jeudi, novembre 01, 2018

Halloween

Je ne peux pas prétendre que je sois une grande adepte des déguisements. Depuis longtemps. Oh, je le fais de temps à autres quand des amis donnent une fête costumée pour une raison ou une autre, mais je ne suis pas de celles qui prennent un plaisir fous à concocter un personnage pendant des heures voire même des jours. Ce qui fait qu'il m'arrive d'oublier que c'est Halloween le jour J. En fait, j'y pense un peu parce que j'en entends parler à la radio, mais on dirait que l'information me rentre par une oreille et sort directement par l'autre.

Par conséquent, Halloween est une journée pour moi lors de laquelle je vais de surprise en surprise. Hier par exemple, j'ai croisé un homme avec un trou de balle dans le front à 6 heures du matin et il m'a fallut un bonne seconde avant de comprendre que c'était un déguisement. Dans le métro, j'ai vu quantité de personnages plus ahurissants les uns que les autres et à tous les coups je devais me remémorer qu'on était jour de fête pour éviter de trop dévisager les personnes qui avaient pris la peine de se déguiser.

Près de la librairie, il y avait bien quelques personnes costumées parmi les employés ou la clientèle, mais disons qu'ils faisaient office de courageux. Et traditionnellement, Halloween est une une journée pas mal morte en librairie, la plupart du temps. Tout le monde est pressé d'aller habiller ses propres petits monstres ce qui fait que les jeunes familles qui forment le gros de notre clientèle ont brillé par leur absence. Moi, j'étais complètement plongée dans mes mises en marché de nouveautés qui me tombent dessus comme une tonne de briques, alors, bien entendu, j'ai eu le temps d'oublier qu'on était le 31 octobre avant la fin de la journée.

J'ai été rappelée à l'ordre aussitôt arrivée sur la Promenade Fleury. À croire que les employés de tous les commerces avaient l'obligation de se costumer. Il y avait des monstres et des créatures fantastiques, partout autour de moi pendant que des hauts-parleurs sur la promenades faisaient entendre les trames sonores les plus connues des films d'horreur. J'ai beau n'en avoir vu à peu près aucun, je peux facilement identifier la plupart d'entre-elles et les associer au bon film. Entre deux pièces musicales, la rue résonnait de rires déments ou de cris perçants. Disons que ça vous met une atmosphère.

Je ne me souviens plus si, dans mon enfance, la rue était à ce point animée, ce que je sais cependant c'est que je ne pouvais plus oublier que jour on était et quelle fête on soulignait. Parce que même avec les fenêtres et les portes fermées, j'entendais des bribes de l'animation sonore à l'extérieur. Je ne peux pas prétendre que ça me faisait peur, ça m'amusait plutôt.


Et je me suis dit qu'à tout prendre, je préfère de loin une soirée d'Halloween un peu trop bien appuyée à tous les bruits nocturnes que j'ai enduré au cours des neuf dernières années.

Libellés :