oeil discret des arbres environnants? Elle avait parfois l'impression d'être le centre réel de l'attention masculine, mais se gardait bien de livrer ses impressions à Stéphanie.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Malgré tout, Sarah ne s'intéressait pas aux apprentis-moniteurs. Son coeur à elle avait fait des cabrioles en descendant de l'autobus, avant même d'arriver sur le site du camp. Là sur le quai de la gare, un grand jeune homme attendait les apprentis-moniteur. Il avait des cheveux en bataille et un sourire en coin. Il s'appelait Jacques, mais pour les campeurs c'était Trac. Pour tout le monde en fait. Puisque comme il le disait en riant, Jacques était un prénom beaucoup trop sérieux pour lui. Sarah s'était accrochée à son sourire au premier regard. Elle en rêvait la nuit. S'inventant des histoires romantiques dans des circonstances plus abracadabrantes les unes que les autres. Il avait vingt-et-un ans. Elle savait bien que ses dix-sept ans ne pesaient pas lourd dans la balance face aux monitrices plus âgées qu'elle. Alors Sarah vivait de ses chimères. Lunatique toujours, mais heureuse d'être amoureuse.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C'était son secret. Elle se surveillait de près afin d'éviter que Stéphanie, surtout, de découvre quoique ce soit. Sarah avait le sentiment que Stéphanie sauterait sur l'occasion de draguer Trac si elle s'apercevait que le coeur de Sarah était accroché au sourire de celui-ci. Pour rêver en paix, Sarah allait seule le soir sur la jetée, avant l'heure du feu de camp. Et dans le creux de son coeur, elle donnait de nouveaux surnoms, affectueux à ce moniteur qu'elle trouvait si parfait. À cet homme qui pour elle, représentait la plus grande tentation. Ainsi de Trac elle était passé à Titi puis à « Rrrrrrrrro Minet » par association d'idées. Lorsque vint le temps pour tout le monde de retourner chez soi, Sarah avait réussi à obtenir, innocemment, le numéro de téléphone de Trac.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Toujours accrochée, complètement mordue en réalité, elle avait compté les jours avant de l'appeler. Ils s'étaient vus, au début, au milieu de tous les autres et tranquillement seul à seule. L'été allait prendre son envol et ils retourneraient tous les deux à la colonie de vacances comme moniteurs. De l'ancienne équipe, il ne restait presque personne. Et un soir qu'ils étaient seuls Trac et elle à préparer les activités de l'été Trac lui avait demandé : «  M'as-tu appelé Gros Minet? » Elle ne s'en était pas aperçue. C'était sorti tout seul. La démasquant par le fait même. Et devant le sourcil interrogateur qu'il levait pour elle, Sarah n'avait rien su faire d'autre que de rougir, un peu.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8773145658379728993?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8773145658379728993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8773145658379728993' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8773145658379728993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8773145658379728993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/03/la-tentation-de-sarah.html' title='La tentation de Sarah'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6231788163634632662</id><published>2007-02-28T13:08:00.000-05:00</published><updated>2007-02-28T13:09:47.267-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Les aléas du transport en commun</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis que la neige étend ses draps blancs sur la parcelle de terre qui me voit vivre, je prends l'autobus matin et soir pour aller au travail. L'été je me sert de mon destrier à pédales, mais l'hiver, lorsque la nuit tombe plus vite que les ombres ne s'allongent, je n'ai pas le courage de déambuler à pied à travers les bancs de neige et de slush qui ornent les trottoirs. Je suis une grande paresseuse, la simple idée d'avoir à marcher pendant près d'une heure sous les regards givrés des fenêtres éclairées me décourage. Faute de mieux, j'utilise le transport en commun. Ce qui me donne l'occasion d'observer à loisir les quidams qui font comme moi. Et je m'amuse beaucoup à tendre une oreille indiscrète pour saisir des bribes de conversations. Il y a des moments durant lesquels je me sens vraiment invasive de la vie privée d'autrui. Et je ris sous cape, en relisant cent fois la même ligne du livre qui me tient lieu de bouclier.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;« Tu as vraiment l'air fatigué », disait une jeune fille à un grand gaillard aux attitudes suffisantes.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;« Oui, qu'il lui a répondu, je suis fourbu. Tu comprends, je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. J'ai été écouter le match de Hockey chez Jason et ensuite je suis allé rejoindre ma blonde. Mais on a pas vraiment dormi, tu vois. Je lui ai fait des choses... »&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La dernière portion de la phrase était pleine de sous-entendu. Et franchement, cette fois j'aurais mieux aimer pouvoir boucher mes conduits auditifs, mais ils étaient tout deux debout exactement à côté de mon banc et la discussion se passait au dessus de ma tête. Mon lecteur cd était mort quelques minutes auparavant et je n'avais pas de pile de rechange. Alors, j'essayais de me concentrer sur les aventures fantastiques que les mots du livre ouvert sous mes yeux me murmuraient. Cependant, je n'arrivais pas à atteindre un niveau de concentration suffisant. Pas assez en tout cas, pour faire taire la conversation qui se poursuivait au dessus de mes oreilles indiscrètes.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et le gaillard, de continuer sa description détaillée de choses qu'il savait faire à une fille. Tandis que la demoiselle à ses côtés buvait ses paroles comme un nectar sucré. Il avait un air de paon, qui déploie son plumage pour se faire valoir. Distillant les détails de ses aventures sexuelles comme autant de poudre aux yeux pour éblouir son interlocutrice. Cette histoire que j'entendais, bien malgré moi, je n'y croyais pas. Il y avait quelque chose de trop, de factice. On aurait dit un discours tout droit sorti des romans féminins que j'affectionne. Mais sous sa verve je voyais la prédation dans sa plus pure expression. Et la demoiselle, aux grands yeux de biches innocents, n'y voyait que le feu qu'il disposait savamment devant elle.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'avais tellement envie de poser des questions. D'investiguer pour savoir jusqu'à quel point ses talents d'amant étaient réels. Difficile de le faire quand on est pas supposer entendre ce qui se passe au dessus de notre tête. Sauf que c'était un peu exhibitionniste de raconter ce genre d'histoire dans un autobus bondé de gens seuls et perdus dans leurs pensées. Surtout que mon Don Juan parlait d'une voix de stentor. Je cachait mes sourires derrière mon foulard, pour ne pas qu'ils s'aperçoive que j'avais une furieuse envie de me payer sa gueule. Par contre, je crois qu'il ne me voyait vraiment pas, tout pris qu'il était dans son entreprise de séduction.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ils sont descendus quelques arrêts avant moi. J'ai eu l'air d'une vrai nouille en riant toute seule pendant le reste du trajet, me remémorant les arguments forts de sa démonstration de virilité. Et je me suis dit que franchement, je dois être une femme difficile à séduire parce que s'il y a quelque chose qui ne m'allume pas, c'est un gars qui parle très fort de ses exploits dans un endroit public, comme pour prendre le reste du monde à témoin.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je préfère de loin la discrétions des chambres closes ou les gestes deviennent les mots les plus probants.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6231788163634632662?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6231788163634632662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6231788163634632662' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6231788163634632662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6231788163634632662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/les-alas-du-transport-en-commun.html' title='Les aléas du transport en commun'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-8007070741893418054</id><published>2007-02-25T13:32:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T12:10:35.118-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pour consoler'/><title type='text'>Une fleur de février</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il te disait à quel point tu étais belle, différente, merveilleuse. Il te racontait dans ses mots, toutes les choses que tu voulais entendre. Ces petits compliments qui t'allaient droit au coeur, comme autant de clefs pour te retrouver. Au début, tu n'avais pas confiance, tu doutais. C'était un charmeur, tu l'avais reconnu au premier coup d'oeil. Il y avait aussi ce déséquilibre dans le fond de l'oeil, dans la posture un peu tout croche, quelque chose qui te mettait en danger bien avant que tu te laisses aller à lui faire un semblant de confiance. Autour de toi, tout le monde t'avait convaincue d'aller de l'avant, de te laisser aller, pour une fois. De faire fi de tes craintes qui enrayaient depuis toujours ton système émotionnel. Tes amis voyaient des promesse là où tu ne voyais qu'un coup du sort. Et tu leur disais : « Me semble qu'il y a quelque chose qui cloche. C'est trop tout en même temps ». Mais tu t'es laissée convaincre. Tu as baissé tes palissades. Tu l'as laissé prendre ta petite menotte dans sa grande main d'homme. Et tu t'es mise à croire à toutes ses fleurs qu'il faisait pousser pour toi.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tu t'es éclose pour lui. Tu lui a montré qui tu étais en dehors des apparences extérieures. Il te disait qu'il te voyait, qu'il était touché par ton intégrité. Il te demandait ce qu'il avait pu faire pour mériter un tel cadeau. Et tu lui répondais de toute ta candeur qu'il se suffisait à lui-même, que tu étais amoureuse et que c'était, en soi, la meilleure raison pour expliquer ton ouverture et ta générosité. Il touchait ton coeur en passant par ton corps parce qu'il semait des larmes sur ta peau, parce que ses doigts connaissaient les sillons qui transcendaient la chair. Parce qu'il y avait quelque chose de profondément vrai dans la beauté du geste. Et toi, tu t'épanouissais sous les yeux ravis de tous ceux qui t'avaient encouragée. Ta lune de miel était à peine commencée qu'il te disait qu'il s'était trompé, qu'en fait il ne t'aimait pas, ou plutôt qu'il n'aimait de toi que ce qui ressemblait à cette autre qu'il a tatouée dans le coeur depuis tellement longtemps que c'en est ridicule. Et tu t'es retrouvée toute seule avec tes larmes, à te dire que jamais plus tu ne te laisserais prendre.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;De toute manière, tu n'y crois plus. Complètement désillusionnée. Tu te sens seule et tu broies du noir. Tu te sens seule et tu ne veux pas retourner voir ces amis qui t'on poussée dans la mauvaise direction, il n'y a pas si longtemps. Tu sais que tu dramatises beaucoup trop la situation, mais tu ne vois pas comment agir autrement. Tu sais que tu as besoin d'aller au bout du drame, de pleurer des litres d'eau pour te vider le coeur. Tu sais qu'on te dira que ta peine est ridicule parce que la relation n'aura pas durer. Comme si la longueur du temps avait une quelconque incidence sur la force du sentiment. Tu étais amoureuse jusqu'au bout des ongles. Malgré ses manquements, malgré ses mensonges. Ou peut-être à cause de ses mensonges. Et tu te convaincs que tu es trop intense, trop romantique, trop intègre pour les hommes de notre génération. Et tu te convaincs que plus personne ne pourra s'attacher à toi comme il l'avait fait. Alors tu verses des larmes amères sur toutes les histoires d'amour qui se sont butées à une fin trop rapidement arrivée. Et tu te dis que tu n'as franchement pas de chance lorsqu'il s'agit d'être aimée en retour.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tu voudrais t'enfuir loin de ta douleur, loin du mal-être que tu respires à plein poumon. Tu voudrais que cette histoire ait connu une fin différente, alors tu la réinventes la nuit, quand les heures te tiennent réveillée. Alors tu changes de personnalité et les mots que tu as dit pour tenter de retenir la chaleur que tu as senti en lui. Et tu culpabilises, te donnant à toi seule, le mauvais rôle. Sans égard au fait qu'il n'était simplement pas fait pour toi. Sans regard réaliste à la personne fantastique que tu es. Tu te juges et tu te désoles. Et moi, je te regarde sombrer dans un marasme sur lequel je ne peux pas agir. Et moi je te regarde pleurer, démunie devant ta douleur. Sans mots pour panser tes blessures.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-8007070741893418054?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/8007070741893418054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=8007070741893418054' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8007070741893418054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/8007070741893418054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/une-fleur-de-fvrier.html' title='Une fleur de février'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-6899373394697894688</id><published>2007-02-23T11:50:00.000-05:00</published><updated>2007-02-23T11:52:54.779-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Le jardin d'hiver</title><content type='html'>Voici mon texte de la semaine pour le Coitus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**********************************&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je n'ai jamais eu le pouce vert. Lorsque je devais m'occuper des plantes de ma mère, lorsque venait mon tour d'ajouter à mes tâches ménagères l'entretien de la verdure environnante, je râlais. Je n'ai jamais compris comment ma mère faisait pour passer toutes ces heures à genoux dans le potager à dorloter les pousses qui égayaient le paysage. J'ai brûlé une quantité assez effarante de buissons, bosquets, fleurs et autres amis maternels à force de les arroser en plein soleil. J'ai laissé mourir de sécheresse la grande majorité des plantes en pots que ma mère finissait toujours par récupérer par je ne sais trop quel miracle. Je crois que c'était symptomatique de ma volonté d'être le centre de l'attention et non la personne qui en prodiguait. Pourtant, j'ai toujours trouvé les grands jardins très jolis, mais personnellement, j'aurais préféré vivre dans un monde qui m'aurait permis d'employer un jardinier qui entretiendrait pour moi la beauté du monde.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans mon environnement, les seules touches de verdures sont celles des parcelles de parcs qui tachent     le béton des villes où j'ai habité. Je les vois bien, d'un oeil distrait, mais je n'y porte pas une particulière attention. Je ne connais pas le nom des fleurs ni des plantes qui poussent à Montréal. En fait, je m'en fou. Mon jardin est fait de béton et d'escaliers en colimaçon. C'est sur les dalles que j'évolue et que je me sens à l'aise. Je suis une petite personne profondément urbaine. Les grands espaces ne m'émeuvent plus. Les beautés sauvages me laissent de marbre. Mais je peux passer des heures à sillonner les rues des villes pour regarder les façades des demeures qui y trônent nonchalamment. Glisser mon regard sous les tentures des rideaux, pour épier les humanités qui s'agitent aux fenêtres. Attraper au vol quelques notes échappées d'une croisée ouverte et m'imaginer la personnalité de ceux qui se laissent bercer par de telles mélodies. Je suis une voyeuse. Espionne sans complexe de la vie de mes semblables.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans mon pays aux saisons changeantes, il existe un moment hors du temps. Lorsque la neige s'amoncelle en quantité dans les nuits d'hiver. Sous les lumières blafardes des lampadaires, les flocons dansent une valse mesurée par les élans des brises nocturnes. Sans crier gare, la cours des horloges s'arrête et le silence devient total. Même les moteurs des véhicules qui traversent les bancs de neige se font discret. Étouffés par le manteau blanc qui drape les rues. Et les arbres ploient sous le poids inhabituel des flocons se transformant en voûtes somptueuses; du cristal brut taquiné par les gyrophares des chasses-neige. Durant ces nuits immobiles, j'apprécie les longues marches dans les rues inanimées. Elles exacerbent mon sentiment de solitude dans un endroit où normalement se croisent des millions d'âmes, au mètre carré. J'ai alors l'impression que je possède un peu le territoire que j'habite. Et je me raconte des histoires d'amour en regardant les étoiles tomber du ciel.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Le bruit étouffé de mes pas fait ressurgir dans ma mémoire des bouts de phrases épars sortis de moments auxquels je n'ai pas tellement porté attention. « Bonsoir, Belle Dame » m'a-t-on susurré juste avant que le ciel ne se mette à paralyser les rues. Un éclair de lucidité comme un baume sur mes complexe. «Bonsoir» murmuré comme une promesse d'avenir. Et dans le cocon brillant de mon jardin d'hiver, je me sens reine de séant. Alors seulement, je commence à me dire que je pourrais répondre de temps à autres à ces compliments qui m'émeuvent. Et je réalise que je pourrais faire autre chose que d'ignorer qu'on s'intéresse à moi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-6899373394697894688?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/6899373394697894688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=6899373394697894688' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6899373394697894688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/6899373394697894688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/le-jardin-dhiver.html' title='Le jardin d&apos;hiver'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-117190978581991997</id><published>2007-02-19T13:28:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T12:44:29.164-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sur la frontière du réel'/><title type='text'>La portée du geste</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle était venue me rejoindre, les yeux brillants de plaisir. Prenant un temps fou pour circuler entre les tables prenant lentement le pouls de la salle. On aurait dit que tous les beaux gars de Montréal s'étaient donné rendez-vous dans ce petit bar de quartier. Dans cette foule, elle brillait de tous ses feux. Pas tellement qu'elle se trouvait belle, c'est une donnée qui lui est plutôt étrangère. C'était le plaisir de regarder qui la rendait si séduisante. Sa discussion en pâtissait un tantinet, mais je n'allais pas lui en vouloir pour si peu. C'était une de ces journées où elle avait des antennes à beaux garçons. Elle les voyait tous. Et se repaître du spectacle muet qu'ils lui offraient semblait être, en soi, la meilleure des récompenses.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;« Ne te retourne pas tout de suite, il a un chandail bleu, juste un peu sur ta gauche. Il est absolument PARFAIT » M'a-t-elle assurer à un moment de la soirée. J'ai regardé dans la direction indiquée. Mais je ne voyais pas du tout, évidemment. Il y avait bien un mec avec un chandail bleu, mais jamais je n'aurais dit qu'il était beau ni même joli. Mais elle était pâmée. Elle y revenait sans cesse. La couleur de ses cheveux, l'agencement du chandail avec le pantalon, la façon de rire. Je m'amusais bien de la voir, frétillante devant moi, à lancer des regards qui se voulaient discrets dans sa direction. Nous avons changé de place plusieurs fois dans la soirée et toujours elle s'arrangeait pour être face à lui. De cette manière, elle pouvait continuer à le zieuter innocemment tandis qu'elle donnait l'impression d'écouter ce que je lui disais. Ce qu'elle faisait du mieux qu'elle le pouvait, dans les circonstances.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je la connais alors je voyais bien germer dans sa broussaille un plan. Lequel, je n'en n'avais aucune idée. Mais à voir l'éclat brillant de ses yeux elle avait clairement quelque chose en tête. D'habitude, ça l'enrage un peu quand je connais plein de gens dans un bar et qu'elle n'y connaît pas grand monde. Elle me dit souvent qu'elle a l'impression que nous ne sortons jamais seules toutes les deux et que c'est toujours elle, moi et tous les gens que je connais, particulièrement les hommes. Même durant les périodes les pires de mon estime personnelle, j'ai ce talent pour récolter les bonjour chaleureux et les sourires de la gent masculine. Alors souvent, des hommes s'arrêtent à ma table pour me saluer. Le plus souvent parce qu'ils trouvent ma discussion intéressante. Ça ne fait pas de moi une séduction potentielle, simplement une femme à qui il est sympathique de dire bonsoir. C'est du moins, ce que je me fais croire. Ce soir là, par contre, elle semblait ravie de me voir distraite par différentes personnes. Ce qui avait tout lieu de m'étonner.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Lorsque les serveurs sont passé pour nous dire que c'était le dernier service, nous avons décidé, d'un commun accord, de le décliner. Histoire de nous donner une raison d'être fières de nous le lendemain matin de ne pas avoir fermé le bar, pour une fois. Je la voyais s'impatienter devant moi pendant que je finissais de ramasser mes trucs et j'allais lui dire que je n'en avais plus pour longtemps quand elle m'a dit, sur un drôle d'air: « Tu ne vas pas saluer tes amis? » Je l'ai regardée bizarrement en questionnant : « Tu tiens à ce que je le fasse? » Elle a acquiescé. Alors j'ai traversé la salle pour faire mon oeuvre de politesse et c'est là que je l'ai vue se diriger droit au bar et se planter devant le mec au chandail bleu. Elle lui a toqué sur l'épaule, deux petits coups. Lui s'est détaché de la conversation qu'il avait avec deux amis pour se retourner vers elle : «  Désolée de te déranger, qu'elle a dit, je voulais simplement te signifier que t'es vraiment le plus beau gars que j'ai vu de la soirée. C'est tout, fallait juste que tu le saches. » Le gars en question s'est mis à rougir comme une pivoine et ses amis ont éclaté de rire. Elle, elle a tourné les talons et est venue me rejoindre à la porte, toute souriante.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Depuis ce soir-là, j'ai souvent revu le mec, de loin, dans le même bar. Toutes les fois où il me voit passer  il la cherche du regard. Et je le vois hésitant à venir l'aborder comme elle l'avait fait il y a quelque temps. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-117190978581991997?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/117190978581991997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=117190978581991997' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117190978581991997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117190978581991997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/la-porte-du-geste.html' title='La portée du geste'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-117145688892036997</id><published>2007-02-14T07:39:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T12:46:16.729-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Les pavés de Bruxelles</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Voici ma contribution de la semaine pour le Coitus. Je vous livre une petite semaine de ma vie qui s'est déroulée il y a presque vingt ans aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;*******************************&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je venais de passer la plus étrange semaine de ma vie. En ce qui a trait aux émotions du moins. J'étais ambivalente sur ce que je ressentais, déchirée entre l'ennui et l'exaltation. Ennui parce que les voyages d'affaires quand on a tout juste quatorze ans c'est plutôt plate. Dans les hôtels il n'y avait que des femmes et des hommes en complet devisant dans des langues qui m'étaient étrangères. À l'horizon, personne de mon âge ou de ma génération. Et même si j'avais croisé de tels personnages je n'ai jamais été douée pour les langues et le néerlandais m'apparaissait comme une montagne infranchissable.  L'exaltation parce que j'étais loin de chez moi, dans un premier voyage d'adulte, toute seule avec mon père. Et puis, j'ai toujours su m'émerveiller alors  les vieilles bâtisses chargées d'histoire, les musées que je visitais pendant que mon compagnon de voyage additionnait les réunions importantes et cette ville-dortoir poussée quelque part entre la Seconde Guerre et mon voyage, qui n'était égayée que par des graffiti mordants dont je ne comprenais la signification que par la violence des couleurs, me parlaient de la vie et du temps écoulé.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais au bout de presque une semaine de ce régime, je commençais à avoir cure des trop longs repas durant lesquels toutes les discussions se déroulaient en anglais(que je ne comprenais pas). Je commençais donc à m'ennuyer fermement. La maison autant que mes amis me semblaient encore plus loin qu'au début du périple.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La fin de semaine s'annonçait belle et nous nous dirigions vers Bruxelles. Depuis le début du voyage mon père me disait que ce serait différent là-bas puisque les gens y parleraient français. J'avais moult fois tué le temps en rêvant de parcelles d'aventure durant lesquelles je pourrais me débrouiller toute seule. Et puis c'est arrivé. Nous étions là, dans cette ville francophone aux pavés battus par le temps, dont la géographie m'étonnait puisque certaine parties de la vieille ville étaient fermées à la circulation automobile. Quelque part sur une grande place, j'ai pris mon premier thé glacé sur une terrasse.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je ne sais plus si mon père était là ou dans une quelconque réunion, je n'ai aucun souvenir de lui durant cet après-midi cependant, je me rappelle avoir changé de boui-boui souvent pour les étrenner. À la fin de cette journée, nous nous sommes rendus chez une amie de mon père qui avait deux fils dont un de mon âge, Olivier qu'il s'appelait. Je dirais que nous nous sommes immédiatement reconnus. Ssans nous comprendre, au début. Nos patois adolescents additionnés à nos accents respectifs créaient des zones d'incompréhension totale. Mais on a fini par trouver le moyen de contourner ces difficultés et j'ai réussi à lui faire dire &lt;i&gt;hockey&lt;/i&gt; comme du monde.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Une soirée à rire, à se découvrir. Soirée à partager des passion sans chercher à se dissimuler ; nous savions tous les deux que le temps nous était compté. Une soirée à avoir, pour la première fois de ma vie, l'impression que je mettais les deux pieds quelque part à l'extérieur de l'enfance. Une soirée qui s'est terminée sous le veto de mon père qui a refusé qu'Olivier et moi partagions la même chambre ; il s'imaginait sans doute que nous en profiterions pour faire des cochonneries. En fait il a salit mon rêve de ses idées salaces, ma bouche était encore vierge des assauts masculins. Mon corps, pour sa part, était encore dans une tour d'ivoire.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mon père et moi sommes retournés à Amsterdam le lendemain, pour prendre l'avion qui nous ramènerait à Montréal. J'ai laissé dans les rues de Bruxelles, les seules traces déjà visible de l'éclosion de mon adolescence.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Des années plus tard, Olivier est venu à Montréal et à tenté de me contacter. Mais mon frère ne m'a jamais fait le message à temps. Pour cette raison et beaucoup d'autres, Olivier sera toujours pour moi un garçon aux yeux tachetés de vert qui savait rire et s'amuser. Mais j'ai longtemps rêvé qu'il m'avait trouvée jolie, ne serait-ce qu'un tout petit peu.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-117145688892036997?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/117145688892036997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=117145688892036997' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117145688892036997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117145688892036997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/les-pavs-de-bruxelles.html' title='Les pavés de Bruxelles'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-117120749170497802</id><published>2007-02-11T10:15:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T12:47:01.914-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coitus impromptus'/><title type='text'>Je connaissais bien le patron</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici ma contribution de la semaine au Coitus, la contrainte était que le texte devait se terminer par  &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;je connaissais bien le partron &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;*****************************&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Elle arborait une robe bleue, à la fois cintrée et vaporeuse. Ses cheveux voguaient sur ses épaules en boucles désordonnées. Il y avait dans sa posture, la grâce des débutantes tandis qu'elle tentait d'adopter l'attitude des femmes qui ont l'expérience de ces soirées. Je voyais bien qu'elle était hésitante dans ses talons aiguilles qui mettaient en valeur ses petits orteils peinturlurés. Depuis une quinzaine de minutes que je l'observais passer d'un groupe à l'autre, écoutant les conversations sans trop s'y mêler. Les convives notaient sa présence pour l'oublier dans les instants suivant par manque d'intérêt pour cette jeune beauté dont ils ne connaissaient pas encore la raison de la présence. Les mondanités mettent souvent en valeur les visages déjà connus et très peu ceux qui sont à découvrir. Quoique très belle, elle passait presque inaperçue.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il y avait, un brin de désespoir dans ces minutes qui ne finissaient de remplir le vide autour d'elle. Je sentais bien qu'elle se voyait étrangère dans ce monde trop fardé et programmé pour sa verve et sa jeunesse. Son verre de vin tanguait dangereusement dans ses menottes distraites. Il était évident qu'elle attendait quelqu'un, ou un groupe de personnes, avec qui socialiser. Mais ses sauveurs ne viendraient pas.  Ce qu'elle semblait comprendre au fur et à mesure que le temps égrenait l'horloge. À l'autre bout de la salle, un brouhaha annonça la venue d'un personnage attendu. Je n'avais pas besoin de lever la tête pour savoir que mon fils venait de faire son entrée. Je savais que je n'avais pas besoin de me déplacer, qu'il viendrait vers moi pour me saluer comme à son habitude, c'est ce que tour le monde attendait de lui.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bien installée dans mon poste d'observation, je continuais à jeter un oeil sur la demoiselle éperdue que j'avais préalablement remarquée. Dès qu'elle eut reconnu Samuel, je la vis blêmir. Je pouvais sentir son pouls s'accélérer malgré la distance à la vue de cet homme. Mon homme. Je percevais toute la tension qui émanait d'elle. Un coup solidement asséné et elle volerait en éclats sur les lattes du parquet. Je la voyais s'arquer tandis qu'il avançait de son pas royal vers moi, lui donnant l'impression qu'il avançait vers elle, puisque je m'étais stratégiquement glissée à quelques mètre de son dos. Ses yeux agrandis d'appréhension, papillonnaient tandis qu'elle cherchait désespérément un visage connu. Un visage autre que celui de Samuel, évidemment.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Lorsqu'il est passé à côté d'elle, il s'est à peine arrêté, signifiant qu'il l'avait remarquée. Donnant à la poulette une petite importance. Il me fit un baise-main révérencieux avant de retourner vers elle. Je pouvais voir une goutte de sueur trembler sur sa tempe, l'odeur pénétrante de sa peur valsait jusqu'à moi tandis que je voyais luire dans le fond de l'oeil de Samuel, ce regard de conquérant qui lui seyait si bien. Il marchait vers elle pendant qu'elle cherchait désespérément une issue, mais elle était prise comme une oiselle dans un filet. Et lui jubilait, sous son sourire de convenance. Sachant très bien qu'elle ne pourrait rien dire ou faire pour s'échapper. La bonne société pourvoirait à tisser les dernières mailles des chaînes que j'avais patiemment disposées autour d'elle.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'étais très satisfaite de nous ; décidément, je connaissais bien le patron.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/11188499-117120749170497802?l=mamathilde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mamathilde.blogspot.com/feeds/117120749170497802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=11188499&amp;postID=117120749170497802' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117120749170497802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/11188499/posts/default/117120749170497802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mamathilde.blogspot.com/2007/02/je-connaissais-bien-le-patron.html' title='Je connaissais bien le patron'/><author><name>Mamathilde</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09897376739779812029</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-11188499.post-117086509206115060</id><published>2007-02-07T11:17:00.000-05:00</published><updated>2007-03-01T12:47:42.563-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>La morsure du froid</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il faisait froid, la nuit enveloppait la ville. Sous les lampadaires aux éclats tremblotants, ont pouvait voir les rafales soulever la neige usée par les pas des passants. Sur le coin d'une rue, perdue sur la limite de Rosemont, j'avançais le plus rapidement possible à la recherche du prochain abris bus. La température extérieure frôlait l'impossible. Sous mes jeans, mes cuisses accusaient la morsure du froid. Je sentais ma peau s'ouvrir sous les assauts venteux et ma chair me tenaillait. J'avais mal aux joues et mes yeux coulaient comme si je pleurais ma plus grosse peine de l'année. À l'horizon, aucun taxi. J'avançais donc, contre le souffle de l'hiver pour ne pas me transir davantage. Lorsque je vis l'autobus à quelques arrêts de moi, j'ai cru mourir de soulagement. Je suis montée en grelottant, sous le regard compatissant de la conductrice. À peine avais-je réussi à me réchauffer qu'il me fallait redescendre pour atteindre mon logis. J'ai parcouru les quelques cinq cents mètres qui me séparaient de ma demeure, prestement, sans trop en faire cependant parce que les bourrasques me coupaient le souffle lorsque je ne m'y attendais pas.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Une fois à la maison, j'ai troqué mes jeans pour une culotte de pyjama en flanellette pour constater, en cours de mouvement, que mes jambes, mordues par la froidure intempestive de cette nuit d'hiver, laissaient voir des traînées sanguinolentes, conséquences évidentes de la bise qui sévissait à l'extérieur. J'avais la peau marbrée, l'épiderme glacé. J'ai voulu hurler en me crémant, tellement mon corps était gelé. Mais je devais rester le plus silencieuse possible parce que les autres occupants de mon appartement étaient déjà lovés dans les bras de Morphée. N'en pouvant plus de cette impression de froid qui ne voulait pas me sortir du corps, j'ai allumé le chauffage dans le salon pour la première fois de l'hiver. Il faut dire que la température extérieure avait dépassé le moins 35 celsius et que l'intérieur devait se situé autour de 10 degrés. J'ai fait du chocolat chaud, en tremblant devant le fourneau, certaine que je n'arriverais jamais à me réchauffer, mes larmes sillonnant mes joues tellement je sentais l'inconfort de mon propre corps. Il va sans dire que cette nuit-là, je n'ai pas ouvert ma fenêtre avant de me coucher.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;À mon réveil, le lendemain matin, j'ai immédiatement reconnu la sensation du sang séché sur mon visage, mon nez, peu habitué au chauffage électrique, avait laisser ses vaisseaux éclater. J'ai toujours détesté ces réveils. Je m'y sens totalement sale, crottée comme si j'avais passée la nuit à me rouler dans   la boue. Évidemment, l'étendue des dégâts se mesurait aussi sur mes oreillers et dans mes couvertures, maculés de taches brunâtres. J'ai secoué mon corps bien décidé à me laver le visage, pour commencer et voilà que je constate qu'il n'y a plus d'eau dans l'appartement. Les conduits étaient gelés. Plus d'eau, sinon un mince filet d'eau froide. Plus froide que froide en réalité. Impossible donc de prendre une douche ou de faire du lavage : l'hiver avait pris possession de mon logis. S'ensuivit alors une valse de chaudrons sur les ronds du four, nous ramenant à une époque durant laquelle se laver relevait des travaux herculéens.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Après avoir été avisés de la situation, les propriétaires nous ont envoyé un plombier qui a mis en oeuvre de dégeler la tuyauterie. Mais voilà que l'usure s'est mise de la partie et en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, un déluge nous est tombé dessus dans la salle de lavage. Nous n'avions plus envi
